Paroles de la chanson No Matter What (traduction) par
[Intro]
J'ai un conseil à donner à tout le monde
Ne prenez de conseil de personne
Quoi qu'il arrive
[Couplet 1]
J'ai cette théorie que les gens qui viennent de rien
N'ont pas peur de tout laisser paraître
Tandis que les rois dans leurs châteaux n'aiment pas être dérangés
Par le quotidien, la sagesse de la rue, tout cœur mais sans influence
On danse un peu, on tente peut-être sa chance un peu
J'ai un conseil à donner à tout le monde
Ne prenez de conseil de personne
Quoi qu'il arrive
[Couplet 1]
J'ai cette théorie que les gens qui viennent de rien
N'ont pas peur de tout laisser paraître
Tandis que les rois dans leurs châteaux n'aiment pas être dérangés
Par le quotidien, la sagesse de la rue, tout cœur mais sans influence
On danse un peu, on tente peut-être sa chance un peu
Qu'on le veuille ou non, on est tous pareils
[Refrain]
Et la vie est un professeur ivre qui n'a jamais eu de doctorat
Elle te fait apprendre, elle te fait pleurer
Et il n'y a qu'une seule certitude
Mais quoi qu'il arrive, tu es condamné à apprendre
[Couplet 2]
J'ai cet ami, il t'aimera jusqu'au bout
Mais il fonce dans une impasse
Il dit que ce n'est pas une question d'argent
Mais laisse-moi te dire, chérie
C'est un avare d'un tout autre niveau
Il glisse un billet de dix dans la boîte à pourboires
[Refrain]
Et la vie est un professeur ivre qui n'a jamais eu de doctorat
Elle te fait apprendre, elle te fait pleurer
Et il n'y a qu'une seule certitude
Mais quoi qu'il arrive, tu es condamné à apprendre
[Couplet 2]
J'ai cet ami, il t'aimera jusqu'au bout
Mais il fonce dans une impasse
Il dit que ce n'est pas une question d'argent
Mais laisse-moi te dire, chérie
C'est un avare d'un tout autre niveau
Il glisse un billet de dix dans la boîte à pourboires
Et redemande neuf euros cinquante, il roule en Ferrari
[Refrain]
La vie est un jeu cruel, tu gagnes jusqu'au moment où tu perds
Toute cette gloire, ça finit pareil, et tu es enterré dans tes chaussures en daim bleu
Et quoi qu'il arrive, tu fais la une
Et quoi qu'il arrive, on manque de temps
[Pont]
Le temps continue de s'écouler
Le soleil se couche que j'aie mon mot à dire ou non
En passant, une lettre d'adieu, c'est tout ce qu'elle a écrit
Un rêve sans prix dans un bateau de plomb
[Refrain]
La vie est un jeu cruel, tu gagnes jusqu'au moment où tu perds
Toute cette gloire, ça finit pareil, et tu es enterré dans tes chaussures en daim bleu
Et quoi qu'il arrive, tu fais la une
Et quoi qu'il arrive, on manque de temps
[Pont]
Le temps continue de s'écouler
Le soleil se couche que j'aie mon mot à dire ou non
En passant, une lettre d'adieu, c'est tout ce qu'elle a écrit
Un rêve sans prix dans un bateau de plomb
Tout ce que je possède qui compte vraiment, c'est de t'entendre chanter
Et mon reflet dans tes yeux
Alors danse un peu, tente peut-être ta chance un peu
Tout ce qu'on a, c'est ça, et c'est vraiment bien
[Refrain]
La vie est un vieux marin cruel qui se fiche de ce que tu as en tête
Son cœur est froid, et tout cet or, tu dois tout laisser derrière toi
Et quoi qu'il arrive, c'est une fois et c'est fini
Quoi qu'il arrive, on s'est bien amusés
Et mon reflet dans tes yeux
Alors danse un peu, tente peut-être ta chance un peu
Tout ce qu'on a, c'est ça, et c'est vraiment bien
[Refrain]
La vie est un vieux marin cruel qui se fiche de ce que tu as en tête
Son cœur est froid, et tout cet or, tu dois tout laisser derrière toi
Et quoi qu'il arrive, c'est une fois et c'est fini
Quoi qu'il arrive, on s'est bien amusés
Que racontent les paroles de la chanson No Matter What (traduction) de Train ?
