Paroles de la chanson L'Humain par TeddyBear
Naïf est l'humain
Il suffit d'un mouvement de doigt, pour que ça devienne un mouvement de foule
Un peu bête sur les bords, n'as-tu pas vu que cet alcool te saoule ? Pense à demain
On a la terre à voir, on a la terre à croire mais pas la mer à boire y en a presque plus
On en veut plus mais on n'a pas assez donc qu'est ce qu'on fait ? Tu vois ces moindres gueules on va les fracasser
Tu sais que l'humain n'est pas un puit d'intelligence, moi, tout c'que j'ai dans la tête va pas faire avancer la science
Y a qu'à se dire que c'est ballot, y a tout qui crame et l'arrogance est devenue la religion de ceux qui sont nés à l'avance
Il suffit d'un mouvement de doigt, pour que ça devienne un mouvement de foule
Un peu bête sur les bords, n'as-tu pas vu que cet alcool te saoule ? Pense à demain
On a la terre à voir, on a la terre à croire mais pas la mer à boire y en a presque plus
On en veut plus mais on n'a pas assez donc qu'est ce qu'on fait ? Tu vois ces moindres gueules on va les fracasser
Tu sais que l'humain n'est pas un puit d'intelligence, moi, tout c'que j'ai dans la tête va pas faire avancer la science
Y a qu'à se dire que c'est ballot, y a tout qui crame et l'arrogance est devenue la religion de ceux qui sont nés à l'avance
Demain on s'ra dans l'même bateau, à tout faire pour qu'il avance
Mais j'y pense pas car ça m'arrange, tout ce qui fâche me dérange
Mais y a un truc qui me démange à la télé ce soir
La France sera devant les Anges
Naïf est l'humain
Il suffit de manquer de rien, pour penser qu'il nous manque le monde entier
Et c'est pas tout l'monde à la table, qu'est prêt à faire sincèrement santé
C'est les autres, l'humain a peur de l'autre et l'autre a peur de l'humain
Ce n'est pas la veille demain, qu'on va voir enfin
Deux cœurs à l'opposé d'la carte postale prêts à s'enlacer en se disant qu'l'amour, c'est le principal
Mais j'y pense pas car ça m'arrange, tout ce qui fâche me dérange
Mais y a un truc qui me démange à la télé ce soir
La France sera devant les Anges
Naïf est l'humain
Il suffit de manquer de rien, pour penser qu'il nous manque le monde entier
Et c'est pas tout l'monde à la table, qu'est prêt à faire sincèrement santé
C'est les autres, l'humain a peur de l'autre et l'autre a peur de l'humain
Ce n'est pas la veille demain, qu'on va voir enfin
Deux cœurs à l'opposé d'la carte postale prêts à s'enlacer en se disant qu'l'amour, c'est le principal
Allez-y restez assis, on sait déjà tout, c'est sûr, à quoi bon être ambitieux si on risque de s'prendre un mur
Petit parent exemplaire sait mieux qu'celui qui sait rien
Parle fort même si on voit que tu veux juste cacher tes blessures
Dans la ville, on baisse la tête devant ceux qui la gardent haut
Il suffit d'un écusson pour se tenir au garde à vous
Nos pensées sont restées les mêmes, c'est juste l'effet Placebo
Souriez, vous êtes la marionnette d'un plus fort que vous
Mais ils sont tous HP, on peut leur pardonner
Ils sont tous à part de nous, nous les humains bien dressés
Petit parent exemplaire sait mieux qu'celui qui sait rien
Parle fort même si on voit que tu veux juste cacher tes blessures
Dans la ville, on baisse la tête devant ceux qui la gardent haut
Il suffit d'un écusson pour se tenir au garde à vous
Nos pensées sont restées les mêmes, c'est juste l'effet Placebo
Souriez, vous êtes la marionnette d'un plus fort que vous
Mais ils sont tous HP, on peut leur pardonner
Ils sont tous à part de nous, nous les humains bien dressés
Oui, mais tout l'monde est HPI, génération de génies
Attends un an ou deux, l'intelligence, on pourra s'en acheter
Pauvres humains, mes petits cœurs d'amour
Pauvres humains
Je crois qu'on s'est bien faits avoir, sors les caméras, j'veux savoir si j'suis en plein rêve et
Pourquoi dès que sonne le soir, les filles sont toutes en quarantaine, dressez-nous encore ?
