Paroles de la chanson Blue Brush-Footed Butterfly par
By the time she called, I was halfway home
She was high, and I could tell
All the nights like these
Love feels like a disease
With little hope of getting well
Such a beautiful lady
But your love is like a rolling stone
Driving down the one-eighty
Knowing that I've gotta let you go
(She) She is the reason I live, but a part of me is gonna die
I'm letting go of me trying to tame, a blue brush-footed butterfly
She was high, and I could tell
All the nights like these
Love feels like a disease
With little hope of getting well
Such a beautiful lady
But your love is like a rolling stone
Driving down the one-eighty
Knowing that I've gotta let you go
(She) She is the reason I live, but a part of me is gonna die
I'm letting go of me trying to tame, a blue brush-footed butterfly
In this quiet game
Like a moth to a flame
You burn, but never learn a thing
Here I go again
I can't picture the end
Addicted to the pain I'm in
Such a beautiful movie
But the ending's gonna break your heart
Just waiting for someone to move me
But no one could ever play her part
(She) She is the reason I live, but a part of me is gonna die
I'm letting go of me trying to tame, a blue brush-footed butterfly
So fly
Like a moth to a flame
You burn, but never learn a thing
Here I go again
I can't picture the end
Addicted to the pain I'm in
Such a beautiful movie
But the ending's gonna break your heart
Just waiting for someone to move me
But no one could ever play her part
(She) She is the reason I live, but a part of me is gonna die
I'm letting go of me trying to tame, a blue brush-footed butterfly
So fly
Just fly
Fly
Just fly
Fly
Just fly
Que racontent les paroles de la chanson Blue Brush-Footed Butterfly de Train ?
Un appel reçu trop tard, ou trop tôt
L'histoire commence sur une autoroute, quelque part entre deux vies. Il est "halfway home" — à mi-chemin — quand le téléphone sonne. C'est elle. Il reconnaît immédiatement son état, à sa voix, à la façon dont les mots arrivent. Et dans cette seconde suspendue, Train installe tout le décor de "Blue Brush-Footed Butterfly" : un homme qui sait ce qu'il ressent, qui sait ce qu'il doit faire, et qui n'arrive pas à faire coïncider les deux.
Ce que ça fait d'aimer quelqu'un qu'on ne peut pas sauver
Il y a quelque chose de très particulier dans la manière dont le narrateur parle d'elle — jamais avec rancœur, toujours avec cette admiration teintée d'épuisement. "Such a beautiful lady", dit-il, et on le croit. Il ne cherche pas à la diminuer pour mieux se justifier. Mais il compare son amour à une rolling stone lancée sur une route, et la route c'est lui. Le titre du morceau dit tout : un papillon bleu aux pattes en brosse, magnifique, réel, et fondamentalement impossible à tenir dans la main sans le blesser. Alors il regarde. Il aime. Et il souffre.
La route vers l'abandon
Le mot "fly" qui clôt la chanson — répété, épuré, presque susurré — ressemble moins à une conclusion qu'à une prière. Après deux couplets où le narrateur s'est décrit comme incapable de partir, incapable de rester, "addicted to the pain" comme on l'est à une substance qu'on reconnaît comme destructrice, cette finale ouvre une fenêtre. Laisser voler le papillon, c'est accepter que certaines beautés n'existent que libres. C'est douloureux, mais c'est aussi, quelque part, la seule forme d'amour lucide que la chanson autorise. Train réussit ici à faire de la capitulation quelque chose qui ressemble presque à de la tendresse.
L'histoire commence sur une autoroute, quelque part entre deux vies. Il est "halfway home" — à mi-chemin — quand le téléphone sonne. C'est elle. Il reconnaît immédiatement son état, à sa voix, à la façon dont les mots arrivent. Et dans cette seconde suspendue, Train installe tout le décor de "Blue Brush-Footed Butterfly" : un homme qui sait ce qu'il ressent, qui sait ce qu'il doit faire, et qui n'arrive pas à faire coïncider les deux.
Ce que ça fait d'aimer quelqu'un qu'on ne peut pas sauver
Il y a quelque chose de très particulier dans la manière dont le narrateur parle d'elle — jamais avec rancœur, toujours avec cette admiration teintée d'épuisement. "Such a beautiful lady", dit-il, et on le croit. Il ne cherche pas à la diminuer pour mieux se justifier. Mais il compare son amour à une rolling stone lancée sur une route, et la route c'est lui. Le titre du morceau dit tout : un papillon bleu aux pattes en brosse, magnifique, réel, et fondamentalement impossible à tenir dans la main sans le blesser. Alors il regarde. Il aime. Et il souffre.
La route vers l'abandon
Le mot "fly" qui clôt la chanson — répété, épuré, presque susurré — ressemble moins à une conclusion qu'à une prière. Après deux couplets où le narrateur s'est décrit comme incapable de partir, incapable de rester, "addicted to the pain" comme on l'est à une substance qu'on reconnaît comme destructrice, cette finale ouvre une fenêtre. Laisser voler le papillon, c'est accepter que certaines beautés n'existent que libres. C'est douloureux, mais c'est aussi, quelque part, la seule forme d'amour lucide que la chanson autorise. Train réussit ici à faire de la capitulation quelque chose qui ressemble presque à de la tendresse.