Paroles de la chanson Cybersensible par Jeanne (Viard)
Elle a les épaules trop petites
Pour porter la pression
Elle est toujours à la limite
De l'exagération
Je ferai comme si j'avais rien lu
Une énième fois je vous laisse en vu
Pas la première fois que je serai déçue
Déçue, déçue
Cybersensible, jamais tranquille
Parlez comme vous voulez, derrière l'écran c'est facile
Cybersensible, mon cœur de cible
Quand vous lancez sur moi des insultes comme des missiles
Pour porter la pression
Elle est toujours à la limite
De l'exagération
Je ferai comme si j'avais rien lu
Une énième fois je vous laisse en vu
Pas la première fois que je serai déçue
Déçue, déçue
Cybersensible, jamais tranquille
Parlez comme vous voulez, derrière l'écran c'est facile
Cybersensible, mon cœur de cible
Quand vous lancez sur moi des insultes comme des missiles
Regardez-moi pleurer, moi je vous donne mes larmes
Vous invite à mon drame
Prenez mes états d'âme
Cybersensible, jamais tranquille
Je reste bien vivante au milieu des cœurs imbéciles
Pourquoi elle fait la pleureuse ?
Toujours au centre de l'attention
Elle ferait mieux de faire la chanteuse
Au lieu de sortir les violons
Je ferai comme si j'avais rien lu
Une énième fois je vous laisse en vu
Pas la première fois que je serai déçue
Déçue, déçue
Vous invite à mon drame
Prenez mes états d'âme
Cybersensible, jamais tranquille
Je reste bien vivante au milieu des cœurs imbéciles
Pourquoi elle fait la pleureuse ?
Toujours au centre de l'attention
Elle ferait mieux de faire la chanteuse
Au lieu de sortir les violons
Je ferai comme si j'avais rien lu
Une énième fois je vous laisse en vu
Pas la première fois que je serai déçue
Déçue, déçue
Cybersensible, jamais tranquille
Parlez comme vous voulez derrière l'écran c'est facile
Cybersensible, mon cœur de cible
Quand vous lancez sur moi des insultes comme des missiles
Regardez-moi pleurer, moi je vous donne mes larmes
Vous invite à mon drame
Prenez mes états d'âme
Cybersensible, jamais tranquille
Je reste bien vivante au milieu des cœurs imbéciles
Hyper, toxique, super, tragique
Mais qui de nous, est le plus dramatique ?
Question rhétorique, réponse ironique
Mais qui de nous est le plus en panique ?
Parlez comme vous voulez derrière l'écran c'est facile
Cybersensible, mon cœur de cible
Quand vous lancez sur moi des insultes comme des missiles
Regardez-moi pleurer, moi je vous donne mes larmes
Vous invite à mon drame
Prenez mes états d'âme
Cybersensible, jamais tranquille
Je reste bien vivante au milieu des cœurs imbéciles
Hyper, toxique, super, tragique
Mais qui de nous, est le plus dramatique ?
Question rhétorique, réponse ironique
Mais qui de nous est le plus en panique ?
Cybersensible, jamais tranquille
Parlez comme vous voulez derrière l'écran c'est facile
Cybersensible, mon cœur de cible
Quand vous lancez sur moi des insultes comme des missiles
Regardez-moi pleurer, moi je vous donne mes larmes
Vous invite à mon drame
Prenez mes états d'âme
Cybersensible, jamais tranquille
Je reste bien vivante au milieu des cœurs imbéciles
Que racontent les paroles de la chanson Cybersensible de Jeanne (Viard) ?
Laisser en vu
Il y a quelque chose de très contemporain dans la manière dont Cybersensible commence : une femme qu'on observe, qu'on commente, qu'on juge depuis les gradins d'internet. "Elle a les épaules trop petites pour porter la pression" — ce n'est pas la chanteuse qui parle d'elle-même, c'est la voix de tous ceux qui tapent sans lever les yeux. Jeanne (Viard) installe d'emblée cette ambiguïté : on ne sait pas si on lit une confession ou une mise en scène des reproches reçus. Peut-être les deux à la fois.
Et puis il y a ce refrain, répété avec une obstination qui ressemble à de la résilience. "Cybersensible, jamais tranquille" — la chanteuse ne nie rien, ne se défend pas au sens classique du terme. Elle fait l'inverse : elle ouvre grand les portes. "Regardez-moi pleurer, moi je vous donne mes larmes, vous invite à mon drame." C'est une sorte de défi paradoxal, presque théâtral. Si vous voulez du spectacle, en voilà. Si vous me cherchez trop sensible, je serai trop sensible. L'excès devient une armure.
Quand la riposte prend la forme d'une question
Ce qui rend la chanson vraiment intéressante, c'est ce pont qui arrive après deux couplets de patience usée. Le rythme se casse, les mots s'enchaînent comme des punchlines de réseau social — "hyper, toxique, super, tragique" — et soudain la question fuse : "mais qui de nous est le plus dramatique ?" On sent que Jeanne (Viard) a attendu ce moment-là. Toute la chanson convergeait vers cette réplique. Elle ne crie pas, elle sourit presque.
Pas de réconciliation, pas de morale propre. La chanson se referme là où elle a commencé, dans le refrain, mais avec un poids différent. "Je reste bien vivante au milieu des cœurs imbéciles" sonne moins comme une victoire que comme une déclaration d'endurance. Cybersensible ne guérit pas les blessures d'internet — elle choisit de les porter à voix haute, et quelque chose dans cette honnêteté-là finit par ressembler à de la force.
Il y a quelque chose de très contemporain dans la manière dont Cybersensible commence : une femme qu'on observe, qu'on commente, qu'on juge depuis les gradins d'internet. "Elle a les épaules trop petites pour porter la pression" — ce n'est pas la chanteuse qui parle d'elle-même, c'est la voix de tous ceux qui tapent sans lever les yeux. Jeanne (Viard) installe d'emblée cette ambiguïté : on ne sait pas si on lit une confession ou une mise en scène des reproches reçus. Peut-être les deux à la fois.
Et puis il y a ce refrain, répété avec une obstination qui ressemble à de la résilience. "Cybersensible, jamais tranquille" — la chanteuse ne nie rien, ne se défend pas au sens classique du terme. Elle fait l'inverse : elle ouvre grand les portes. "Regardez-moi pleurer, moi je vous donne mes larmes, vous invite à mon drame." C'est une sorte de défi paradoxal, presque théâtral. Si vous voulez du spectacle, en voilà. Si vous me cherchez trop sensible, je serai trop sensible. L'excès devient une armure.
Quand la riposte prend la forme d'une question
Ce qui rend la chanson vraiment intéressante, c'est ce pont qui arrive après deux couplets de patience usée. Le rythme se casse, les mots s'enchaînent comme des punchlines de réseau social — "hyper, toxique, super, tragique" — et soudain la question fuse : "mais qui de nous est le plus dramatique ?" On sent que Jeanne (Viard) a attendu ce moment-là. Toute la chanson convergeait vers cette réplique. Elle ne crie pas, elle sourit presque.
Pas de réconciliation, pas de morale propre. La chanson se referme là où elle a commencé, dans le refrain, mais avec un poids différent. "Je reste bien vivante au milieu des cœurs imbéciles" sonne moins comme une victoire que comme une déclaration d'endurance. Cybersensible ne guérit pas les blessures d'internet — elle choisit de les porter à voix haute, et quelque chose dans cette honnêteté-là finit par ressembler à de la force.