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Paroles de la chanson My Country par

Get up in my sweet tea, brewing in the sun rays
I was just sixteen, bumping UGK
True spokes and white walls, getting folks and outlaws
And no tin roof, chained to my roots like a junkyard dog

It ain't always what it seems
Ain't no John Deere green
From the city to the backwoods
And I'm somewhere in between
That same old Bible Belt
Still holding up my stacks
I'm from the wrong side of the tracks
So my country doesn't look like that
Doesn't look like that
My country doesn't look like that

I'm just sitting outside, blurring the lines of the stereotypes
I'm just sitting outside, blurring the lines, blurring the lines, yeah

Tattoos and the sixth string, rapping about a bonfire
Running down a big dream, singing with the wrong choir
From a broken home, but I never felt alone
When I say I'm country, don't get me wrong

It ain't always what it seems
Ain't no John Deere green
From the city to the backwoods
And I'm somewhere in between
That same old Bible Belt
Still holding up my stacks
I'm from the wrong side of the tracks
So my country doesn't look like that
Doesn't look like that
My country doesn't look like that

I'm just sitting outside, blurring the lines of the stereotypes
I'm just sitting outside, blurring the lines, blurring the lines, yeah

Que racontent les paroles de la chanson My Country de Yelawolf ?

Quelque part entre les rails et le refrain

Il y a quelque chose d'étrangement intime dans la façon dont Yelawolf ouvre cette chanson. Pas de mise en scène, pas d'esbroufe — juste un thé glacé qui infuse dans les rayons du soleil et le souvenir d'avoir seize ans, fenêtre baissée, avec UGK dans les enceintes. On est dans le Sud américain, mais pas celui des cartes postales. Celui qu'on ne montre pas vraiment.

Ce que "My Country" raconte, c'est une vie qui déborde de toutes les cases qu'on essaie de lui imposer. Yelawolf a grandi dans l'Alabama, entre la pauvreté rurale et les asphaltes craquelés des petites villes. Il rappe, il joue de la guitare, il parle de feux de camp et de maison brisée dans le même souffle. Pour beaucoup, ça ne colle pas. Pour lui, c'est simplement ce que ça fait, vivre là-bas, comme ça.

L'image du chien enchaîné dans une casse

Il y a une ligne dans le premier couplet qui accroche et ne lâche plus : "chained to my roots like a junkyard dog". Le chien de casse, enchaîné à ses racines. C'est brutal et tendre à la fois, cette façon de dire qu'on appartient à un endroit qui ne vous a pas forcément bien traité, mais qui vous a formé quand même. Yelawolf ne romantise pas la misère. Il l'habite, et il la nomme avec précision.

Le refrain revient comme une correction douce mais ferme. Mon pays ne ressemble pas à ça — pas aux champs ordonnés, pas aux tracteurs verts, pas aux images d'Épinal d'une Amérique rurale et heureuse. Il est quelque part entre la ville et les bois, entre le hip-hop et la country, entre ce qu'on attend de lui et ce qu'il est.

Brouiller les lignes, encore et encore

La force de ce morceau tient dans sa résistance tranquille. Yelawolf ne crie pas, ne revendique pas avec fracas. Il s'assoit dehors — "I'm just sitting outside" — et il brouille les lignes des stéréotypes, simplement en existant tel qu'il est. Les tatouages à côté de la sixième corde de guitare, le rap mêlé au feu de camp, la Bible Belt portée sans foi aveugle ni rejet violent. Tout ça cohabite, parce que la vraie vie ne se trie pas.

Au fond, "My Country" parle de ce que ça coûte de ne ressembler à rien d'attendu — et de la liberté étrange que ça procure.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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