Paroles de la chanson Le Plus Beau par
Je voudrais être beau ou un truc comme ça
Être fier de ma belle gueule déjà
Avoir un corps à rendre imbécile
La moindre fille qui passe ou le moindre gars
Jamais commandé de jeux vidéo
Je suis pas celui qui s'inspire de la vie des autres
Mais donnez-moi quand même quelques abdos
En gros, pas être celui qu'on appelle "gentil gros"
J'ai jamais fait l'amour sous la lumière
Peut-être pas assez amoureux de moi
C'est là que toutes les idées s'éclairent
Je suis peut-être pas le plus beau
Être fier de ma belle gueule déjà
Avoir un corps à rendre imbécile
La moindre fille qui passe ou le moindre gars
Jamais commandé de jeux vidéo
Je suis pas celui qui s'inspire de la vie des autres
Mais donnez-moi quand même quelques abdos
En gros, pas être celui qu'on appelle "gentil gros"
J'ai jamais fait l'amour sous la lumière
Peut-être pas assez amoureux de moi
C'est là que toutes les idées s'éclairent
Je suis peut-être pas le plus beau
Oui mais on t'emmerde moi et mes défauts
Plus ça va plus on s'aime
Je suis peut-être pas le plus beau
Mais je suis beau quand même avec mes défauts
Sur la vie de ma mère
Je voudrais être fort ou un truc comme ça
Devant ceux qui regardent de haut et qui pensent pas tout bas
Parce que les "Vas y ! Cours plus vite gamin !"
Résonnent en synchro avec les boules de graisse
Qu'est-ce que je serais devenu si j'avais été le grand brun
Dépourvu de toute ma foutue maladresse
Est-ce que je me serais lancé dans ce grand bain
Auriez-vous même une idée de ce qu'est mon faciès
Je me suis déjà retrouvé maintes fois
Plus ça va plus on s'aime
Je suis peut-être pas le plus beau
Mais je suis beau quand même avec mes défauts
Sur la vie de ma mère
Je voudrais être fort ou un truc comme ça
Devant ceux qui regardent de haut et qui pensent pas tout bas
Parce que les "Vas y ! Cours plus vite gamin !"
Résonnent en synchro avec les boules de graisse
Qu'est-ce que je serais devenu si j'avais été le grand brun
Dépourvu de toute ma foutue maladresse
Est-ce que je me serais lancé dans ce grand bain
Auriez-vous même une idée de ce qu'est mon faciès
Je me suis déjà retrouvé maintes fois
En haut de la maison à me demander
Qu'est-ce que ça fait si je me lance du toit
Pour faire de moi de la pâte à modeler
J'inondais mon lit de larmes de veines
J'ai pas toujours eu que des idées blanches
Heureusement mes draps sont des draps étanches
Je suis peut-être pas le plus beau
Oui mais on t'emmerde moi et mes défauts
Plus ça va plus on s'aime
Je suis peut-être pas le plus beau
Mais je suis beau quand même avec mes défauts
Sur la vie de ma mère
Alors à tous les pas beaux
À tous les laids et fiers de l'être
À tous les malades invisibles
À tous les tristes de leur tête
Qu'est-ce que ça fait si je me lance du toit
Pour faire de moi de la pâte à modeler
J'inondais mon lit de larmes de veines
J'ai pas toujours eu que des idées blanches
Heureusement mes draps sont des draps étanches
Je suis peut-être pas le plus beau
Oui mais on t'emmerde moi et mes défauts
Plus ça va plus on s'aime
Je suis peut-être pas le plus beau
Mais je suis beau quand même avec mes défauts
Sur la vie de ma mère
Alors à tous les pas beaux
À tous les laids et fiers de l'être
À tous les malades invisibles
À tous les tristes de leur tête
Ceux qui ne voient que leurs défauts
Dès qu'ils passent devant la fenêtre
Ah mais qu'on est merveilleux
Le saviez-vous que
C'est moi le plus beau
Et on t'emmerde moi et mes défauts
Parce qu'on s'aime
C'est moi le plus beau
Et c'est pas la peine de dire le contraire
C'est l'avis de ma mère
Dès qu'ils passent devant la fenêtre
Ah mais qu'on est merveilleux
Le saviez-vous que
C'est moi le plus beau
Et on t'emmerde moi et mes défauts
Parce qu'on s'aime
C'est moi le plus beau
Et c'est pas la peine de dire le contraire
C'est l'avis de ma mère
Que racontent les paroles de la chanson Le Plus Beau de TeddyBear ?
