Paroles de la chanson Blue Brush-Footed Butterfly (traduction) par
[Couplet 1]
Au moment où elle a appelé, j'étais à mi-chemin de chez moi
Elle planait, je pouvais le sentir
Toutes ces nuits comme celle-là
L'amour ressemble à une maladie
Avec peu d'espoir de guérir
[Pré-refrain]
Une si belle femme
Mais ton amour est comme un rocher qui roule
Je roule sur la cent-quatre-vingts
Sachant que je dois te laisser partir
[Refrain]
(Elle) Elle est la raison pour laquelle je vis, mais une partie de moi va mourir
Au moment où elle a appelé, j'étais à mi-chemin de chez moi
Elle planait, je pouvais le sentir
Toutes ces nuits comme celle-là
L'amour ressemble à une maladie
Avec peu d'espoir de guérir
[Pré-refrain]
Une si belle femme
Mais ton amour est comme un rocher qui roule
Je roule sur la cent-quatre-vingts
Sachant que je dois te laisser partir
[Refrain]
(Elle) Elle est la raison pour laquelle je vis, mais une partie de moi va mourir
Je lâche prise sur mes tentatives d'apprivoiser un papillon bleu aux pattes brossées
[Couplet 2]
Dans ce jeu silencieux
Comme un papillon de nuit attiré par la flamme
Tu te brûles, mais n'apprends jamais rien
Et me revoilà
Je n'arrive pas à imaginer la fin
Accro à la douleur dans laquelle je suis
[Pré-refrain]
Un si beau film
Mais la fin va te briser le cœur
J'attends juste que quelqu'un me touche
Mais personne ne pourrait jamais jouer son rôle
[Refrain]
[Couplet 2]
Dans ce jeu silencieux
Comme un papillon de nuit attiré par la flamme
Tu te brûles, mais n'apprends jamais rien
Et me revoilà
Je n'arrive pas à imaginer la fin
Accro à la douleur dans laquelle je suis
[Pré-refrain]
Un si beau film
Mais la fin va te briser le cœur
J'attends juste que quelqu'un me touche
Mais personne ne pourrait jamais jouer son rôle
[Refrain]
(Elle) Elle est la raison pour laquelle je vis, mais une partie de moi va mourir
Je lâche prise sur mes tentatives d'apprivoiser un papillon bleu aux pattes brossées
[Outro]
Alors vole
Vole, vole
Vole
Vole, vole
Je lâche prise sur mes tentatives d'apprivoiser un papillon bleu aux pattes brossées
[Outro]
Alors vole
Vole, vole
Vole
Vole, vole
Que racontent les paroles de la chanson Blue Brush-Footed Butterfly (traduction) de Train ?
Un appel reçu trop tard, ou trop tôt
L'histoire commence sur une autoroute, quelque part entre deux vies. Il est "halfway home" — à mi-chemin — quand le téléphone sonne. C'est elle. Il reconnaît immédiatement son état, à sa voix, à la façon dont les mots arrivent. Et dans cette seconde suspendue, Train installe tout le décor de "Blue Brush-Footed Butterfly" : un homme qui sait ce qu'il ressent, qui sait ce qu'il doit faire, et qui n'arrive pas à faire coïncider les deux.
Ce que ça fait d'aimer quelqu'un qu'on ne peut pas sauver
Il y a quelque chose de très particulier dans la manière dont le narrateur parle d'elle — jamais avec rancœur, toujours avec cette admiration teintée d'épuisement. "Such a beautiful lady", dit-il, et on le croit. Il ne cherche pas à la diminuer pour mieux se justifier. Mais il compare son amour à une rolling stone lancée sur une route, et la route c'est lui. Le titre du morceau dit tout : un papillon bleu aux pattes en brosse, magnifique, réel, et fondamentalement impossible à tenir dans la main sans le blesser. Alors il regarde. Il aime. Et il souffre.
La route vers l'abandon
Le mot "fly" qui clôt la chanson — répété, épuré, presque susurré — ressemble moins à une conclusion qu'à une prière. Après deux couplets où le narrateur s'est décrit comme incapable de partir, incapable de rester, "addicted to the pain" comme on l'est à une substance qu'on reconnaît comme destructrice, cette finale ouvre une fenêtre. Laisser voler le papillon, c'est accepter que certaines beautés n'existent que libres. C'est douloureux, mais c'est aussi, quelque part, la seule forme d'amour lucide que la chanson autorise. Train réussit ici à faire de la capitulation quelque chose qui ressemble presque à de la tendresse.
L'histoire commence sur une autoroute, quelque part entre deux vies. Il est "halfway home" — à mi-chemin — quand le téléphone sonne. C'est elle. Il reconnaît immédiatement son état, à sa voix, à la façon dont les mots arrivent. Et dans cette seconde suspendue, Train installe tout le décor de "Blue Brush-Footed Butterfly" : un homme qui sait ce qu'il ressent, qui sait ce qu'il doit faire, et qui n'arrive pas à faire coïncider les deux.
Ce que ça fait d'aimer quelqu'un qu'on ne peut pas sauver
Il y a quelque chose de très particulier dans la manière dont le narrateur parle d'elle — jamais avec rancœur, toujours avec cette admiration teintée d'épuisement. "Such a beautiful lady", dit-il, et on le croit. Il ne cherche pas à la diminuer pour mieux se justifier. Mais il compare son amour à une rolling stone lancée sur une route, et la route c'est lui. Le titre du morceau dit tout : un papillon bleu aux pattes en brosse, magnifique, réel, et fondamentalement impossible à tenir dans la main sans le blesser. Alors il regarde. Il aime. Et il souffre.
La route vers l'abandon
Le mot "fly" qui clôt la chanson — répété, épuré, presque susurré — ressemble moins à une conclusion qu'à une prière. Après deux couplets où le narrateur s'est décrit comme incapable de partir, incapable de rester, "addicted to the pain" comme on l'est à une substance qu'on reconnaît comme destructrice, cette finale ouvre une fenêtre. Laisser voler le papillon, c'est accepter que certaines beautés n'existent que libres. C'est douloureux, mais c'est aussi, quelque part, la seule forme d'amour lucide que la chanson autorise. Train réussit ici à faire de la capitulation quelque chose qui ressemble presque à de la tendresse.