Je crois que ce n'est pas la peine d'enterrer nos peurs et nos peines au fond d'nos pensées
On m'a dit de faire de la scène pour évacuer la haine au lieu d'la pleurer
Trop tard, la bêtise est éternelle, la bêtise est sur le trône
Attends un an ou deux, l'intelligence, on pourra s'en acheter
Pauvres humains, mes petits cœurs d'amour
Pauvres humains
Je crois qu'on s'est bien faits avoir, sors les caméras, j'veux savoir si j'suis en plein rêve et
Pourquoi dès que sonne le soir, les filles sont toutes en quarantaine, dressez-nous encore ?
Je crois que ce n'est pas la peine d'enterrer nos peurs et nos peines au fond d'nos pensées
On m'a dit de faire de la scène pour évacuer la haine au lieu d'la pleurer
Trop tard, la bêtise est éternelle, la bêtise est sur le trône
La bêtise est au pouvoir, la bêtise c'est pas drôle
La bêtise peut tout avoir, la bêtise, elle a un rôle
Celui d'avoir du territoire et je sens venir l'arôme
De la fin de mon seul espoir, roulez jeunesse à l'auditoire
Essayez un peu de savoir comment ne pas nous faire agir comme au temps de la préhistoire
Comme au temps des hommes sans cœur, comme au temps des amadoueurs
Comme au temps des ceci-cela, comme au temps du règne de la peur
Comme au temps du bon débarras, comme au temps des vies sans couleurs
Comme au temps où l'homme sans bras pouvait réconforter l'empereur
La bêtise peut tout avoir, la bêtise, elle a un rôle
Celui d'avoir du territoire et je sens venir l'arôme
De la fin de mon seul espoir, roulez jeunesse à l'auditoire
Essayez un peu de savoir comment ne pas nous faire agir comme au temps de la préhistoire
Comme au temps des hommes sans cœur, comme au temps des amadoueurs
Comme au temps des ceci-cela, comme au temps du règne de la peur
Comme au temps du bon débarras, comme au temps des vies sans couleurs
Comme au temps où l'homme sans bras pouvait réconforter l'empereur
Bonne nuit mes chers humains, rêvez tant qu'il est encore l'heure
Naïfs nous sommes
Il suffit d'un mouvement de doigt, pour que ça devienne un mouvement de foule
Il suffit de penser à soi, pour ne plus voir tout le sang qui s'écoule
Et toi qui te prends pour un roi, toi, qui a fait vœu de silence
Ouvre grand tes oreilles, la jeunesse veut dire ce qu'elle pense
Naïfs nous sommes
Il suffit d'un mouvement de doigt, pour que ça devienne un mouvement de foule
Il suffit de penser à soi, pour ne plus voir tout le sang qui s'écoule
Et toi qui te prends pour un roi, toi, qui a fait vœu de silence
Ouvre grand tes oreilles, la jeunesse veut dire ce qu'elle pense
Que racontent les paroles de la chanson L'Humain de TeddyBear ?
Un miroir tendu à une génération qui se regarde sans se voir
Il y a dans « L'Humain » quelque chose qui gratte. Pas violemment, pas avec la rage frontale qu'on attendrait d'un texte aussi chargé politiquement — plutôt avec cette persistance sourde d'une vérité qu'on préférerait ne pas entendre. TeddyBear commence par un portrait au vitriol de la bêtise ordinaire, celle du quotidien, celle qu'on boit avec l'alcool qui saoule sans qu'on s'en rende compte, celle qui regarde la télé ce soir parce que « la France sera devant les Anges ».
