Paroles de la chanson BUENO ONDA par
Ino Casablanca
Fr-r-r-r
Tchoh, tchoh, tchoh, tchoh, tchoh
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
Elle m'a cramé, j'vais devoir lui franc-parler
Car je n'ai pas, non, je n'ai pas d'excuses bon marché
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
Fr-r-r-r
Tchoh, tchoh, tchoh, tchoh, tchoh
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
Elle m'a cramé, j'vais devoir lui franc-parler
Car je n'ai pas, non, je n'ai pas d'excuses bon marché
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
Tchoh-tchoh-tchoh
Ino dans la Maison Blanche et demi
Dans l'année, j'suis sorti qu'une fois, le monde est p'tit, faut pas abuser
Fallait que tu sois là pour voir qu'en c'moment j'traine avec une beauté
Lingala sort de sa boca, sango nini, mboté
C'est pas contre toi mais j'ai b'soin d'voir s'il y a pas mieux à coté
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
Elle m'a cramé, j'vais devoir lui franc-parler
Car je n'ai pas, non, je n'ai pas d'excuses bon marché
Ino dans la Maison Blanche et demi
Dans l'année, j'suis sorti qu'une fois, le monde est p'tit, faut pas abuser
Fallait que tu sois là pour voir qu'en c'moment j'traine avec une beauté
Lingala sort de sa boca, sango nini, mboté
C'est pas contre toi mais j'ai b'soin d'voir s'il y a pas mieux à coté
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
Elle m'a cramé, j'vais devoir lui franc-parler
Car je n'ai pas, non, je n'ai pas d'excuses bon marché
Elle a son 9 millimètres près d'ma boca, là
J'ai toujours rêvé de dead sur les seins d'une tisse-mé
Me faire assassiner par une bête de nana
J'ai cru que ce s'rait une équipe mais c'est une go qui va me br-r-r
Elle s'occupe de mon cas, là
Elle pénave comme Taubira
Pendant qu'elle insulte ma mère
J'lui te-ma sa paire mammaire
Que elle s'compare à toutes les br-r-r
Ça me peine, j'ai le cœur qui br-r-r
Et j'lui ai même pas tout dit
No-no-no-no-no
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
Elle m'a cramé, j'vais devoir lui franc-parler
Car je n'ai pas, non, je n'ai pas d'excuses bon marché
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
Tuer par un paquet
Ah, il va s'faire tuer par un paquet
Tuer par un paquet
Il va s'faire tuer par un paquet
Le-le-le-le-le
Oh la-la-la-la
J'sais même pas, no-no-no-no-no-no-no
Roh
Elle m'a cramé, j'vais devoir lui franc-parler
Car je n'ai pas, non, je n'ai pas d'excuses bon marché
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler
Tuer par un paquet
Ah, il va s'faire tuer par un paquet
Tuer par un paquet
Il va s'faire tuer par un paquet
Le-le-le-le-le
Oh la-la-la-la
J'sais même pas, no-no-no-no-no-no-no
Roh
Toh-toh-toh
Que racontent les paroles de la chanson BUENO ONDA de Ino Casablanca ?
Pris la main dans le sac, la langue dans la gorge
Il y a quelque chose d'immédiatement reconnaissable dans l'ouverture de Bueno Onda. Pas une grande déclaration, pas une intro musicale tapageuse — juste Ino Casablanca qui bégaie, presque, avant même d'avoir commencé : « J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler ». On est dans sa tête, dans ce moment précis où on sait qu'une conversation va devoir avoir lieu et qu'on ne trouve pas les mots. C'est universel et c'est inconfortable, et c'est exactement pour ça que ça accroche.
Une sortie, une rencontre, et tout qui part en vrille
Le décor se dessine progressivement. Le narrateur est sorti « qu'une fois dans l'année » — il insiste sur le fait que c'est rare, comme si ça devait compter comme circonstance atténuante. Et c'est là qu'il la croise. Elle parle lingala, « sango nini, mboté » s'échappe de sa bouche, et quelque chose se noue. Sa compagne l'a vu. Le monde est petit, dit-il, avec ce mélange de fatalisme et de mauvaise foi légère qui caractérise quelqu'un qui ne peut pas vraiment se plaindre de la situation dans laquelle il s'est mis tout seul. La suite est une scène d'explication qui vire au chaos émotionnel : elle l'affronte, « pénave comme Taubira », elle l'insulte, et lui, au lieu d'expliquer, se retrouve à admirer la femme qui lui fait la guerre. Il y a une forme d'autodérision assumée là-dedans, presque tendre.
Quand les mots s'effondrent, les sons prennent le relais
Ce qui est frappant dans Bueno Onda, c'est comment la forme suit le fond. Plus la situation se complique, plus les paroles se fragmentent — les « br-r-r » qui remplacent les mots, les syllabes avalées, les répétitions qui tournent en boucle comme une pensée qu'on n'arrive pas à formuler. « J'lui ai même pas tout dit », lâche-t-il presque à voix basse vers la fin, et c'est là que tout s'éclaire. Ce n'est pas juste une chanson sur l'infidélité — c'est une chanson sur l'incapacité à être honnête, sur la distance entre ce qu'on ressent et ce qu'on est capable de dire. Ino Casablanca ne se pose pas en victime ni en coupable triomphant. Il reste là, suspendu, à chercher ses mots. Et d'une certaine façon, cette suspension dit tout.
Il y a quelque chose d'immédiatement reconnaissable dans l'ouverture de Bueno Onda. Pas une grande déclaration, pas une intro musicale tapageuse — juste Ino Casablanca qui bégaie, presque, avant même d'avoir commencé : « J'sais même pas comment j'vais faire pour en parler ». On est dans sa tête, dans ce moment précis où on sait qu'une conversation va devoir avoir lieu et qu'on ne trouve pas les mots. C'est universel et c'est inconfortable, et c'est exactement pour ça que ça accroche.
Une sortie, une rencontre, et tout qui part en vrille
Le décor se dessine progressivement. Le narrateur est sorti « qu'une fois dans l'année » — il insiste sur le fait que c'est rare, comme si ça devait compter comme circonstance atténuante. Et c'est là qu'il la croise. Elle parle lingala, « sango nini, mboté » s'échappe de sa bouche, et quelque chose se noue. Sa compagne l'a vu. Le monde est petit, dit-il, avec ce mélange de fatalisme et de mauvaise foi légère qui caractérise quelqu'un qui ne peut pas vraiment se plaindre de la situation dans laquelle il s'est mis tout seul. La suite est une scène d'explication qui vire au chaos émotionnel : elle l'affronte, « pénave comme Taubira », elle l'insulte, et lui, au lieu d'expliquer, se retrouve à admirer la femme qui lui fait la guerre. Il y a une forme d'autodérision assumée là-dedans, presque tendre.
Quand les mots s'effondrent, les sons prennent le relais
Ce qui est frappant dans Bueno Onda, c'est comment la forme suit le fond. Plus la situation se complique, plus les paroles se fragmentent — les « br-r-r » qui remplacent les mots, les syllabes avalées, les répétitions qui tournent en boucle comme une pensée qu'on n'arrive pas à formuler. « J'lui ai même pas tout dit », lâche-t-il presque à voix basse vers la fin, et c'est là que tout s'éclaire. Ce n'est pas juste une chanson sur l'infidélité — c'est une chanson sur l'incapacité à être honnête, sur la distance entre ce qu'on ressent et ce qu'on est capable de dire. Ino Casablanca ne se pose pas en victime ni en coupable triomphant. Il reste là, suspendu, à chercher ses mots. Et d'une certaine façon, cette suspension dit tout.