Paroles de la chanson Un caillou de plus par
Nos reflets dans des flaques d'eau
Nos reflets dans des montres
Petits on en avait peur
Aujourd'hui je comprends les monstres
Sur le banc j'étais pas dans les onze
Lui, avant, n'était pas dans mes songes
J'pense en R2-D2
J'imagine que tu vis dans les lumières rouges
Quand je ferme les yeux
Maintenant on s'brûle à p'tit feu
Si je suis honnête, parfois je t'adore
Parfois je ne t'aime qu'un p'tit peu
Toute ma vie dans des bouts d'métal
Comme si c'était qu'un p'tit jeu
Maint'nant on s'brûle à p'tit feu
J'prends le monde j'commence par la Terre
Nos reflets dans des montres
Petits on en avait peur
Aujourd'hui je comprends les monstres
Sur le banc j'étais pas dans les onze
Lui, avant, n'était pas dans mes songes
J'pense en R2-D2
J'imagine que tu vis dans les lumières rouges
Quand je ferme les yeux
Maintenant on s'brûle à p'tit feu
Si je suis honnête, parfois je t'adore
Parfois je ne t'aime qu'un p'tit peu
Toute ma vie dans des bouts d'métal
Comme si c'était qu'un p'tit jeu
Maint'nant on s'brûle à p'tit feu
J'prends le monde j'commence par la Terre
Et j'vais marquer nos prénoms dessus
J'prends mon cœur je le jette au sol
Au pire ça n'fera qu'un caillou de plus
Musique de garçon au-dessus du ravin
Dans les bureaux ils ont fait les malins
Ils ont failli m'avoir
Mais y a pas la vie d'un autre en-dessous du sapin
Tous les jours tomber comme si j'ai des patins
Et rapprocher la tête de l'enceinte
Aujourd'hui on n'allume pas l'écran
On s'regarde dans la télé éteinte
Il est là l'prochain Orelsan
C'est c'qu'ils l'ont dit le stylo en sang
Je suis pas l'prochain Orelsan
J'arrive toujours pas à faire un enfant
Donc ton contrat tu le prends tu le bouffes
J'fais la phase même si j'ai plus le souffle
J'prends mon cœur je le jette au sol
Au pire ça n'fera qu'un caillou de plus
Musique de garçon au-dessus du ravin
Dans les bureaux ils ont fait les malins
Ils ont failli m'avoir
Mais y a pas la vie d'un autre en-dessous du sapin
Tous les jours tomber comme si j'ai des patins
Et rapprocher la tête de l'enceinte
Aujourd'hui on n'allume pas l'écran
On s'regarde dans la télé éteinte
Il est là l'prochain Orelsan
C'est c'qu'ils l'ont dit le stylo en sang
Je suis pas l'prochain Orelsan
J'arrive toujours pas à faire un enfant
Donc ton contrat tu le prends tu le bouffes
J'fais la phase même si j'ai plus le souffle
J'vais changer même si j'ai plus de force
J'vais chanter même si j'ai plus le blues
Parce que dans nos cœurs, c'est toujours noir
Parce qu'j'vais au bout d'moi-même pour voir
Parc'que si j'le vois pas, j'le crois pas
Comme la lumière tout au bout du long couloir
Des années de marche sur des longs boul'vards
Et quelques regrets
Avant qu'on s'endorme où les miroirs n'ont plus de reflets
Il reste quoi des gamins qui traînaient devant ED ?
Des "on vous rappellera", des peut-être
Ils ont jamais rappelé
Nous on n'oublie pas comme les promesses
Le rhum qu'on buvait on en fait des crêpes
Et j'fais semblant d'goûter l'vin au restaurant
Et j'fais pas semblant d'dev'nir une vedette
J'vais chanter même si j'ai plus le blues
Parce que dans nos cœurs, c'est toujours noir
Parce qu'j'vais au bout d'moi-même pour voir
Parc'que si j'le vois pas, j'le crois pas
Comme la lumière tout au bout du long couloir
Des années de marche sur des longs boul'vards
Et quelques regrets
Avant qu'on s'endorme où les miroirs n'ont plus de reflets
Il reste quoi des gamins qui traînaient devant ED ?