On est dans un monde où il suffit d'un geste pour déclencher une foule, où la peur de l'autre est réciproque et paralysante — « l'humain a peur de l'autre et l'autre a peur de l'humain » — et où l'arrogance est devenue, dit-il, « la religion de ceux qui sont nés à l'avance ». Cette formule dit tout sur les héritages injustes, les privilèges qu'on ne questionne plus parce qu'ils sont trop confortables.
Quand la bêtise monte sur le trône
Le morceau bascule dans son troisième acte. TeddyBear lâche quelque chose de plus personnel, presque épuisé : « On m'a dit de faire de la scène pour évacuer la haine au lieu d'la pleurer. » La musique comme exutoire, la scène comme thérapie recommandée — mais le remède arrive trop tard. Ce qui suit est une incantation sombre, une répétition obsessionnelle du mot « bêtise » qui envahit tout, le pouvoir, le territoire, l'espoir. La structure se détraque un peu, les images s'accumulent, et c'est voulu : c'est le désordre du monde qu'on entend dans le texte.
La séquence finale en « comme au temps de… » est peut-être le moment le plus fort de la chanson. Elle traverse les époques sans les nommer précisément, suggérant que la violence, la peur, les hommes sans cœur ne sont pas des accidents de l'histoire mais son fil directeur. Et pourtant, le dernier mot n'est pas la résignation. C'est une adresse directe à ceux qui font semblant de ne pas entendre : la jeunesse existe, elle pense, elle parle. TeddyBear ne crie pas — il constate, et dans cette retenue, il y a quelque chose de bien plus dérangeant qu'un cri.
Il y a dans « L'Humain » quelque chose qui gratte. Pas violemment, pas avec la rage frontale qu'on attendrait d'un texte aussi chargé politiquement — plutôt avec cette persistance sourde d'une vérité qu'on préférerait ne pas entendre. TeddyBear commence par un portrait au vitriol de la bêtise ordinaire, celle du quotidien, celle qu'on boit avec l'alcool qui saoule sans qu'on s'en rende compte, celle qui regarde la télé ce soir parce que « la France sera devant les Anges ».
On est dans un monde où il suffit d'un geste pour déclencher une foule, où la peur de l'autre est réciproque et paralysante — « l'humain a peur de l'autre et l'autre a peur de l'humain » — et où l'arrogance est devenue, dit-il, « la religion de ceux qui sont nés à l'avance ». Cette formule dit tout sur les héritages injustes, les privilèges qu'on ne questionne plus parce qu'ils sont trop confortables.
Quand la bêtise monte sur le trône
Le morceau bascule dans son troisième acte. TeddyBear lâche quelque chose de plus personnel, presque épuisé : « On m'a dit de faire de la scène pour évacuer la haine au lieu d'la pleurer. » La musique comme exutoire, la scène comme thérapie recommandée — mais le remède arrive trop tard. Ce qui suit est une incantation sombre, une répétition obsessionnelle du mot « bêtise » qui envahit tout, le pouvoir, le territoire, l'espoir. La structure se détraque un peu, les images s'accumulent, et c'est voulu : c'est le désordre du monde qu'on entend dans le texte.
La séquence finale en « comme au temps de… » est peut-être le moment le plus fort de la chanson. Elle traverse les époques sans les nommer précisément, suggérant que la violence, la peur, les hommes sans cœur ne sont pas des accidents de l'histoire mais son fil directeur. Et pourtant, le dernier mot n'est pas la résignation. C'est une adresse directe à ceux qui font semblant de ne pas entendre : la jeunesse existe, elle pense, elle parle. TeddyBear ne crie pas — il constate, et dans cette retenue, il y a quelque chose de bien plus dérangeant qu'un cri.