Paroles de la chanson Broken Parts (traduction) par
[JP Saxe]
Je crois que je vais changer mon fond d'écran
Je crois que je vais déplacer mon lit
Parce que peut-être sous un angle différent
Cette pièce pourrait ressembler à plus que ce que tu as laissé
Je crois que je vais peindre mes fenêtres
Pour que la couleur des feuilles change
Parce que peut-être à une autre saison
L'amour sonnera comme plus que ton simple prénom
[JP Saxe]
Oh, je courrai
Vers tout ce que mes peurs m'ont toujours empêché d'atteindre
Oh, quand je commencerai
Je crois que je vais changer mon fond d'écran
Je crois que je vais déplacer mon lit
Parce que peut-être sous un angle différent
Cette pièce pourrait ressembler à plus que ce que tu as laissé
Je crois que je vais peindre mes fenêtres
Pour que la couleur des feuilles change
Parce que peut-être à une autre saison
L'amour sonnera comme plus que ton simple prénom
[JP Saxe]
Oh, je courrai
Vers tout ce que mes peurs m'ont toujours empêché d'atteindre
Oh, quand je commencerai
À croire qu'on est faits de plus que nos seules blessures
À croire qu'on est faits de plus que nos seules blessures
[Jonita Gandhi]
Je vais rassembler ces rêves
Qui piquent les yeux
Pourquoi laisser de la place
À des choses brisées, sans raison ?
[Jonita Gandhi]
Il est parti ainsi
Et en le cherchant, je me suis retrouvée moi-même
C'est comme si
Le ciel avait retrouvé la lumière du soleil
Je crois maintenant qu'on est plus que nos seules blessures
À croire qu'on est faits de plus que nos seules blessures
[Jonita Gandhi]
Je vais rassembler ces rêves
Qui piquent les yeux
Pourquoi laisser de la place
À des choses brisées, sans raison ?
[Jonita Gandhi]
Il est parti ainsi
Et en le cherchant, je me suis retrouvée moi-même
C'est comme si
Le ciel avait retrouvé la lumière du soleil
Je crois maintenant qu'on est plus que nos seules blessures
[JP Saxe, Jonita Gandhi]
Te perdre ne peut pas vouloir dire me perdre moi-même
Ce n'est pas comme si je choisissais de voir ton visage en chacun
Te perdre
Pourquoi est-ce que je te cherche même parmi des inconnus ?
Pourquoi est-ce que je te cherche ?
Je demande aux étoiles
Dis-moi, sans toi, oui, pourquoi est-ce que j'existe ?
Te perdre
Te perdre
[JP Saxe & Jonita Gandhi]
Oh, je courrai
Vers tout ce que mes peurs m'ont toujours empêché d'atteindre
Oh, quand je commencerai
À croire qu'on est faits de plus que nos seules blessures
À croire qu'on est faits de plus que nos seules blessures
Oh, quand je commencerai
À croire qu'on est faits de plus que nos seules blessures
À croire qu'on est faits de plus que nos seules blessures
Que racontent les paroles de la chanson Broken Parts (traduction) de JP Saxe ?
La chambre après toi
Il y a quelque chose de très précis dans la façon dont JP Saxe commence Broken Parts. Pas de grand discours sur la rupture, pas de déclaration fracassante. Juste ça : l'envie de changer son fond d'écran. De déplacer son lit. Des gestes tellement quotidiens qu'ils en deviennent presque gênants de vérité — parce que oui, c'est exactement comme ça que ça se passe. On revient dans une pièce qui a gardé la forme de quelqu'un, et on cherche n'importe quel moyen de la faire redevenir simplement une pièce.
La chanson s'installe dans cet entre-deux fragile, ce moment où l'on n'est plus dans la relation mais où l'on n'est pas encore sorti de l'ombre qu'elle a laissée. JP Saxe parle de peindre ses fenêtres pour changer la couleur des saisons — comme si tromper les yeux pouvait tromper la mémoire. Il y a quelque chose de doux et de triste dans cette logique, quelque chose qu'on reconnaît sans avoir besoin qu'on nous l'explique.
Quand deux voix portent le même vertige
Et puis arrive Jonita Gandhi, et la chanson change de peau sans changer de cœur. Elle chante en hindi, et même sans comprendre chaque mot, l'émotion passe. Elle questionne : pourquoi garder de la place pour les choses cassées ? Puis elle répond à sa propre question sans le dire vraiment — en racontant comment chercher l'autre l'a amenée à se retrouver elle-même. "Jaise dhoop se mila ho phir se aasmaan" : comme si le ciel retrouvait le soleil. Une image lumineuse qui surgit au milieu d'un texte qui en avait besoin.
Ce qui rend le morceau particulièrement touchant, c'est qu'il ne résout rien. Le refrain — "we're made of more than just our broken parts", nous sommes plus que nos morceaux brisés — n'est pas une certitude, c'est une tentative. JP Saxe dit "when I start to believe", pas "I believe". Cette nuance change tout.
Se retrouver dans la perte
La partie finale, où les deux langues se rejoignent sans que l'une efface l'autre, pose la vraie question du morceau : "losing you can't mean losing myself". Une phrase qu'on se dit, qu'on essaie de tenir, qu'on répète jusqu'à ce qu'elle finisse par être vraie. Broken Parts ne raconte pas une guérison. Il raconte l'instant exact où on décide d'y croire.
Il y a quelque chose de très précis dans la façon dont JP Saxe commence Broken Parts. Pas de grand discours sur la rupture, pas de déclaration fracassante. Juste ça : l'envie de changer son fond d'écran. De déplacer son lit. Des gestes tellement quotidiens qu'ils en deviennent presque gênants de vérité — parce que oui, c'est exactement comme ça que ça se passe. On revient dans une pièce qui a gardé la forme de quelqu'un, et on cherche n'importe quel moyen de la faire redevenir simplement une pièce.
La chanson s'installe dans cet entre-deux fragile, ce moment où l'on n'est plus dans la relation mais où l'on n'est pas encore sorti de l'ombre qu'elle a laissée. JP Saxe parle de peindre ses fenêtres pour changer la couleur des saisons — comme si tromper les yeux pouvait tromper la mémoire. Il y a quelque chose de doux et de triste dans cette logique, quelque chose qu'on reconnaît sans avoir besoin qu'on nous l'explique.
Quand deux voix portent le même vertige
Et puis arrive Jonita Gandhi, et la chanson change de peau sans changer de cœur. Elle chante en hindi, et même sans comprendre chaque mot, l'émotion passe. Elle questionne : pourquoi garder de la place pour les choses cassées ? Puis elle répond à sa propre question sans le dire vraiment — en racontant comment chercher l'autre l'a amenée à se retrouver elle-même. "Jaise dhoop se mila ho phir se aasmaan" : comme si le ciel retrouvait le soleil. Une image lumineuse qui surgit au milieu d'un texte qui en avait besoin.
Ce qui rend le morceau particulièrement touchant, c'est qu'il ne résout rien. Le refrain — "we're made of more than just our broken parts", nous sommes plus que nos morceaux brisés — n'est pas une certitude, c'est une tentative. JP Saxe dit "when I start to believe", pas "I believe". Cette nuance change tout.
Se retrouver dans la perte
La partie finale, où les deux langues se rejoignent sans que l'une efface l'autre, pose la vraie question du morceau : "losing you can't mean losing myself". Une phrase qu'on se dit, qu'on essaie de tenir, qu'on répète jusqu'à ce qu'elle finisse par être vraie. Broken Parts ne raconte pas une guérison. Il raconte l'instant exact où on décide d'y croire.