Des "on vous rappellera", des peut-être
Ils ont jamais rappelé
Nous on n'oublie pas comme les promesses
Le rhum qu'on buvait on en fait des crêpes
Et j'fais semblant d'goûter l'vin au restaurant
Et j'fais pas semblant d'dev'nir une vedette
J'veux qu'on chante mes chansons
J'veux pas qu'on m'adore
Eux et nous, impossible qu'on s'accorde
Airbnb avec des gueules de travers
Qui ont la même te-té que Anne Roumanoff
Pourquoi on s'fait du mal quand on s'aime
Pourquoi on le dit pas quand on saigne
Pourquoi je m'endors pas si je ferme les yeux
Pourquoi je pense à toi quand je rêve
Combien de victoires pour combien d'essais
Pour qu'un jour j'ai le cœur plus léger
Demain j'irai chanter la lumière
La tristesse ne nous fait plus rêver
J'veux pas qu'on m'adore
Eux et nous, impossible qu'on s'accorde
Airbnb avec des gueules de travers
Qui ont la même te-té que Anne Roumanoff
Pourquoi on s'fait du mal quand on s'aime
Pourquoi on le dit pas quand on saigne
Pourquoi je m'endors pas si je ferme les yeux
Pourquoi je pense à toi quand je rêve
Combien de victoires pour combien d'essais
Pour qu'un jour j'ai le cœur plus léger
Demain j'irai chanter la lumière
La tristesse ne nous fait plus rêver
Que racontent les paroles de la chanson Un caillou de plus de BEN plg ?
Le cœur jeté comme un caillou
Il y a des chansons qui sonnent comme une conversation qu'on n'aurait jamais osé avoir à voix haute. "Un caillou de plus" de BEN plg est de celles-là. Dès les premières lignes, on est dans quelque chose d'intime et de légèrement inquiet — des reflets dans des flaques d'eau, des montres, des peurs d'enfance devenues compréhensibles avec l'âge. "Aujourd'hui je comprends les monstres" : une phrase qui dit beaucoup sur ce que grandir fait à quelqu'un.
La scène du banc de touche et du ravin
Au fil du texte, BEN plg convoque des images qui semblent venir de mémoires très précises — ne pas être dans l'équipe de onze, "rapprocher la tête de l'enceinte" comme pour s'enivrer de son propre son, ou encore cette télé éteinte dans laquelle on se regarde au lieu d'allumer l'écran. Ce sont des détails qui ne s'inventent pas. Et puis il y a l'industrie, représentée par ces gens dans les bureaux "qui ont fait les malins", qui ont failli l'avoir à coup de comparaisons flatteuses et de contrats à avaler. La réplique est sèche et directe : "Donc ton contrat tu le prends tu le bouffes". Pas de colère théâtrale, juste une limite posée.
Brûler à petit feu et chanter quand même
Ce qui rend la chanson touchante, c'est qu'elle ne prétend pas aller bien. Le refrain parle de se brûler à petit feu, d'aimer "parfois" et "un p'tit peu" — avec cette honnêteté désarmante qui évite aussi bien le romantisme que le cynisme. Et pourtant, quelque chose résiste. "Parce que j'vais au bout d'moi-même pour voir" — cette ligne, enfouie dans un couplet dense, porte tout le mouvement de la chanson. BEN plg avance non pas parce qu'il est sûr d'arriver quelque part, mais parce qu'il ne peut pas faire autrement que de regarder jusqu'au bout du couloir.
"Demain j'irai chanter la lumière" : la dernière promesse est presque chuchotée. Pas de triomphe, juste une direction. C'est suffisant, et c'est beaucoup.
Il y a des chansons qui sonnent comme une conversation qu'on n'aurait jamais osé avoir à voix haute. "Un caillou de plus" de BEN plg est de celles-là. Dès les premières lignes, on est dans quelque chose d'intime et de légèrement inquiet — des reflets dans des flaques d'eau, des montres, des peurs d'enfance devenues compréhensibles avec l'âge. "Aujourd'hui je comprends les monstres" : une phrase qui dit beaucoup sur ce que grandir fait à quelqu'un.
La scène du banc de touche et du ravin
Au fil du texte, BEN plg convoque des images qui semblent venir de mémoires très précises — ne pas être dans l'équipe de onze, "rapprocher la tête de l'enceinte" comme pour s'enivrer de son propre son, ou encore cette télé éteinte dans laquelle on se regarde au lieu d'allumer l'écran. Ce sont des détails qui ne s'inventent pas. Et puis il y a l'industrie, représentée par ces gens dans les bureaux "qui ont fait les malins", qui ont failli l'avoir à coup de comparaisons flatteuses et de contrats à avaler. La réplique est sèche et directe : "Donc ton contrat tu le prends tu le bouffes". Pas de colère théâtrale, juste une limite posée.
Brûler à petit feu et chanter quand même
Ce qui rend la chanson touchante, c'est qu'elle ne prétend pas aller bien. Le refrain parle de se brûler à petit feu, d'aimer "parfois" et "un p'tit peu" — avec cette honnêteté désarmante qui évite aussi bien le romantisme que le cynisme. Et pourtant, quelque chose résiste. "Parce que j'vais au bout d'moi-même pour voir" — cette ligne, enfouie dans un couplet dense, porte tout le mouvement de la chanson. BEN plg avance non pas parce qu'il est sûr d'arriver quelque part, mais parce qu'il ne peut pas faire autrement que de regarder jusqu'au bout du couloir.
"Demain j'irai chanter la lumière" : la dernière promesse est presque chuchotée. Pas de triomphe, juste une direction. C'est suffisant, et c'est beaucoup.