Paroles de la chanson Mons et merveilles par TeddyBear
Mons et Merveilles
Je grandis un peu tous les jours, j'ai plus les même problèmes qu'avant
Parfois je tombe encore quand je cours, mais c'est moi qui met les pansements
J'ai une grand-mère qui a peur de rien, qui me dit vas-y fonce dans le mur, au moins t'éviteras tous les autres, y'a rien de mieux que vivre à la dur
Oui mais je vois trop la vie en rose, pendant les matchs de foot, je cueillais des pâquerettes à ma mère, donc on se prenait des buts, puis je me faisais crier dessus par les parents des futurs MBappé
Mais elle avait le sourire jusqu'aux lèvres et je crois que c'est ça le but
Je grandis un peu tous les jours, j'ai plus les même problèmes qu'avant
Parfois je tombe encore quand je cours, mais c'est moi qui met les pansements
J'ai une grand-mère qui a peur de rien, qui me dit vas-y fonce dans le mur, au moins t'éviteras tous les autres, y'a rien de mieux que vivre à la dur
Oui mais je vois trop la vie en rose, pendant les matchs de foot, je cueillais des pâquerettes à ma mère, donc on se prenait des buts, puis je me faisais crier dessus par les parents des futurs MBappé
Mais elle avait le sourire jusqu'aux lèvres et je crois que c'est ça le but
J'me disais qu'elle est nulle, la vie d'adulte
Moi la nuit quand je trouve pas le sommeil
Sur mon corps je compte les bleus
Je me raconte que la vie est belle
J'dis que j'ai de la poussière dans les yeux
Moi la nuit quand je trouve pas le sommeil
Je m'invente un monde où tout est mieux
Je repense à Mons et merveille, et
C'est vermeilleux
Je fais belles crises de panique, mais j'en rigole et ça va mieux
C'est ma petite pause de la journée, faut bien s'envoyer dans les cieux
J'ai toutes les maladies de la terre, c'est internet qui me l'a dit, et ça fait marrer ma grand-mère, qui soigne un cancer dans son lit
Moi la nuit quand je trouve pas le sommeil
Sur mon corps je compte les bleus
Je me raconte que la vie est belle
J'dis que j'ai de la poussière dans les yeux
Moi la nuit quand je trouve pas le sommeil
Je m'invente un monde où tout est mieux
Je repense à Mons et merveille, et
C'est vermeilleux
Je fais belles crises de panique, mais j'en rigole et ça va mieux
C'est ma petite pause de la journée, faut bien s'envoyer dans les cieux
J'ai toutes les maladies de la terre, c'est internet qui me l'a dit, et ça fait marrer ma grand-mère, qui soigne un cancer dans son lit
Je fais de la musique, j'ai pas de copine parce que j'oublie que je devais la voir, je révise mes textes il faut pas trop en demander à ma mémoire
Mes potes sont toujours les mêmes, ils comprennent rien à mes idées, les gens te prennent pour un con
Tant que t'as pas des milliers de victoires
Et oui j'ai peur, d'la vie d'adulte
Moi la nuit quand je trouve pas le sommeil
Sur mon corps je compte les bleus
Je me raconte que la vie est belle
J'dis que j'ai de la poussière dans les yeux
Moi la nuit quand je trouve pas le sommeil
Je m'invente un monde où tout est mieux
Je repense à Mons et merveille, et
C'est vermeilleux
Mes potes sont toujours les mêmes, ils comprennent rien à mes idées, les gens te prennent pour un con
Tant que t'as pas des milliers de victoires
Et oui j'ai peur, d'la vie d'adulte
Moi la nuit quand je trouve pas le sommeil
Sur mon corps je compte les bleus
Je me raconte que la vie est belle
J'dis que j'ai de la poussière dans les yeux
Moi la nuit quand je trouve pas le sommeil
Je m'invente un monde où tout est mieux
Je repense à Mons et merveille, et
C'est vermeilleux
Mais ça vite je me prends des droites et je fais comme si ça me touchait pas
Pleurer maintenant c'est vous donner une raison de plus de rire de moi
Alors je suis grand, je souris fort, je serre la main, la serre fort, comme je serre fort la poignée de ma Vespa
Moi la nuit quand je trouve pas le sommeil,
Sur mon corps je compte les bleus
Je me raconte que la vie est belle
J'dis que j'ai de la poussière dans les yeux
Moi la nuit quand je trouve pas le sommeil
Je m'invente un monde où tout est mieux
Je repense à Mons et merveille, et
C'est vermeilleux
Que racontent les paroles de la chanson Mons et merveilles de TeddyBear ?
