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Paroles de la chanson No Matter What par

I got some advice for everybody
Don't take advice from anybody
No matter what

I got this theory that folks who come from nothing
Ain't afraid to let it all hang out
While kings in castles don't like to be hassled
With the mundane, street brain, all heart but no clout

We dance a little, maybe take a chance a little
Like it or not, we're all the same

And life is a drunken teacher who never had a PhD
She makes you learn, she makes you cry
And there is just one guarantee
But no matter what, you're bound to learn

I got this friend, he'll love you till the end
But he's driving down a dead-end street
He says it ain't about the money
But let me tell you, honey
He's a whole other level of cheap
He'll throw a ten in the tipping jar
Ask for nine-fifty back, he drives a Ferrari

Life is a wicked game, you win right up until you lose
All that fame, it ends the same, then you're buried in your blue suede shoes
And no matter what, you're in the news
And no matter what, we run out of time

Keeps ticking away
The sun sets with or without a thing I say
Side note, a Dear John letter, that's all she wrote
A priceless dream in a lead boat
All I own that means a thing is to hear you sing
And my reflection in your eyes

So dance a little, maybe take a chance a little
All we got is this, and this is real good

Life is a mean old sailor that don't care what you have in mind
His heart is cold, and all that gold, you gotta leave it all behind
And no matter what, it's one and done
No matter what, we sure had fun

Que racontent les paroles de la chanson No Matter What de Train ?

Un conseil qui commence par se contredire

Dès les premières secondes, Train vous tend un piège. Le chanteur annonce vouloir donner un conseil, puis ce conseil est de n'en écouter aucun. Sourire en coin, la chanson s'installe dans cette contradiction et n'en bougera plus. C'est un peu ça, le charme particulier de "No Matter What" : on croit tenir quelque chose, et ça glisse entre les doigts.

Le fil du morceau ressemble à une conversation de fin de soirée, le genre où les gens parlent vrai parce qu'ils ont arrêté d'essayer de bien paraître. Il y a cette théorie sur les gens qui viennent de rien — "ain't afraid to let it all hang out" (ils n'ont pas peur de tout montrer) — face aux rois dans leurs châteaux qui n'ont rien à prouver mais tout à perdre. Et puis surgit ce personnage secondaire, cet ami au grand cœur et au portefeuille serré, qui roule en Ferrari mais compte ses pourboires à la centaine de cents près. C'est drôle, c'est précis, c'est reconnaissable — on a tous croisé cet homme-là quelque part.

Le temps qui passe, et ce qu'on garde

Mais sous l'humour, quelque chose de plus grave bat tranquillement. La vie est décrite comme une enseignante ivre, comme un vieux marin sans pitié. Elle avance, le soleil se couche "with or without a thing I say" (que j'aie mon mot à dire ou non), et l'or qu'on accumule, il faudra bien le laisser derrière. Les "blue suede shoes" où on finit enterré renvoient à Elvis, au rock'n'roll, à tous ceux qui ont cru que la gloire durait — façon de dire que même les plus grands jouent le même jeu, et le perdent.

Ce qui reste quand tout s'efface

Au milieu de tout ça, une image tendre surgit presque timidement : entendre quelqu'un chanter, se voir dans le regard de l'autre. C'est la seule chose que le narrateur revendique vraiment comme sienne. "No matter what, sure had fun" — quoi qu'il arrive, on s'est bien amusés. Pas de grande leçon, pas de rédemption. Juste la douceur un peu mélancolique de quelqu'un qui a regardé la vie en face et décidé de danser quand même.

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