Paroles de la chanson Je sais par
Je sais, j'suis pas toujours présente à la maison
T'as raison, et je le dis du fond du cœur, à quoi bon ?
C'est vrai, il est difficile ce silence entre nos murs
Et pourtant dans tes yeux je vois les miens, j'ai le même regard, le même regard
C'est vrai, j'suis froide comme de la pierre
Car je voudrais seulement te rendre fier
Je crois que tu l'es mais qu'tu sais pas comment me le dire
C'est vrai, ça se voit, c'est toi mon père
Et quand on s'entend pas, qu'est-ce qu'on peut faire ?
T'as raison, et je le dis du fond du cœur, à quoi bon ?
C'est vrai, il est difficile ce silence entre nos murs
Et pourtant dans tes yeux je vois les miens, j'ai le même regard, le même regard
C'est vrai, j'suis froide comme de la pierre
Car je voudrais seulement te rendre fier
Je crois que tu l'es mais qu'tu sais pas comment me le dire
C'est vrai, ça se voit, c'est toi mon père
Et quand on s'entend pas, qu'est-ce qu'on peut faire ?
Pourtant j'ai une voix, je sais que c'est toi qui me l'as, l'as donnée
Chaque fois
Chaque fois que mon nom t'échappes tu m'agaces
Quand on se voit
J'espère te dire ce qu'on n'se dit pas
Où on va ?
On parle du temps dehors, de gris et du froid
Mais pas de toi et moi
On parle jamais de ça
Je sais, tu portes en toi la tempête du passé
Je sais que je me traîne mes colères refoulées
C'est vrai, on se fait payer nos guerres intérieures
Mais dans tes yeux je vois les miens, on a le même regard
Chaque fois
Chaque fois que mon nom t'échappes tu m'agaces
Quand on se voit
J'espère te dire ce qu'on n'se dit pas
Où on va ?
On parle du temps dehors, de gris et du froid
Mais pas de toi et moi
On parle jamais de ça
Je sais, tu portes en toi la tempête du passé
Je sais que je me traîne mes colères refoulées
C'est vrai, on se fait payer nos guerres intérieures
Mais dans tes yeux je vois les miens, on a le même regard
C'est vrai, j'suis froide comme de la pierre
Car je voudrais seulement te rendre fier
Je crois que tu l'es mais qu'tu sais pas comment me le dire
C'est vrai, ça se voit, c'est toi mon père
Et quand on s'entend pas, qu'est-ce qu'on peut faire ?
Pourtant j'ai une voix, je sais que c'est toi qui me l'as, l'as donnée
Chaque fois
Chaque fois que mon nom t'échappes tu m'agaces
Quand on se voit
J'espère te dire ce qu'on n'se dit pas
Où on va ?
On parle du temps dehors, de gris et du froid
Mais pas de toi et moi
On parle jamais de ça
Pourquoi j'ai tant de mal à te dire : "Je t'aime" ?
L'air de rien tu t'es délivré de ton passé
Quand je te vois, je me vois comme on est les mêmes, les mêmes
Pourquoi on a du mal à parler de peines ?
On sait qu'on s'en est fait dans le passé
Quand je te vois, je me vois comme les mêmes, les mêmes
Comment te le dire ? Oh-oh
Comment te le dire ?
Comment te le dire ? Oh-oh
Comment te le dire ?
Comment te le dire ? Oh-oh
Comment te le dire ?
Pourquoi j'ai tant de mal à te dire : "Je t'aime" ?
L'air de rien tu t'es délivré de ton passé
Quand je te vois, je me vois comme on est les mêmes, les mêmes
Pourquoi on a du mal à parler de peines ?
On sait qu'on s'en est fait dans le passé
Quand je te vois, je me vois comme les mêmes, les mêmes
Comment te le dire ? Oh-oh
Comment te le dire ?
Comment te le dire ? Oh-oh
Comment te le dire ?
Comment te le dire ? Oh-oh
Comment te le dire ?
Comment te le dire ? Oh-oh
Comment te le dire ?
Je sais, j'étais pas toujours présente ces derniers temps
Désolé si j'ai réveillé des tempêtes de temps en temps
C'est vrai, quand on se parle on se comprend du fond du cœur
J'ai peut-être beaucoup de maman mais j'ai aussi de toi, j'ai même une voix
Comment te le dire ?
