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Paroles de la chanson Crowns Of England par

The butcher's apron wavin' in the fragrant London smog
Just makes me want to go beyond a-workin' in the bog
Their eyes get wide as I start to sing, the songs of Fenian men
And they don't know if they should clap, or throw me out again

For all the crowns in England
I couldn't quench my thirst
I wandered back to Dundalk town
The place that quenched it first

Winston's little smushed up face and beady little eyes
Look down at me from his golden frame, with a face full of despise
There's no photos of Maggie or Pecker on the walls
The lads over here don't sing or dance, they just watch football

For all the crowns in England
I couldn't quench my thirst
I wandered back to Dundalk town
The place that quenched it first

They come from every county, they traded in their boots
The army and the navy are gettin' new recruits
I said, "My name's Charles Hendy and I come from Dundalk town
And when I see your George's Cross, I want to pull it down!"

For all the crowns in England
I couldn't quench my thirst
I wandered back to Dundalk town
The place that quenched it first

And when I'm far from Erin's shore
And I hear the piper's drone
I close my eyes and step on-board
And in no time I'm home

Que racontent les paroles de la chanson Crowns Of England de The Mary Wallopers ?

Le pub, l'Union Jack, et la soif qui ne passe pas

Imaginez un homme de Dundalk, quelque part dans un pub londonien, qui se met à chanter des airs républicains irlandais sous le portrait encadré de Winston Churchill. Voilà l'image que The Mary Wallopers convoquent dès l'ouverture de "Crowns Of England" — et c'est une image à la fois drôle, inconfortable, et profondément vraie.

Le groupe de Dundalk a ce talent particulier de faire sonner le folk irlandais comme une conversation de comptoir un peu enflammée. Ici, le narrateur raconte sa vie d'émigrant avec un mélange de provocation tranquille et de mélancolie à peine voilée. Il observe autour de lui des compatriotes qui ont "traded in their boots" pour rejoindre l'armée ou la marine britannique, et lui, il leur annonce fièrement : "My name's Charles Hendy and I come from Dundalk town / And when I see your George's Cross, I want to pull it down !" C'est dit avec le sourire, mais c'est dit quand même.

Dundalk comme boussole intérieure

Ce qui rend la chanson si attachante, c'est qu'elle ne tombe jamais dans la colère pure. Le vrai sujet, c'est l'appartenance. Toutes les couronnes d'Angleterre ne peuvent pas étancher cette soif-là — cette soif d'être chez soi, de reconnaître les visages, de chanter sans que personne hésite à applaudir. Dundalk n'est pas idéalisée, elle est simplement le lieu où la soif a été étanchée pour la première fois, et ça, ça ne s'oublie pas.

La chanson se termine dans un souffle presque silencieux. Loin des côtes irlandaises, le narrateur ferme les yeux sur le bourdonnement d'une cornemuse et rentre chez lui en imagination. Après l'ironie du portrait de Churchill et les provocations au pub, cette image finale a une douceur inattendue. The Mary Wallopers réussissent quelque chose d'assez rare : faire d'une chanson politique quelque chose d'universel, le genre de morceau que l'on comprend dans les tripes même si on n'a jamais entendu parler des Fenians ni du "butcher's apron".

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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