Paroles de la chanson Le prochain rêve par
[Grand Corps Malade]
J'ai fait des ratures et j'ai changé des phrases
J'ai rempli des salles et j'ai coché des cases
J'ai regardé bien haut, j'ai visé la lune
Y avait plein d'étoiles, j'en ai décroché une
Mais qu'est-ce qu'on doit faire avec ça dans les mains
Vu qu'c'est un peu lourd et qu'il reste du chemin
Alors je fais c'qu'on fait dans ces moments
Je souris bêtement, j'me dis "et maintenant ?"
[Styleto]
J'entends chanter les gens
J'les entends dire mon nom
J'prends des photos pour prouver
Pour m'dire que j'y étais
J'ai fait des ratures et j'ai changé des phrases
J'ai rempli des salles et j'ai coché des cases
J'ai regardé bien haut, j'ai visé la lune
Y avait plein d'étoiles, j'en ai décroché une
Mais qu'est-ce qu'on doit faire avec ça dans les mains
Vu qu'c'est un peu lourd et qu'il reste du chemin
Alors je fais c'qu'on fait dans ces moments
Je souris bêtement, j'me dis "et maintenant ?"
[Styleto]
J'entends chanter les gens
J'les entends dire mon nom
J'prends des photos pour prouver
Pour m'dire que j'y étais
Quand les lumières s'éteignent
C'est les doutes qui viennent se rallumer
[Styleto, Grand Corps Malade]
Parfois je me, sens
Un point dans l'univers
Je n'sais plus quoi faire
Je regarde devant
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
Le prochain rêve, le prochain rêve
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
[Styleto & Grand Corps Malade]
Le prochain rêve, il m'appelle ou il m'attend
Le prochain rêve, c'est la suite ou l'commencement
D'ailleurs un rêve, ça s'prolonge ou ça s'remplace
C'est les doutes qui viennent se rallumer
[Styleto, Grand Corps Malade]
Parfois je me, sens
Un point dans l'univers
Je n'sais plus quoi faire
Je regarde devant
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
Le prochain rêve, le prochain rêve
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
[Styleto & Grand Corps Malade]
Le prochain rêve, il m'appelle ou il m'attend
Le prochain rêve, c'est la suite ou l'commencement
D'ailleurs un rêve, ça s'prolonge ou ça s'remplace
Ça s'cultive ou ça s'dépasse, ça s'imprime ou ça s'efface
Le prochain rêve, il est prêt ou il est loin
Le prochain rêve, une envie ou un besoin
D'ailleurs un rêve, ça s'laisse faire ou ça résiste
C'est abstrait ou réaliste,ça s'invente ou ça existe
[Styleto & Grand Corps Malade]
Tu vas faire quoi maintenant, l'horizon bouge encore
Prendre un peu plus le temps, voir le prochain décor
Est-ce que les rêves, peuvent s'étirer
Sans les abimer, les déchirer
Se renouveler c'est la consigne
T'es un peu dans le flou, c'est bon signe
Le prochain rêve, il est prêt ou il est loin
Le prochain rêve, une envie ou un besoin
D'ailleurs un rêve, ça s'laisse faire ou ça résiste
C'est abstrait ou réaliste,ça s'invente ou ça existe
[Styleto & Grand Corps Malade]
Tu vas faire quoi maintenant, l'horizon bouge encore
Prendre un peu plus le temps, voir le prochain décor
Est-ce que les rêves, peuvent s'étirer
Sans les abimer, les déchirer
Se renouveler c'est la consigne
T'es un peu dans le flou, c'est bon signe
L'incertitude est un endroit qu'on savoure
C'est jamais une impasse, souvent un carrefour
Questionner c'est ne pas s'endormir
Douter c'est l'envie qui respire
Le flou c'est l'imagination qui s'relève
Et c'est surement le chantier du prochain rêve
[Styleto, Grand Corps Malade]
Parfois je me, sens
Un point dans l'univers
Je n'sais plus quoi faire
Je regarde devant
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
Parfois je me, sens
Un point dans l'univers
Je n'sais plus quoi faire
Je regarde devant
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
C'est jamais une impasse, souvent un carrefour
Questionner c'est ne pas s'endormir
Douter c'est l'envie qui respire
Le flou c'est l'imagination qui s'relève
Et c'est surement le chantier du prochain rêve
[Styleto, Grand Corps Malade]
Parfois je me, sens
Un point dans l'univers
Je n'sais plus quoi faire
Je regarde devant
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
Parfois je me, sens
Un point dans l'univers
Je n'sais plus quoi faire
Je regarde devant
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
Le prochain rêve, le prochain rêve
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
C'est quoi le prochain rêve, le prochain rêve
Que racontent les paroles de la chanson Le prochain rêve de Grand Corps Malade ?