La nuit, les bleus, et un mot inventé
Il y a des chansons qui arrivent comme un message qu'on n'attendait pas, écrit par quelqu'un qu'on ne connaît pas, mais qui décrit exactement ce qu'on ressent à trois heures du matin quand le sommeil refuse de venir. "Mons et merveilles" de TeddyBear est de celles-là. Dès les premières lignes, on est dans un monde familier et bancal — celui d'un type qui grandit malgré lui, qui tombe encore quand il court, mais qui pose ses propres pansements désormais. C'est peu, et c'est immense.
Une grand-mère, des pâquerettes, et la peur d'être grand
Ce qui rend ce texte attachant, c'est la façon dont TeddyBear mélange le trivial et l'essentiel sans jamais forcer l'émotion. Il y a cette scène de match de foot où, au lieu de défendre, il cueillait des pâquerettes pour sa mère pendant que les parents des "futurs Mbappé" hurlaient sur le bord du terrain. Et elle, elle souriait. "Je crois que c'est ça le but" — le jeu de mots est là, décontracté, mais il porte quelque chose de vrai sur ce que signifie vraiment réussir quelque chose. Puis il y a la grand-mère, figure centrale et solaire, qui soigne un cancer dans son lit et rit quand son petit-fils lui annonce qu'internet vient de lui diagnostiquer douze maladies mortelles. Ces deux femmes dessinent en creux le modèle de résilience auquel le narrateur aspire sans vraiment y arriver encore.
Vermeilleux — un refuge orthographié à la main
La nuit, tout change. Le personnage qui sourit fort, "serre la main, la serre fort", compte ses bleus dans le noir et se raconte que la vie est belle. Le "j'dis que j'ai de la poussière dans les yeux" est l'une de ces formules qui font mal précisément parce qu'elles n'insistent pas. Et au milieu de tout ça, il y a "Mons et merveilles" — ce souvenir ou ce lieu imaginaire auquel il repense pour tenir —, et ce mot fabriqué, "vermeilleux", qui n'existe dans aucun dictionnaire mais qu'on comprend immédiatement. Rouge et lumineux, un peu enfantin, un peu abîmé. TeddyBear ne prétend pas avoir résolu quoi que ce soit. Il dit juste que certains souvenirs suffisent à passer la nuit.
Il y a des chansons qui arrivent comme un message qu'on n'attendait pas, écrit par quelqu'un qu'on ne connaît pas, mais qui décrit exactement ce qu'on ressent à trois heures du matin quand le sommeil refuse de venir. "Mons et merveilles" de TeddyBear est de celles-là. Dès les premières lignes, on est dans un monde familier et bancal — celui d'un type qui grandit malgré lui, qui tombe encore quand il court, mais qui pose ses propres pansements désormais. C'est peu, et c'est immense.
Une grand-mère, des pâquerettes, et la peur d'être grand
Ce qui rend ce texte attachant, c'est la façon dont TeddyBear mélange le trivial et l'essentiel sans jamais forcer l'émotion. Il y a cette scène de match de foot où, au lieu de défendre, il cueillait des pâquerettes pour sa mère pendant que les parents des "futurs Mbappé" hurlaient sur le bord du terrain. Et elle, elle souriait. "Je crois que c'est ça le but" — le jeu de mots est là, décontracté, mais il porte quelque chose de vrai sur ce que signifie vraiment réussir quelque chose. Puis il y a la grand-mère, figure centrale et solaire, qui soigne un cancer dans son lit et rit quand son petit-fils lui annonce qu'internet vient de lui diagnostiquer douze maladies mortelles. Ces deux femmes dessinent en creux le modèle de résilience auquel le narrateur aspire sans vraiment y arriver encore.
Vermeilleux — un refuge orthographié à la main
La nuit, tout change. Le personnage qui sourit fort, "serre la main, la serre fort", compte ses bleus dans le noir et se raconte que la vie est belle. Le "j'dis que j'ai de la poussière dans les yeux" est l'une de ces formules qui font mal précisément parce qu'elles n'insistent pas. Et au milieu de tout ça, il y a "Mons et merveilles" — ce souvenir ou ce lieu imaginaire auquel il repense pour tenir —, et ce mot fabriqué, "vermeilleux", qui n'existe dans aucun dictionnaire mais qu'on comprend immédiatement. Rouge et lumineux, un peu enfantin, un peu abîmé. TeddyBear ne prétend pas avoir résolu quoi que ce soit. Il dit juste que certains souvenirs suffisent à passer la nuit.