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Paroles de la chanson Nightcall (Traduction) par

Je t'appelle tard dans la nuit
Pour te dire ce que je ressens
Je veux t'emmener jusqu'au bout de la nuit
En bas des collines

Je vais te dire quelque chose que tu
N'as pas envie d'entendre
Je vais te montrer les coins sombres
Mais ne crains rien

Il y a quelque chose en toi
C'est dur à expliquer
Les autres parlent de toi, mec
Mais tu restes le même

Il y a quelque chose en toi
C'est dur à expliquer
Les autres parlent de toi, mec
Mais tu restes le même

Je t'appelle tard dans la nuit
Pour te dire ce que je ressens
Je veux t'emmener jusqu'au bout de la nuit
En bas des collines

Je vais te dire quelque chose que tu
N'as pas envie d'entendre
Je vais te montrer les coins sombres
Mais ne crains rien

Il y a quelque chose en toi
C'est dur à expliquer
Les autres parlent de toi, mec
Mais tu restes le même

Il y a quelque chose en toi
C'est dur à expliquer
Les autres parlent de toi, mec
Mais tu restes le même

Il y a quelque chose en toi
(Il y a quelque chose en toi)
C'est dur à expliquer
(C'est dur à expliquer)
Les autres parlent de toi, mec
(Les autres parlent de toi, mec)
Comme si tu restais le même

Que racontent les paroles de la chanson Nightcall (Traduction) de Kavinsky ?

Les phares dans la nuit

Il y a des chansons qui n'ont pas besoin de lumière pour exister. Nightcall est de celles-là. Dès les premières secondes, cette basse synthétique qui pulse comme un moteur au ralenti, cette voix traitée qui surgit de nulle part — on comprend qu'on ne rentre pas dans une chanson ordinaire. On monte dans une voiture dont on ne connaît pas le conducteur, et la route devant soi est plongée dans le noir.

Kavinsky pose les règles dès le départ : c'est lui qui appelle, c'est lui qui conduit. "I'm giving you a night call to tell you how I feel" — un aveu qui ressemble à une mise en garde. Il veut traverser la nuit avec toi, descendre les collines, te montrer quelque chose que tu ne veux peut-être pas voir. Ce n'est pas une déclaration d'amour classique. C'est une invitation à entrer dans son monde à lui, un monde fait de bitume mouillé, de néons qui défilent, d'une beauté qui fait un peu peur.

Quand l'autre voix entre en scène

Et puis Lovefoxxx arrive, flottante, presque fantomatique. Elle ne lui répond pas directement — elle parle de lui, comme si elle l'observait depuis l'extérieur de la voiture. "There's something inside you / It's hard to explain" : quelque chose d'indéfinissable, d'incontrôlable. Les gens parlent, les gens savent, et pourtant rien ne change. Ce personnage est ce qu'il est, il sera toujours ce qu'il est. Il y a quelque chose de profondément mélancolique dans cette immobilité-là.

Le dialogue entre ces deux voix ne se referme jamais vraiment. Elles coexistent sans se toucher, comme deux solitudes qui partagent la même nuit sans partager le même monde. Et le "We'll go all, all, all night long" qui revient en boucle, mantra hypnotique, finit par sonner moins comme une promesse que comme une fatalité douce.

Une nuit qui ne finit pas

Nightcall a trouvé son destin sur les images de Drive, le film de Nicolas Winding Refn sorti en 2011 — et cette rencontre était presque inévitable. La chanson et le film parlent la même langue : celle des silences qui en disent plus que les mots, de la violence qui se cache sous une surface lisse, de personnages condamnés à rouler sans jamais vraiment arriver quelque part. Longtemps après que la musique s'est arrêtée, les phares continuent de briller dans ta tête.

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