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Paroles de la chanson Un autre monde par Telephone

Auteur :
Aubert
Compositeur :
Aubert, Marienneau, Kolinka, Bertignac
Éditeur :
Universal Music Publishing

Paroles de Jean-louis AUBERT
Musique de Jean-louis AUBERT, Corine MARIENNEAU, Richard KOLINKA, Louis BERTIGNAC
© UNIVERSAL MUSIC PUBLISHING

Paroles de la chanson Un autre monde par

Je rêvais d'un autre monde
Où la Terre serait ronde
Où la lune serait blonde
Et la vie serait féconde

Je dormais à poings fermés
Je ne voyais plus en pied
Je rêvais réalité
Ma réalité

Je rêvais d'une autre Terre
Qui resterait un mystère
Une Terre moins terre à terre
Oui je voulais tout foutre en l'air

Je marchais les yeux fermés
Je ne voyais plus mes pieds
Je rêvais réalité
Ma réalité m'a alité

Oui je rêvais de notre monde
Et la Terre est bien ronde
Et la lune est si blonde
Ce soir dansent les ombres du monde

A la rêver immobile
Elle m'a trouvé bien futile
Mais quand bouger l'a faite tourner
Ma réalité m'a pardonné
M’a pardonné
Ma réalité m’a pardonné

Dansent les ombres du monde
Dansent les ombres du monde
Dansent les ombres du monde
Dansent les ombres du monde

Hé ! Hé !

Dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent,
dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent

Dansent les ombres du monde.

Que racontent les paroles de la chanson Un autre monde de Telephone ?

Les yeux fermés sur un monde qu'on réinvente

Il y a dans "Un autre monde" quelque chose qui ressemble à un aveu. Pas le genre d'aveu qu'on fait à voix haute, plutôt celui qu'on murmure dans l'obscurité, entre deux rêves. Téléphone ouvre la chanson sur un désir presque enfantin : rêver d'une Terre différente, plus mystérieuse, moins "terre à terre" — le mot est lâché avec une ironie douce, presque tendre.

La fuite en dedans

Au fil des couplets, on suit un personnage qui marche les yeux clos, qui dort à poings fermés. Il ne cherche pas à changer le monde dehors ; il le reconstruit dedans. La lune est blonde, la vie est féconde, et tout cela a la texture un peu floue des utopies qu'on n'ose pas formuler trop clairement. C'est beau et c'est fragile, comme ces lendemains qu'on planifie juste avant de s'endormir. Mais la réalité finit par se rappeler à lui — et pas gentiment. Elle "l'a alité". Ce mot, jeté presque en passant à la fin du deuxième refrain, change tout. Le rêveur a trop rêvé, et son corps en a payé le prix.

Quand les ombres se mettent à danser

C'est là que la chanson prend une tournure inattendue, presque lumineuse. Parce que Téléphone ne conclut pas sur la défaite du rêve, mais sur sa transformation. "Quand bouger l'a faite tourner, ma réalité m'a pardonné" : il suffisait de se mettre en mouvement. De cesser d'attendre que le monde coïncide avec l'idéal pour commencer à le vivre tel qu'il est. Et soudain, les ombres dansent. Ce refrain final, martelé, presque rituel, a quelque chose d'un exorcisme joyeux — la chanson se libère elle-même de sa propre mélancolie.

On ressort de "Un autre monde" avec cette impression étrange d'avoir rêvé éveillé, et d'avoir trouvé ça suffisant.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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