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Paroles de la chanson Ain't Built for Leaving (traduction) par

Fiston, ne va pas te perdre à rêver
Il y a du bon travail ici, à la maison
De quoi gagner sa vie par ici
Et nourrir ta propre famille
Vois-tu, j'ai grandi dans ce vieux havre
À regarder papa tenir bon
Et si j'ai de la chance, peut-être qu'un jour
Je passerai toute ma vie ici aussi

Je crois que je ne suis pas fait pour partir
Enraciné dans ces vieux pins
Je porte les mains de mon père ces jours-ci
Dieu sait que j'ai payé ma dette
J'ai passé la moitié de ma vie à croire
Qu'il y avait autre chose à prouver
Et pourtant je finis toujours dans les mêmes vieilles bottes
Parce que ceux que j'aime en font autant

Mon gamin est venu me poser des questions
Sur pourquoi je rentre si tard
Ma femme a souri et secoué la tête
Elle a dit : « Tu deviens lui, ces jours-ci »
C'est drôle comme les choses qu'on fuit
Finissent par s'écrire sur ton visage

Je crois que je ne suis pas fait pour partir
Enraciné dans ces vieux pins
Je porte les mains de mon père ces jours-ci
Dieu sait que j'ai payé ma dette
J'ai passé la moitié de ma vie à croire
Qu'il y avait autre chose à prouver
Et pourtant je finis toujours dans les mêmes vieilles bottes
Parce que ceux que j'aime en font autant

Je crois que je ne suis pas fait pour partir
Enraciné dans ces vieux pins
Je porte les mains de mon père ces jours-ci
Dieu sait que j'ai payé ma dette
J'ai passé la moitié de ma vie à croire
Qu'il y avait autre chose à prouver
Et pourtant je finis toujours dans les mêmes vieilles bottes
Parce que ceux que j'aime en font autant
Parce que ceux que j'aime en font autant

Alors me voilà dans mes vieilles bottes
Et un jour, fiston, toi aussi tu le feras

Que racontent les paroles de la chanson Ain't Built for Leaving (traduction) de Chris Kläfford ?

Des bottes trop grandes à chausser

Il y a des chansons qu'on écoute une fois et qu'on oublie. Et puis il y en a d'autres qui s'incrustent quelque part entre les omoplates, qui refusent de partir. « Ain't Built for Leaving » de Chris Kläfford est de celles-là. Pas parce qu'elle est spectaculaire — elle ne l'est pas. Mais parce qu'elle dit tout bas une vérité que beaucoup de gens portent sans jamais l'avoir formulée.

Quand le passé parle à la place du présent

Tout commence par un père qui conseille son fils. Le ton est doux, presque tendre — reste ici, il y a de quoi vivre, ton grand-père a fait pareil. On comprend assez vite que ce père n'est pas un tyran, juste un homme qui a lui-même abandonné ses rêves si longtemps qu'il ne les reconnaît plus comme tels. Et puis, sans crier gare, le récit bascule. Ce fils qu'on croyait en train d'écouter les conseils paternels, c'est maintenant lui le père. Il rentre tard du travail, son gamin lui pose des questions, et sa femme lui sourit avec ce regard qui dit tout sans rien dire. « You're turning into him these days » — tu deviens lui. Trois mots qui auraient pu être une accusation et qui sonnent ici presque comme une évidence tranquille.

La vie comme sillon qu'on creuse sans le décider

Ce qui rend la chanson si juste, c'est qu'elle ne cherche pas à dramatiser. Kläfford chante ça avec une voix qui porte la fatigue des jours ordinaires, pas des tragédies. « I spent half my life believin' / There was something else to prove » — j'ai passé la moitié de ma vie à croire qu'il y avait autre chose à prouver. Cette ligne-là, elle touche parce qu'elle est universelle. Combien de gens ont eu cette sensation fugace qu'ils auraient pu être ailleurs, autrement, et qui l'ont regardée s'éloigner sans vraiment s'en apercevoir ?

Les vieilles bottes qu'on finit toujours par remettre

Le final est une sorte de capitulation paisible. Le père s'adresse à son fils avec les mots mêmes qu'il a lui-même entendus enfant, et quelque part, on sent que la roue va continuer de tourner. Kläfford ne juge pas ce cycle — il le regarde avec la même attention douce et mélancolique qu'on poserait sur une vieille photo de famille. C'est ça, finalement, la force de cette chanson : elle ne vous dit pas si rester ou partir est la bonne réponse. Elle vous demande juste si vous avez vraiment choisi.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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