Je sais, j'étais pas toujours présente ces derniers temps
Désolé si j'ai réveillé des tempêtes de temps en temps
C'est vrai, quand on se parle on se comprend du fond du cœur
J'ai peut-être beaucoup de maman mais j'ai aussi de toi, j'ai même une voix
Que racontent les paroles de la chanson Je sais de Angèle ?
Deux silhouettes face à face qui ne savent pas comment se rejoindre
Il y a des chansons qu'on écoute et des chansons qu'on reconnaît. "Je sais" d'Angèle appartient à la deuxième catégorie. Dès les premières secondes, quelque chose se resserre — cette sensation familière d'être dans la même pièce que quelqu'un qu'on aime sans trouver les mots pour lui dire. Elle parle de son père. Et elle parle, sans le savoir, de beaucoup d'entre nous.
Quand on parle de la pluie pour éviter l'essentiel
Le décor est posé simplement : des retrouvailles, un regard échangé, et puis — rien. Ou plutôt, la météo. "On parle du temps dehors, de gris et du froid." C'est une image d'une justesse presque cruelle. Ce recours au banal comme refuge contre l'intime, cette manière de remplir l'air pour ne pas avoir à le traverser — Angèle le capture avec une économie de mots remarquable. Chaque fois qu'ils se voient, elle espère que ce sera différent. Chaque fois, le même rituel protecteur reprend.
Ce qu'on hérite sans le choisir
Mais "Je sais" ne se contente pas de constater la distance — il en cherche les racines. "Tu portes en toi la tempête du passé", chante-t-elle, avec une tendresse qui désarme. Elle ne lui en veut pas vraiment. Elle comprend, même si comprendre ne résout rien. Et dans ce miroir tendu entre eux — "dans tes yeux je vois les miens" — elle se découvre elle-même : la même froideur de façade, le même désir enfoui de rendre l'autre fier, les mêmes mots bloqués quelque part entre la gorge et les lèvres.
La chanson s'achève sur une répétition lancinante — "comment te le dire ?" — qui tourne en boucle comme une question sans réponse. Sauf que la réponse est là, dans le fait même qu'Angèle ait écrit cette chanson. Elle lui a dit, à sa façon. Et quelque part, c'est peut-être la seule manière qu'elle avait trouvée.
Il y a des chansons qu'on écoute et des chansons qu'on reconnaît. "Je sais" d'Angèle appartient à la deuxième catégorie. Dès les premières secondes, quelque chose se resserre — cette sensation familière d'être dans la même pièce que quelqu'un qu'on aime sans trouver les mots pour lui dire. Elle parle de son père. Et elle parle, sans le savoir, de beaucoup d'entre nous.
Quand on parle de la pluie pour éviter l'essentiel
Le décor est posé simplement : des retrouvailles, un regard échangé, et puis — rien. Ou plutôt, la météo. "On parle du temps dehors, de gris et du froid." C'est une image d'une justesse presque cruelle. Ce recours au banal comme refuge contre l'intime, cette manière de remplir l'air pour ne pas avoir à le traverser — Angèle le capture avec une économie de mots remarquable. Chaque fois qu'ils se voient, elle espère que ce sera différent. Chaque fois, le même rituel protecteur reprend.
Ce qu'on hérite sans le choisir
Mais "Je sais" ne se contente pas de constater la distance — il en cherche les racines. "Tu portes en toi la tempête du passé", chante-t-elle, avec une tendresse qui désarme. Elle ne lui en veut pas vraiment. Elle comprend, même si comprendre ne résout rien. Et dans ce miroir tendu entre eux — "dans tes yeux je vois les miens" — elle se découvre elle-même : la même froideur de façade, le même désir enfoui de rendre l'autre fier, les mêmes mots bloqués quelque part entre la gorge et les lèvres.
La chanson s'achève sur une répétition lancinante — "comment te le dire ?" — qui tourne en boucle comme une question sans réponse. Sauf que la réponse est là, dans le fait même qu'Angèle ait écrit cette chanson. Elle lui a dit, à sa façon. Et quelque part, c'est peut-être la seule manière qu'elle avait trouvée.