Aller au contenu principal

Paroles de la chanson I'm on Fire par Bruce Springsteen

Album : Born in the U.S.A.

Voir les prochains concerts de Bruce Springsteen

Réserver

Voir les prochains concerts de Bruce Soord

Réserver

Paroles de la chanson I'm on Fire par

Hey, little girl, is your daddy home?
Did he go away and leave you all alone?
I got a bad desire
Oh, oh, oh, I'm on fire

Tell me now, baby, is he good to you?
And can he do to you the things that I do?
Oh no, I can take you higher
Oh, oh, oh, I'm on fire

Sometimes it's like someone took a knife, baby, edgy and dull
And cut a six-inch valley through the middle of my skull

At night, I wake up with the sheets soakin' wet
And a freight train runnin' through the middle of my head
Only you can cool my desire
Oh, oh, oh, I'm on fire
Oh, oh, oh, I'm on fire
Oh, oh, oh, I'm on fire

Ooh-ooh, ooh
Ooh-ooh, ooh-ooh
Ooh-ooh-ooh, ooh-ooh
Ooh, ooh, ooh, ooh-ooh
Ooh-ooh-ooh, ooh-ooh

Que racontent les paroles de la chanson I'm on Fire de Bruce Springsteen ?

Trois heures du matin, les draps trempés

Il y a des chansons qui vous saisissent à la gorge sans prévenir. "I'm on Fire" est de celles-là. Moins de trois minutes, une ligne de basse hypnotique, et une voix qui murmure plutôt qu'elle ne chante. Springsteen, qu'on imagine volontiers en train de hurler sur des stades, choisit ici le registre de la confidence — presque de l'aveu.

Tout commence par une question lancée dans le vide d'un après-midi : "Hey, little girl, is your daddy home?" On est dans un film noir américain, dans cette tension entre deux personnes que quelque chose de inavouable relie. Le narrateur sait qu'il ne devrait pas être là. Il y est quand même. Et ce "bad desire" qu'il reconnaît sans chercher à l'excuser, c'est précisément ce qui rend la chanson si honnête, si inconfortable à écouter.

Quand le corps devient le champ de bataille

Springsteen n'écrit pas un poème romantique. Il décrit une possession. La nuit qui réveille, les "sheets soakin' wet", et ce train de marchandises qui traverse le crâne à pleine vitesse — tout cela parle d'un homme que son propre désir dépasse, qui en souffre physiquement. Le couteau qui creuse un sillon dans la tête n'est pas une image de plaisir : c'est celle d'une blessure que l'absence de l'autre entretient sans relâche. Il y a quelque chose de presque clinique dans cette précision — "six-inch valley" — comme si nommer exactement la douleur était la seule façon de la tenir à distance.

Le silence qui achève tout

Et puis la chanson lâche les mots. Les dernières mesures ne sont plus que des "ooh" suspendus dans l'air, voix nue sur une mélodie qui tourne en rond. C'est peut-être le moment le plus fort : quand Springsteen cesse d'expliquer et se contente d'exister dans cet état de brûlure. On reste là, avec lui, dans ce feu qui ne s'éteint pas, et on comprend que certaines choses ne se racontent plus — elles se ressentent, c'est tout.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Sélection du moment

Les plus grands succès de Bruce Springsteen