Paroles de la chanson Intranquilles par
On naît là où tout crame
On danse devant les flammes
Y a plus d'oiseaux ici
Seuls des drones dans la nuit
On sort des interstices
On tient et on résiste
On change les trajectoires
On reprend le pouvoir
Des fleurs poussent sur les ruines
Nos luttes y prennent racine
On crie depuis les marges
Plus de maîtres et de cages
On fait sauter les ponts
Les murs de la raison
On s'est trompés d'ennemis
On danse devant les flammes
Y a plus d'oiseaux ici
Seuls des drones dans la nuit
On sort des interstices
On tient et on résiste
On change les trajectoires
On reprend le pouvoir
Des fleurs poussent sur les ruines
Nos luttes y prennent racine
On crie depuis les marges
Plus de maîtres et de cages
On fait sauter les ponts
Les murs de la raison
On s'est trompés d'ennemis
Siamo tutti antifascisti
Debout et intranquilles
Nos colères sont fertiles
A bas la discipline
Des parcs dans les parkings
De l'art partout tout le temps
Redevenir des enfants
Des forêts dans la ville
Debout et intranquilles
Debout et intranquilles
Debout et intranquilles
Nos colères sont fertiles
A bas la discipline
Des parcs dans les parkings
De l'art partout tout le temps
Redevenir des enfants
Des forêts dans la ville
Debout et intranquilles
Debout et intranquilles
Que racontent les paroles de la chanson Intranquilles de Tim Dup ?
Quelque chose brûle, mais ce n'est pas fini
Il y a dans "Intranquilles" une énergie particulière, celle de gens qui ont regardé le monde s'abîmer et qui ont décidé de ne pas se résigner pour autant. Tim Dup ouvre le morceau sur une image saisissante : on naît dans les flammes, on danse devant elles. Ce n'est pas du nihilisme — c'est une façon de dire qu'on n'a pas choisi l'époque, mais qu'on peut choisir comment s'y tenir.
Le ciel appartient aux drones, maintenant
La chanson installe très vite un paysage reconnaissable : plus d'oiseaux, "seuls des drones dans la nuit". Cette image frappe parce qu'elle est à la fois poétique et brutalement contemporaine. Le ciel qui était le symbole de la liberté est devenu un espace de surveillance. Pourtant, face à ça, le texte ne pleure pas — il cherche les failles, "les interstices", ces petits espaces entre les mailles du filet où quelque chose peut encore pousser, résister, changer de trajectoire.
Au fil du texte, on sent que Tim Dup parle à un "on" collectif, une communauté floue mais réelle, faite de gens qui crient "depuis les marges" et qui refusent "les maîtres et les cages". L'irruption soudaine de l'italien — "siamo tutti antifascisti", nous sommes tous antifascistes — élargit ce cercle au-delà des frontières, rattache la chanson à une histoire longue de résistance populaire. Ce n'est pas une posture, c'est une filiation.
Redevenir sauvages, redevenir enfants
C'est dans le refrain que la chanson s'ouvre vraiment. "Des parcs dans les parkings", "des forêts dans la ville", "redevenir des enfants" — Tim Dup ne propose pas un programme politique au sens strict, mais quelque chose de plus viscéral : un retour au vivant, au jeu, à ce qu'on a laissé bétonner en nous autant qu'autour de nous. "Nos colères sont fertiles" — cette phrase résume tout. L'intranquillité du titre n'est pas une maladie à soigner. C'est la preuve qu'on est encore debout, encore capables de vouloir autre chose.
Il y a dans "Intranquilles" une énergie particulière, celle de gens qui ont regardé le monde s'abîmer et qui ont décidé de ne pas se résigner pour autant. Tim Dup ouvre le morceau sur une image saisissante : on naît dans les flammes, on danse devant elles. Ce n'est pas du nihilisme — c'est une façon de dire qu'on n'a pas choisi l'époque, mais qu'on peut choisir comment s'y tenir.
Le ciel appartient aux drones, maintenant
La chanson installe très vite un paysage reconnaissable : plus d'oiseaux, "seuls des drones dans la nuit". Cette image frappe parce qu'elle est à la fois poétique et brutalement contemporaine. Le ciel qui était le symbole de la liberté est devenu un espace de surveillance. Pourtant, face à ça, le texte ne pleure pas — il cherche les failles, "les interstices", ces petits espaces entre les mailles du filet où quelque chose peut encore pousser, résister, changer de trajectoire.
Au fil du texte, on sent que Tim Dup parle à un "on" collectif, une communauté floue mais réelle, faite de gens qui crient "depuis les marges" et qui refusent "les maîtres et les cages". L'irruption soudaine de l'italien — "siamo tutti antifascisti", nous sommes tous antifascistes — élargit ce cercle au-delà des frontières, rattache la chanson à une histoire longue de résistance populaire. Ce n'est pas une posture, c'est une filiation.
Redevenir sauvages, redevenir enfants
C'est dans le refrain que la chanson s'ouvre vraiment. "Des parcs dans les parkings", "des forêts dans la ville", "redevenir des enfants" — Tim Dup ne propose pas un programme politique au sens strict, mais quelque chose de plus viscéral : un retour au vivant, au jeu, à ce qu'on a laissé bétonner en nous autant qu'autour de nous. "Nos colères sont fertiles" — cette phrase résume tout. L'intranquillité du titre n'est pas une maladie à soigner. C'est la preuve qu'on est encore debout, encore capables de vouloir autre chose.