Paroles de la chanson Nightcall par
[Kavinsky]
I'm giving you a night call to tell you how I feel
(We'll go all, all, all night long)
I want to drive you through the night, down the hills
(We'll go all, all, all night long)
I'm gonna tell you something you don't want to hear
(We'll go all, all, all night long)
I'm gonna show you where it's dark, but have no fear
(We'll go all, all, all night long)
[Lovefoxxx]
There's something inside you
I'm giving you a night call to tell you how I feel
(We'll go all, all, all night long)
I want to drive you through the night, down the hills
(We'll go all, all, all night long)
I'm gonna tell you something you don't want to hear
(We'll go all, all, all night long)
I'm gonna show you where it's dark, but have no fear
(We'll go all, all, all night long)
[Lovefoxxx]
There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you, boy
But you're still the same
There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you, boy
But you're still the same
[Kavinsky]
I'm giving you a night call to tell you how I feel
(We'll go all, all, all night long)
I want to drive you through the night, down the hills
(We'll go all, all, all night long)
I'm gonna tell you something you don't want to hear
(We'll go all, all, all night long)
They're talking about you, boy
But you're still the same
There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you, boy
But you're still the same
[Kavinsky]
I'm giving you a night call to tell you how I feel
(We'll go all, all, all night long)
I want to drive you through the night, down the hills
(We'll go all, all, all night long)
I'm gonna tell you something you don't want to hear
(We'll go all, all, all night long)
I'm gonna show you where it's dark, but have no fear
(We'll go all, all, all night long)
[Lovefoxxx]
There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you, boy
But you're still the same
There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you, boy
But you're still the same
There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you, boy
But you're still the same
(We'll go all, all, all night long)
[Lovefoxxx]
There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you, boy
But you're still the same
There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you, boy
But you're still the same
There's something inside you
It's hard to explain
They're talking about you, boy
But you're still the same
Que racontent les paroles de la chanson Nightcall de Kavinsky ?
Les phares dans la nuit
Il y a des chansons qui n'ont pas besoin de lumière pour exister. Nightcall est de celles-là. Dès les premières secondes, cette basse synthétique qui pulse comme un moteur au ralenti, cette voix traitée qui surgit de nulle part — on comprend qu'on ne rentre pas dans une chanson ordinaire. On monte dans une voiture dont on ne connaît pas le conducteur, et la route devant soi est plongée dans le noir.
Kavinsky pose les règles dès le départ : c'est lui qui appelle, c'est lui qui conduit. "I'm giving you a night call to tell you how I feel" — un aveu qui ressemble à une mise en garde. Il veut traverser la nuit avec toi, descendre les collines, te montrer quelque chose que tu ne veux peut-être pas voir. Ce n'est pas une déclaration d'amour classique. C'est une invitation à entrer dans son monde à lui, un monde fait de bitume mouillé, de néons qui défilent, d'une beauté qui fait un peu peur.
Quand l'autre voix entre en scène
Et puis Lovefoxxx arrive, flottante, presque fantomatique. Elle ne lui répond pas directement — elle parle de lui, comme si elle l'observait depuis l'extérieur de la voiture. "There's something inside you / It's hard to explain" : quelque chose d'indéfinissable, d'incontrôlable. Les gens parlent, les gens savent, et pourtant rien ne change. Ce personnage est ce qu'il est, il sera toujours ce qu'il est. Il y a quelque chose de profondément mélancolique dans cette immobilité-là.
Le dialogue entre ces deux voix ne se referme jamais vraiment. Elles coexistent sans se toucher, comme deux solitudes qui partagent la même nuit sans partager le même monde. Et le "We'll go all, all, all night long" qui revient en boucle, mantra hypnotique, finit par sonner moins comme une promesse que comme une fatalité douce.
Une nuit qui ne finit pas
Nightcall a trouvé son destin sur les images de Drive, le film de Nicolas Winding Refn sorti en 2011 — et cette rencontre était presque inévitable. La chanson et le film parlent la même langue : celle des silences qui en disent plus que les mots, de la violence qui se cache sous une surface lisse, de personnages condamnés à rouler sans jamais vraiment arriver quelque part. Longtemps après que la musique s'est arrêtée, les phares continuent de briller dans ta tête.
Il y a des chansons qui n'ont pas besoin de lumière pour exister. Nightcall est de celles-là. Dès les premières secondes, cette basse synthétique qui pulse comme un moteur au ralenti, cette voix traitée qui surgit de nulle part — on comprend qu'on ne rentre pas dans une chanson ordinaire. On monte dans une voiture dont on ne connaît pas le conducteur, et la route devant soi est plongée dans le noir.
Kavinsky pose les règles dès le départ : c'est lui qui appelle, c'est lui qui conduit. "I'm giving you a night call to tell you how I feel" — un aveu qui ressemble à une mise en garde. Il veut traverser la nuit avec toi, descendre les collines, te montrer quelque chose que tu ne veux peut-être pas voir. Ce n'est pas une déclaration d'amour classique. C'est une invitation à entrer dans son monde à lui, un monde fait de bitume mouillé, de néons qui défilent, d'une beauté qui fait un peu peur.
Quand l'autre voix entre en scène
Et puis Lovefoxxx arrive, flottante, presque fantomatique. Elle ne lui répond pas directement — elle parle de lui, comme si elle l'observait depuis l'extérieur de la voiture. "There's something inside you / It's hard to explain" : quelque chose d'indéfinissable, d'incontrôlable. Les gens parlent, les gens savent, et pourtant rien ne change. Ce personnage est ce qu'il est, il sera toujours ce qu'il est. Il y a quelque chose de profondément mélancolique dans cette immobilité-là.
Le dialogue entre ces deux voix ne se referme jamais vraiment. Elles coexistent sans se toucher, comme deux solitudes qui partagent la même nuit sans partager le même monde. Et le "We'll go all, all, all night long" qui revient en boucle, mantra hypnotique, finit par sonner moins comme une promesse que comme une fatalité douce.
Une nuit qui ne finit pas
Nightcall a trouvé son destin sur les images de Drive, le film de Nicolas Winding Refn sorti en 2011 — et cette rencontre était presque inévitable. La chanson et le film parlent la même langue : celle des silences qui en disent plus que les mots, de la violence qui se cache sous une surface lisse, de personnages condamnés à rouler sans jamais vraiment arriver quelque part. Longtemps après que la musique s'est arrêtée, les phares continuent de briller dans ta tête.