Un conseil qui commence par se contredire
Dès les premières secondes, Train vous tend un piège. Le chanteur annonce vouloir donner un conseil, puis ce conseil est de n'en écouter aucun. Sourire en coin, la chanson s'installe dans cette contradiction et n'en bougera plus. C'est un peu ça, le charme particulier de "No Matter What" : on croit tenir quelque chose, et ça glisse entre les doigts.
Le fil du morceau ressemble à une conversation de fin de soirée, le genre où les gens parlent vrai parce qu'ils ont arrêté d'essayer de bien paraître. Il y a cette théorie sur les gens qui viennent de rien — "ain't afraid to let it all hang out" (ils n'ont pas peur de tout montrer) — face aux rois dans leurs châteaux qui n'ont rien à prouver mais tout à perdre. Et puis surgit ce personnage secondaire, cet ami au grand cœur et au portefeuille serré, qui roule en Ferrari mais compte ses pourboires à la centaine de cents près. C'est drôle, c'est précis, c'est reconnaissable — on a tous croisé cet homme-là quelque part.
Le temps qui passe, et ce qu'on garde
Mais sous l'humour, quelque chose de plus grave bat tranquillement. La vie est décrite comme une enseignante ivre, comme un vieux marin sans pitié. Elle avance, le soleil se couche "with or without a thing I say" (que j'aie mon mot à dire ou non), et l'or qu'on accumule, il faudra bien le laisser derrière. Les "blue suede shoes" où on finit enterré renvoient à Elvis, au rock'n'roll, à tous ceux qui ont cru que la gloire durait — façon de dire que même les plus grands jouent le même jeu, et le perdent.
Ce qui reste quand tout s'efface
Au milieu de tout ça, une image tendre surgit presque timidement : entendre quelqu'un chanter, se voir dans le regard de l'autre. C'est la seule chose que le narrateur revendique vraiment comme sienne. "No matter what, sure had fun" — quoi qu'il arrive, on s'est bien amusés. Pas de grande leçon, pas de rédemption. Juste la douceur un peu mélancolique de quelqu'un qui a regardé la vie en face et décidé de danser quand même.
Dès les premières secondes, Train vous tend un piège. Le chanteur annonce vouloir donner un conseil, puis ce conseil est de n'en écouter aucun. Sourire en coin, la chanson s'installe dans cette contradiction et n'en bougera plus. C'est un peu ça, le charme particulier de "No Matter What" : on croit tenir quelque chose, et ça glisse entre les doigts.
Le fil du morceau ressemble à une conversation de fin de soirée, le genre où les gens parlent vrai parce qu'ils ont arrêté d'essayer de bien paraître. Il y a cette théorie sur les gens qui viennent de rien — "ain't afraid to let it all hang out" (ils n'ont pas peur de tout montrer) — face aux rois dans leurs châteaux qui n'ont rien à prouver mais tout à perdre. Et puis surgit ce personnage secondaire, cet ami au grand cœur et au portefeuille serré, qui roule en Ferrari mais compte ses pourboires à la centaine de cents près. C'est drôle, c'est précis, c'est reconnaissable — on a tous croisé cet homme-là quelque part.
Le temps qui passe, et ce qu'on garde
Mais sous l'humour, quelque chose de plus grave bat tranquillement. La vie est décrite comme une enseignante ivre, comme un vieux marin sans pitié. Elle avance, le soleil se couche "with or without a thing I say" (que j'aie mon mot à dire ou non), et l'or qu'on accumule, il faudra bien le laisser derrière. Les "blue suede shoes" où on finit enterré renvoient à Elvis, au rock'n'roll, à tous ceux qui ont cru que la gloire durait — façon de dire que même les plus grands jouent le même jeu, et le perdent.
Ce qui reste quand tout s'efface
Au milieu de tout ça, une image tendre surgit presque timidement : entendre quelqu'un chanter, se voir dans le regard de l'autre. C'est la seule chose que le narrateur revendique vraiment comme sienne. "No matter what, sure had fun" — quoi qu'il arrive, on s'est bien amusés. Pas de grande leçon, pas de rédemption. Juste la douceur un peu mélancolique de quelqu'un qui a regardé la vie en face et décidé de danser quand même.