Paroles de la chanson Liar's Remorse par
Your attention please
I wondered if an assailant passed this way
Was a friend that I once knew, flew in from L.A.
Oh, a lesson that I learned a long, long time ago
Reminded me of my lonesome self
That old wrinkled shadow
And I'm, I count my blessings then
I know nobody understands
I waste my days away
You don't have love because you don't want pain
Woah, no, no
You don't want pain because you don't have trust
Woah, no, no
You don't have trust, so you don't have love
Woah, no, no
I wondered if an assailant passed this way
Was a friend that I once knew, flew in from L.A.
Oh, a lesson that I learned a long, long time ago
Reminded me of my lonesome self
That old wrinkled shadow
And I'm, I count my blessings then
I know nobody understands
I waste my days away
You don't have love because you don't want pain
Woah, no, no
You don't want pain because you don't have trust
Woah, no, no
You don't have trust, so you don't have love
Woah, no, no
You don't have love because you just can't take the pain
And there was a time, sat there like a dog
He was the one, now he's away riding the radio waves
Get the fuck out the way
We can have all the things you want, okay
Listen to the AI tell you what to do today, oh
I waste my days away instead of giving it a voice
I want to play my game
You don't have love 'cause you don't want pain
Woah, no, no
You don't want pain 'cause you don't want trust
Woah, no, no
You don't have trust, so you don't have love
And there was a time, sat there like a dog
He was the one, now he's away riding the radio waves
Get the fuck out the way
We can have all the things you want, okay
Listen to the AI tell you what to do today, oh
I waste my days away instead of giving it a voice
I want to play my game
You don't have love 'cause you don't want pain
Woah, no, no
You don't want pain 'cause you don't want trust
Woah, no, no
You don't have trust, so you don't have love
Woah, no, no
You don't got love, you just can't stand the pain
Don't want love because you don't want pain
Woah, no, no
You don't want pain because you don't have trust
Woah, no, no
You don't want trust 'cause you don't want love
Woah, no, no
You don't want love, you just don't want the pain
Taking too long, please send us a song
How can I do this all on my own?
Never a secret, all down the tubes
Putting your feet up, wrong attitude
Hiding a secret is nothing new
A reservation, dinner for two
Something inside is bubbling up
You don't got love, you just can't stand the pain
Don't want love because you don't want pain
Woah, no, no
You don't want pain because you don't have trust
Woah, no, no
You don't want trust 'cause you don't want love
Woah, no, no
You don't want love, you just don't want the pain
Taking too long, please send us a song
How can I do this all on my own?
Never a secret, all down the tubes
Putting your feet up, wrong attitude
Hiding a secret is nothing new
A reservation, dinner for two
Something inside is bubbling up
We gotta go somewhere to get drunk
A reservation, dinner for two
A reservation, dinner for two
Que racontent les paroles de la chanson Liar's Remorse de The Strokes ?
L'ami qui ressemble à un ennemi
Il y a quelque chose d'étrange dans la façon dont la chanson commence. Une annonce qui ressemble à un avis de recherche : "Your attention please, I wondered if an assailant passed this way". Et puis la chute, douce et cruelle à la fois — cet assaillant, c'est un ami. Quelqu'un qui venait de L.A., quelqu'un qu'on connaissait. The Strokes posent d'emblée cette ambiguïté entre la proximité et la menace, entre ce qu'on croyait connaître et ce que le temps finit par révéler.
Le narrateur se retrouve face à lui-même, à "that old wrinkled shadow" — cette ombre vieillissante qui lui renvoie l'image de sa propre solitude. Il compte ses bénédictions, mais personne ne comprend vraiment. Il laisse filer ses journées. Il y a dans ces couplets une résignation presque confortable, le genre d'engourdissement qu'on finit par confondre avec la paix.
Le piège que l'on se tend à soi-même
Et puis le refrain arrive comme une évidence douloureuse. Pas de drame, pas d'explosion — juste cette mécanique impitoyable énoncée à voix haute : sans confiance, pas d'amour ; sans amour, retour à la douleur ; et ainsi de suite, indéfiniment. La chanson tourne en rond exprès. Elle mime le fonctionnement interne de quelqu'un qui se protège si bien qu'il finit par se couper de tout ce qu'il voulait préserver.
La version du refrain évolue subtilement d'un passage à l'autre — "you don't want trust" remplace "you don't have trust", glissement minuscule qui dit pourtant tout : ce n'est plus une question d'incapacité, c'est une question de choix.
Bulles de surface et dîner pour deux
La fin de la chanson change de registre. "Something inside is bubbling up" — quelque chose remonte, une tension qui cherche une sortie. La répétition de "a reservation, dinner for two" crée une image suspendue, presque cinématographique : deux personnes à une table, un secret qu'on ne partage pas, une intimité de façade. "Hiding a secret is nothing new", chante le narrateur avec une désinvolture qui sonne faux.
"Liar's Remorse" ne raconte pas une trahison spectaculaire. Elle décrit quelque chose de plus ordinaire et de plus difficile à nommer — le mensonge tranquille qu'on se fait à soi-même quand on préfère gâcher ses journées plutôt que de prendre le risque de vraiment ressentir quelque chose.
Il y a quelque chose d'étrange dans la façon dont la chanson commence. Une annonce qui ressemble à un avis de recherche : "Your attention please, I wondered if an assailant passed this way". Et puis la chute, douce et cruelle à la fois — cet assaillant, c'est un ami. Quelqu'un qui venait de L.A., quelqu'un qu'on connaissait. The Strokes posent d'emblée cette ambiguïté entre la proximité et la menace, entre ce qu'on croyait connaître et ce que le temps finit par révéler.
Le narrateur se retrouve face à lui-même, à "that old wrinkled shadow" — cette ombre vieillissante qui lui renvoie l'image de sa propre solitude. Il compte ses bénédictions, mais personne ne comprend vraiment. Il laisse filer ses journées. Il y a dans ces couplets une résignation presque confortable, le genre d'engourdissement qu'on finit par confondre avec la paix.
Le piège que l'on se tend à soi-même
Et puis le refrain arrive comme une évidence douloureuse. Pas de drame, pas d'explosion — juste cette mécanique impitoyable énoncée à voix haute : sans confiance, pas d'amour ; sans amour, retour à la douleur ; et ainsi de suite, indéfiniment. La chanson tourne en rond exprès. Elle mime le fonctionnement interne de quelqu'un qui se protège si bien qu'il finit par se couper de tout ce qu'il voulait préserver.
La version du refrain évolue subtilement d'un passage à l'autre — "you don't want trust" remplace "you don't have trust", glissement minuscule qui dit pourtant tout : ce n'est plus une question d'incapacité, c'est une question de choix.
Bulles de surface et dîner pour deux
La fin de la chanson change de registre. "Something inside is bubbling up" — quelque chose remonte, une tension qui cherche une sortie. La répétition de "a reservation, dinner for two" crée une image suspendue, presque cinématographique : deux personnes à une table, un secret qu'on ne partage pas, une intimité de façade. "Hiding a secret is nothing new", chante le narrateur avec une désinvolture qui sonne faux.
"Liar's Remorse" ne raconte pas une trahison spectaculaire. Elle décrit quelque chose de plus ordinaire et de plus difficile à nommer — le mensonge tranquille qu'on se fait à soi-même quand on préfère gâcher ses journées plutôt que de prendre le risque de vraiment ressentir quelque chose.