Paroles de la chanson Glass Onion par
I told you about strawberry fields
You know the place where nothing is real
Well here's another place you can go
Where everything flows.
Looking through the bent backed tulips
To see how the other half live
Looking through a glass onion.
I told you about the walrus and me-man
You know that we're as close as can be-man
Well here's another clue for you all
The walrus was Paul.
Standing on the cast iron shore-yeah
Lady Madonna trying to make ends meet-yeah
Looking through a glass onion.
You know the place where nothing is real
Well here's another place you can go
Where everything flows.
Looking through the bent backed tulips
To see how the other half live
Looking through a glass onion.
I told you about the walrus and me-man
You know that we're as close as can be-man
Well here's another clue for you all
The walrus was Paul.
Standing on the cast iron shore-yeah
Lady Madonna trying to make ends meet-yeah
Looking through a glass onion.
I told you about the fool on the hill
I tell you man he living there still
Well here's another place you can be
Listen to me.
Fixing a hole in the ocean
Trying to make a dove-tail joint-yeah
Looking through a glass onion.
I tell you man he living there still
Well here's another place you can be
Listen to me.
Fixing a hole in the ocean
Trying to make a dove-tail joint-yeah
Looking through a glass onion.
Que racontent les paroles de la chanson Glass Onion de The Beatles ?
Un oignon sans larmes, mais avec beaucoup d'ironie
Imaginez John Lennon, assis en studio en 1968, légèrement agacé par des années de fans qui cherchent des messages cachés dans chaque syllabe, chaque note. Alors il décide de jouer le jeu — mais à sa façon. Il prend plusieurs de leurs chansons les plus emblématiques, les convoque dans un même texte, et les transforme en labyrinthe. Bienvenue dans « Glass Onion », l'une des blagues les plus sophistiquées de toute l'histoire du rock.
Des visites guidées qui mènent nulle part
La chanson fonctionne comme une série de portes ouvertes sur des pièces vides. On retrouve Strawberry Fields, ce lieu où "nothing is real", puis la Fool on the Hill, puis Lady Madonna qui peine à joindre les deux bouts. Chaque couplet commence par un "I told you" presque condescendant — comme si Lennon s'adressait à des élèves trop curieux. Il leur dit : je vous ai déjà montré tout ça, et vous n'avez toujours rien compris. Alors voilà, encore un indice. Et l'indice est absurde. "Fixing a hole in the ocean" — réparer un trou dans l'océan — c'est une image qui refuse obstinément d'avoir un sens, et c'est exactement là où réside le génie du texte.
Le morse, Paul, et le sourire en coin de Lennon
Le moment le plus jouissif reste cette déclaration lancée comme une bombe : "the walrus was Paul". Dans I Am the Walrus, Lennon s'était lui-même identifié à l'animal. Ici il réattribue le rôle à McCartney, sans explication, sans justification. C'est un pied de nez monumental aux théoriciens du complot beatlesien, à ceux qui scrutaient les pochettes à la loupe pour y déceler des messages. L'oignon en verre du titre dit tout : on croit voir à travers, mais on ne voit que son propre reflet. « Glass Onion » reste une chanson qui vieillit magnifiquement, précisément parce qu'elle anticipe et dévore d'avance toutes les tentatives de l'expliquer.
Imaginez John Lennon, assis en studio en 1968, légèrement agacé par des années de fans qui cherchent des messages cachés dans chaque syllabe, chaque note. Alors il décide de jouer le jeu — mais à sa façon. Il prend plusieurs de leurs chansons les plus emblématiques, les convoque dans un même texte, et les transforme en labyrinthe. Bienvenue dans « Glass Onion », l'une des blagues les plus sophistiquées de toute l'histoire du rock.
Des visites guidées qui mènent nulle part
La chanson fonctionne comme une série de portes ouvertes sur des pièces vides. On retrouve Strawberry Fields, ce lieu où "nothing is real", puis la Fool on the Hill, puis Lady Madonna qui peine à joindre les deux bouts. Chaque couplet commence par un "I told you" presque condescendant — comme si Lennon s'adressait à des élèves trop curieux. Il leur dit : je vous ai déjà montré tout ça, et vous n'avez toujours rien compris. Alors voilà, encore un indice. Et l'indice est absurde. "Fixing a hole in the ocean" — réparer un trou dans l'océan — c'est une image qui refuse obstinément d'avoir un sens, et c'est exactement là où réside le génie du texte.
Le morse, Paul, et le sourire en coin de Lennon
Le moment le plus jouissif reste cette déclaration lancée comme une bombe : "the walrus was Paul". Dans I Am the Walrus, Lennon s'était lui-même identifié à l'animal. Ici il réattribue le rôle à McCartney, sans explication, sans justification. C'est un pied de nez monumental aux théoriciens du complot beatlesien, à ceux qui scrutaient les pochettes à la loupe pour y déceler des messages. L'oignon en verre du titre dit tout : on croit voir à travers, mais on ne voit que son propre reflet. « Glass Onion » reste une chanson qui vieillit magnifiquement, précisément parce qu'elle anticipe et dévore d'avance toutes les tentatives de l'expliquer.