Une étoile dans les mains, et après ?
Il y a quelque chose d'étrangement familier dans ce sentiment que décrit Grand Corps Malade dès les premières mesures. On a travaillé, on a réussi, on a « décroché une étoile » — et là, debout avec ça dans les mains, on sourit bêtement sans trop savoir quoi faire de soi. Pas de triomphe fracassant. Juste une question, presque gênée : « et maintenant ? »
La scène après la scène
Styleto arrive avec ses propres images, celles de quelqu'un qui sort de scène et cherche à fixer le souvenir sur une photo pour se convaincre qu'il y était vraiment. Il y a quelque chose de touchant dans cet aveu — la gloire vécue depuis l'intérieur ressemble parfois à une vitre qu'on regarde de dehors. Et quand les lumières s'éteignent, ce ne sont pas le calme ou la satisfaction qui arrivent, ce sont les doutes qui « se rallument ». Le morceau tient tout entier dans ce paradoxe-là : plus on avance, plus la question de la prochaine direction se fait pressante.
Le flou comme point de départ
Ce qui rend cette chanson vraiment habitée, c'est le chemin qu'elle parcourt entre l'angoisse de la page blanche qui suit l'accomplissement et une forme d'apaisement conquis. « L'incertitude est un endroit qu'on savoure » — on sent que cette phrase n'est pas une consolation facile, elle est le résultat d'une vraie traversée. Le flou devient « l'imagination qui se relève », le doute « l'envie qui respire ». Grand Corps Malade et Styleto réussissent ensemble à nommer quelque chose que beaucoup ressentent sans pouvoir le formuler : cette zone trouble entre deux rêves n'est pas un creux, c'est déjà le chantier du suivant. La chanson se termine moins comme une réponse que comme une permission — celle de ne pas encore savoir, et de trouver ça bien.
Il y a quelque chose d'étrangement familier dans ce sentiment que décrit Grand Corps Malade dès les premières mesures. On a travaillé, on a réussi, on a « décroché une étoile » — et là, debout avec ça dans les mains, on sourit bêtement sans trop savoir quoi faire de soi. Pas de triomphe fracassant. Juste une question, presque gênée : « et maintenant ? »
La scène après la scène
Styleto arrive avec ses propres images, celles de quelqu'un qui sort de scène et cherche à fixer le souvenir sur une photo pour se convaincre qu'il y était vraiment. Il y a quelque chose de touchant dans cet aveu — la gloire vécue depuis l'intérieur ressemble parfois à une vitre qu'on regarde de dehors. Et quand les lumières s'éteignent, ce ne sont pas le calme ou la satisfaction qui arrivent, ce sont les doutes qui « se rallument ». Le morceau tient tout entier dans ce paradoxe-là : plus on avance, plus la question de la prochaine direction se fait pressante.
Le flou comme point de départ
Ce qui rend cette chanson vraiment habitée, c'est le chemin qu'elle parcourt entre l'angoisse de la page blanche qui suit l'accomplissement et une forme d'apaisement conquis. « L'incertitude est un endroit qu'on savoure » — on sent que cette phrase n'est pas une consolation facile, elle est le résultat d'une vraie traversée. Le flou devient « l'imagination qui se relève », le doute « l'envie qui respire ». Grand Corps Malade et Styleto réussissent ensemble à nommer quelque chose que beaucoup ressentent sans pouvoir le formuler : cette zone trouble entre deux rêves n'est pas un creux, c'est déjà le chantier du suivant. La chanson se termine moins comme une réponse que comme une permission — celle de ne pas encore savoir, et de trouver ça bien.