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Paroles de la chanson D'or et d'étain par

C'est pas rien nous deux
C'est l'Atlantique
Du gris du bleu
Et ce bateau qui va
Dans les rouleaux qui va

C'est pas rien nous deux
Un vieux menhir
Au vent frileux
Mais qui ne penche pas
Mais qui ne tremble pas

C'est nous ou rien

Malgré tout l'on retourne à la terre et tout ça s'éteint s'éteint
Mon amour nous ne sommes jamais que d'or et d'étain d'étain
Magnifique musique que dicte le temps
Pourtant nous deux ça tient

C'est pas rien nous deux
C'est l'goût du risque
La mer en deux
Et puis s'enfuir là-bas
Et tout écrire là-bas

C'est pas rien et j'veux
Qu'on s'en souvienne
Pour nous pour eux
Sous la pluie rappelle-toi
J't'en prie rappelle-toi

C'est nous ou rien

Malgré tout l'on retourne à la terre et tout ça s'éteint s'éteint
Mon amour nous ne sommes jamais que d'or et d'étain d'étain
Magnifique musique que dicte le temps
Pourtant nous deux ça tient

Malgré tout l'on retourne à la terre et tout ça s'éteint s'éteint
Mon amour nous ne sommes jamais que d'or et d'étain d'étain
Magnifique musique que dicte le temps
Pourtant nous deux ça tient

Que racontent les paroles de la chanson D'or et d'étain de Vianney ?

Quand l'amour prend la couleur de la mer

Il y a des chansons d'amour qui parlent de sentiments, et il y a celles qui parlent de matière — du grain des choses, du poids des années, de la texture exacte d'une relation qui dure. "D'or et d'étain" appartient à la deuxième catégorie. Vianney n'y dit pas "je t'aime" : il dessine un océan, plante un menhir, et laisse le paysage parler à sa place.

À bord d'un bateau qui résiste

On entre dans la chanson comme on entre dans la bruine atlantique — progressivement, presque sans s'en rendre compte. Le bateau qui va "dans les rouleaux", le vent frileux sur le vieux menhir breton : tout ici respire une géographie de l'endurance. Le couple que décrit Vianney n'est pas celui des débuts enfiévrés, c'est celui qui a essuyé des tempêtes et qui avance encore. "C'est pas rien nous deux" : la litote est douce mais elle pèse lourd. C'est une manière de dire l'immensité d'une chose sans la crier.

Puis vient le couplet du risque, du désir de tout plaquer — "la mer en deux, et puis s'enfuir là-bas, et tout écrire là-bas". Une parenthèse de liberté absolue, presque adolescente, qui dit que l'amour n'a pas renoncé à l'aventure. Et ce "j't'en prie rappelle-toi" glissé sous la pluie, si fragile soudain, comme si la mémoire partagée était la seule chose qu'on puisse vraiment demander à l'autre.

L'alchimie imparfaite et magnifique

Le refrain arrive avec ses deux métaux et sa vérité un peu rugueuse. De l'or, oui, mais aussi de l'étain — ce métal terne, malléable, qui ternit avec le temps. Vianney ne promet pas l'éternité dorée. Il dit quelque chose de plus honnête : nous sommes précieux et ordinaires à la fois, nous nous éteindrons comme tout s'éteint, et pourtant — ce "pourtant" qui revient comme une ancre — nous deux, ça tient. Il y a dans cette chanson une façon très particulière de célébrer l'amour non pas malgré sa fragilité, mais avec elle, comme on porterait fièrement ses cicatrices.

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