Paroles de la chanson Home To Me par
He said, "Tell me a story
From all of the places you've been"
He said, "Tell me your reason
All of the heaven's your sin"
And I will tell you something you don't know yet
'Cause I, I will lose my mind in all this thing
And he says, "Hold me, love me
Kiss me like the sun and now [0:47 the rainbow's salty?]"
You against my lungs and I'm free
I am free
But wake me up when you need a favor
Wake me up, awake from this dream
I've been killing time, I've been anxious
From all of the places you've been"
He said, "Tell me your reason
All of the heaven's your sin"
And I will tell you something you don't know yet
'Cause I, I will lose my mind in all this thing
And he says, "Hold me, love me
Kiss me like the sun and now [0:47 the rainbow's salty?]"
You against my lungs and I'm free
I am free
But wake me up when you need a favor
Wake me up, awake from this dream
I've been killing time, I've been anxious
Will you come home to me, me?
Wake me up 'cause you needed something
'Cause I don't wanna go back to sleep
I'll be looking back when you call me
Will you come home to me?
You come home to
Something you're looking for
You're looking for in me
I wanna know 'bout you
See all the places you've been
But I know it's just for a moment yet
But let me lose my mind for you again
And he says, "Hold me, love me
Kiss me like the sun and now the rainbow's salty"
You against my lungs and I'm free
I am free
Wake me up 'cause you needed something
'Cause I don't wanna go back to sleep
I'll be looking back when you call me
Will you come home to me?
You come home to
Something you're looking for
You're looking for in me
I wanna know 'bout you
See all the places you've been
But I know it's just for a moment yet
But let me lose my mind for you again
And he says, "Hold me, love me
Kiss me like the sun and now the rainbow's salty"
You against my lungs and I'm free
I am free
But wake me up when you need a favor
Wake me up, awake from this dream
I've been killing time, I've been anxious
Will you come home to me, me?
Wake me up 'cause you needed something
'Cause I don't wanna go back to sleep
I'll be looking back when you call me
Will you come home to me?
Que racontent les paroles de la chanson Home To Me de Tones & I ?
Quelqu'un qui attend dans le noir
Il y a quelque chose d'étrange dans la façon dont "Home To Me" commence. Une conversation, une voix qui demande des histoires, des endroits, des raisons d'être. On est dans une intimité immédiate, comme si la chanson démarrait au milieu d'une nuit dont on n'a pas vu le début. Tones and I pose son univers sans s'expliquer, et c'est exactement ce qui accroche.
Ce que la chanson raconte, c'est l'état d'attente. Pas l'attente romantique et douce des films — plutôt celle qui ronge, celle qu'on appelle "killing time" parce qu'on ne sait pas quoi faire d'autre. La narratrice est là, quelque part entre l'éveil et le sommeil, à surveiller son téléphone sans le dire franchement. "Wake me up when you need a favor" : la phrase sonne comme une capitulation déguisée en disponibilité. Elle dit je suis là pour toi même quand ça ne m'arrange pas, même quand c'est toi qui demandes.
Perdre la tête, en connaissance de cause
Ce qui rend le texte touchant, c'est qu'il n'est pas dupe de lui-même. Quand vient le moment où la narratrice avoue "let me lose my mind for you again", le "again" change tout. Elle sait. Elle a déjà vécu ça, elle sait comment ça finit, et elle choisit quand même de replonger. Ce n'est pas de la faiblesse — c'est une forme de bravade émotionnelle assez rare dans la pop.
Le pont entre les deux protagonistes est physique, presque organique : "you against my lungs". Pas contre le cœur, pas dans les pensées — contre les poumons. La respiration. L'autre devient l'air qu'on respire, et dans cet espace-là, il y a une liberté brève, réelle, un peu surnaturelle.
Rentrer, ou ne jamais partir
La question finale — "will you come home to me" — plane sur tout le morceau comme une lumière qu'on laisse allumée pour quelqu'un qui n'est peut-être plus en chemin. Tones and I ne donne pas de réponse, et c'est bien là la force du texte. L'issue reste ouverte, suspendue entre l'espoir et la résignation. On reste avec cette image d'une personne éveillée dans le noir, qui attend, et qui ne sait pas encore si l'attente valait quelque chose.
Il y a quelque chose d'étrange dans la façon dont "Home To Me" commence. Une conversation, une voix qui demande des histoires, des endroits, des raisons d'être. On est dans une intimité immédiate, comme si la chanson démarrait au milieu d'une nuit dont on n'a pas vu le début. Tones and I pose son univers sans s'expliquer, et c'est exactement ce qui accroche.
Ce que la chanson raconte, c'est l'état d'attente. Pas l'attente romantique et douce des films — plutôt celle qui ronge, celle qu'on appelle "killing time" parce qu'on ne sait pas quoi faire d'autre. La narratrice est là, quelque part entre l'éveil et le sommeil, à surveiller son téléphone sans le dire franchement. "Wake me up when you need a favor" : la phrase sonne comme une capitulation déguisée en disponibilité. Elle dit je suis là pour toi même quand ça ne m'arrange pas, même quand c'est toi qui demandes.
Perdre la tête, en connaissance de cause
Ce qui rend le texte touchant, c'est qu'il n'est pas dupe de lui-même. Quand vient le moment où la narratrice avoue "let me lose my mind for you again", le "again" change tout. Elle sait. Elle a déjà vécu ça, elle sait comment ça finit, et elle choisit quand même de replonger. Ce n'est pas de la faiblesse — c'est une forme de bravade émotionnelle assez rare dans la pop.
Le pont entre les deux protagonistes est physique, presque organique : "you against my lungs". Pas contre le cœur, pas dans les pensées — contre les poumons. La respiration. L'autre devient l'air qu'on respire, et dans cet espace-là, il y a une liberté brève, réelle, un peu surnaturelle.
Rentrer, ou ne jamais partir
La question finale — "will you come home to me" — plane sur tout le morceau comme une lumière qu'on laisse allumée pour quelqu'un qui n'est peut-être plus en chemin. Tones and I ne donne pas de réponse, et c'est bien là la force du texte. L'issue reste ouverte, suspendue entre l'espoir et la résignation. On reste avec cette image d'une personne éveillée dans le noir, qui attend, et qui ne sait pas encore si l'attente valait quelque chose.