La nuit où TeddyBear a décidé de s'aimer
Il y a dans "Le Plus Beau" une honnêteté qui fait légèrement mal à entendre — le genre de vérité que la plupart des gens gardent pour eux, dans le silence d'une salle de bain mal éclairée. TeddyBear, lui, la pose sur une instru et l'envoie dans les enceintes. Dès les premières mesures, il formule tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : et si j'avais un autre corps, une autre gueule, est-ce que ma vie ressemblerait à quelque chose de différent ?
Le poids des mots des autres
La chanson commence avec une légèreté presque ironique, ce ton de gars qui se moque gentiment de lui-même. Mais ça ne dure pas. Très vite, les souvenirs d'enfance remontent — les "Vas y ! Cours plus vite gamin !" hurlés par on ne sait qui, des voix qui résonnent encore des années après. On comprend que ces mots ont fait du dégât, qu'ils ont creusé quelque chose. Et puis vient la confidence la plus inattendue du morceau : TeddyBear parle de s'être retrouvé en hauteur, à se demander ce que ça ferait de sauter. "J'inondais mon lit de larmes de veines" — la formule est étrange, presque enfantine dans sa construction, et c'est exactement ça qui la rend troublante. Ce n'est pas de la pose. C'est quelqu'un qui décrit une période réelle.
De l'autre côté du miroir
Mais "Le Plus Beau" ne reste pas dans cet endroit sombre. La chanson se redresse, lentement, comme quelqu'un qui reprend son souffle. Le refrain revient, et avec lui quelque chose qui ressemble à de la conviction. Et quand TeddyBear, dans la toute dernière ligne droite, adresse sa chanson à "tous les malades invisibles", à "tous les tristes de leur tête", l'espace d'un instant il parle pour tout le monde. Cette beauté qu'il revendique à la fin — "c'est moi le plus beau" —, elle n'a rien d'arrogant. Elle ressemble plutôt à une promesse qu'il s'est faite à lui-même, quelque part entre le toit et les draps, et qu'il a fini par tenir.
Il y a dans "Le Plus Beau" une honnêteté qui fait légèrement mal à entendre — le genre de vérité que la plupart des gens gardent pour eux, dans le silence d'une salle de bain mal éclairée. TeddyBear, lui, la pose sur une instru et l'envoie dans les enceintes. Dès les premières mesures, il formule tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : et si j'avais un autre corps, une autre gueule, est-ce que ma vie ressemblerait à quelque chose de différent ?
Le poids des mots des autres
La chanson commence avec une légèreté presque ironique, ce ton de gars qui se moque gentiment de lui-même. Mais ça ne dure pas. Très vite, les souvenirs d'enfance remontent — les "Vas y ! Cours plus vite gamin !" hurlés par on ne sait qui, des voix qui résonnent encore des années après. On comprend que ces mots ont fait du dégât, qu'ils ont creusé quelque chose. Et puis vient la confidence la plus inattendue du morceau : TeddyBear parle de s'être retrouvé en hauteur, à se demander ce que ça ferait de sauter. "J'inondais mon lit de larmes de veines" — la formule est étrange, presque enfantine dans sa construction, et c'est exactement ça qui la rend troublante. Ce n'est pas de la pose. C'est quelqu'un qui décrit une période réelle.
De l'autre côté du miroir
Mais "Le Plus Beau" ne reste pas dans cet endroit sombre. La chanson se redresse, lentement, comme quelqu'un qui reprend son souffle. Le refrain revient, et avec lui quelque chose qui ressemble à de la conviction. Et quand TeddyBear, dans la toute dernière ligne droite, adresse sa chanson à "tous les malades invisibles", à "tous les tristes de leur tête", l'espace d'un instant il parle pour tout le monde. Cette beauté qu'il revendique à la fin — "c'est moi le plus beau" —, elle n'a rien d'arrogant. Elle ressemble plutôt à une promesse qu'il s'est faite à lui-même, quelque part entre le toit et les draps, et qu'il a fini par tenir.