Paroles de la chanson Bonsoir par TeddyBear
Bonsoir
Bonsoir
Je suis nouveau dans ce monde
J'ai pas encore tous les codes, j'suis pas encore bien dans mes pompes
Mais c'est joli, enfin ça en a tout l'air
Je vois des soleils enflammés au travers de vos grands yeux verts et des fois
Ya des grandes personnes qui crient très fort, pourtant je comprends pas pourquoi
Tout est si beau vu de dehors, y'en a qui pleurent et
Moi aussi j'ai déjà pleuré, mais seulement quand je me fais mal, mais, mais eux, non
J'aime tellement tout, j'ai même deux pieds droits tous les matins
Bonsoir
Je suis nouveau dans ce monde
J'ai pas encore tous les codes, j'suis pas encore bien dans mes pompes
Mais c'est joli, enfin ça en a tout l'air
Je vois des soleils enflammés au travers de vos grands yeux verts et des fois
Ya des grandes personnes qui crient très fort, pourtant je comprends pas pourquoi
Tout est si beau vu de dehors, y'en a qui pleurent et
Moi aussi j'ai déjà pleuré, mais seulement quand je me fais mal, mais, mais eux, non
J'aime tellement tout, j'ai même deux pieds droits tous les matins
Je sais pas vous mais plus t'es grand plus le gauche prend le dessus, c'est marrant
Les grandes personnes disent que je suis bête quand je souris devant le sapin
Quand je m'endors pendant la fête et je vois
Que tout est si rose, que tout est si fleuri, mais papy dit que cirrhose, nous a fait perdre Mamy
Alors je comprends plus trop, mais j'espère juste une chose, de ne jamais perdre mon sourire
Bonsoir
Je suis un petit peu moins nouveau dans ce monde voilà déjà quelques années, que je suis rentré en scène, il
N'est plus très ensoleillé le soleil, déçu par les temps qui courent et se méfient de ce qui brille
Depuis que des villes entières pensent pareil
Les grandes personnes disent que je suis bête quand je souris devant le sapin
Quand je m'endors pendant la fête et je vois
Que tout est si rose, que tout est si fleuri, mais papy dit que cirrhose, nous a fait perdre Mamy
Alors je comprends plus trop, mais j'espère juste une chose, de ne jamais perdre mon sourire
Bonsoir
Je suis un petit peu moins nouveau dans ce monde voilà déjà quelques années, que je suis rentré en scène, il
N'est plus très ensoleillé le soleil, déçu par les temps qui courent et se méfient de ce qui brille
Depuis que des villes entières pensent pareil
Depuis qu'on a oublié de respecter les filles
Au milieu des hommes qui se renvoient la pareille
En priant pour qu'aucun autre ne dépasse leur cheville
Alors bonsoir, je suis plus un gamin, alors je crie, maintenant j'ai mon mot à dire
Écoutez ce que j'ai écrit
J'ai vu des faux tout flamme, qui se prennent pour des rebelles et qui se foutent du reste tant qu'ya du bleu dans leur ciel
J'ai vu des rafales de fusils
J'ai vu des bombes semer la peur
Des espoirs qui n'ont plus envie
Des jamais à la hauteur
Et j'essaye de me faire une place
On m'a fait cocher toutes les cases mais un destin téléphoné, ça n'a jamais laissé de traces
Au milieu des hommes qui se renvoient la pareille
En priant pour qu'aucun autre ne dépasse leur cheville
Alors bonsoir, je suis plus un gamin, alors je crie, maintenant j'ai mon mot à dire
Écoutez ce que j'ai écrit
J'ai vu des faux tout flamme, qui se prennent pour des rebelles et qui se foutent du reste tant qu'ya du bleu dans leur ciel
J'ai vu des rafales de fusils
J'ai vu des bombes semer la peur
Des espoirs qui n'ont plus envie
Des jamais à la hauteur
Et j'essaye de me faire une place
On m'a fait cocher toutes les cases mais un destin téléphoné, ça n'a jamais laissé de traces
Je représente la jeunesse, ou du moins c'est ce que je pense
Je me raccroche à des victoires pour que les journées prennent du sens
J'écoute jamais mes parents, ils se demandent si je suis normal
Mais moi je suis fier de ne pas l'être
Ce putain de gendre idéal
Ya plus rien qui me rend heureux, je me débats dans des cauchemars où j'ai la tête au bord
de l'eau devant des passants qui se marrent
De me voir, jeune adulte, débordant d'idées de merde, et qui dort trois heures par nuit parce
qu'il veut vivre de son art
Bonsoir, je suis un ancien du monde, j'ai très bien vécu, faut dire que ma vie était longue
Je savoure chaque instants, dans mes chemises démodées, si seulement je pouvais parler
Je me raccroche à des victoires pour que les journées prennent du sens
J'écoute jamais mes parents, ils se demandent si je suis normal
Mais moi je suis fier de ne pas l'être
Ce putain de gendre idéal
Ya plus rien qui me rend heureux, je me débats dans des cauchemars où j'ai la tête au bord
de l'eau devant des passants qui se marrent
De me voir, jeune adulte, débordant d'idées de merde, et qui dort trois heures par nuit parce
qu'il veut vivre de son art
Bonsoir, je suis un ancien du monde, j'ai très bien vécu, faut dire que ma vie était longue
Je savoure chaque instants, dans mes chemises démodées, si seulement je pouvais parler
Au moi d'il y a cinquante ans, je lui dirais de dire non quand il ne voulait pas dire oui,
D'être fier de son nom, de son poids, de lui
De ne pas écouter les autres, et leurs conseils avisés, dans la bouteille à idée par un fainéant alité
Dans les années, à observer tous les faits et gestes des uns, j'aurais peut-être dû, penser à me regarder tout droit dans la glace et faire ce que je veux, être moi et pas la copie du
meilleur, et pas l'ombre d'un rêveur esclave de vos humeurs
Aimer fort, à la limite de l'indécence, crier je t'aime en pleine rue et bien me foutre de ce qu'ils pensent
Parler moins, parler mieux, me sentir bien seul avant d'être à deux
Mais il est bien trop tard, peut-être qu'il est bien trop tôt, peut-être qu'il n'y a plus d'espoir, de trouver quelqu'un beau
D'être fier de son nom, de son poids, de lui
De ne pas écouter les autres, et leurs conseils avisés, dans la bouteille à idée par un fainéant alité
Dans les années, à observer tous les faits et gestes des uns, j'aurais peut-être dû, penser à me regarder tout droit dans la glace et faire ce que je veux, être moi et pas la copie du
meilleur, et pas l'ombre d'un rêveur esclave de vos humeurs
Aimer fort, à la limite de l'indécence, crier je t'aime en pleine rue et bien me foutre de ce qu'ils pensent
Parler moins, parler mieux, me sentir bien seul avant d'être à deux
Mais il est bien trop tard, peut-être qu'il est bien trop tôt, peut-être qu'il n'y a plus d'espoir, de trouver quelqu'un beau
J'ai même pas fait attention, le temps de regarder l'heure qu'il est, ma jeunesse vient de passer
En coup de vent sous mon nez, et après trois quarts de siècle j'aurai appris, j'aurai vu
Je serai parti et revenu, en gagnant et vaincu, en donnant tout mon coeur, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus
Moi ce monde, j'aimerais lui dire salut mais
J'ai encore tellement de choses à dire moi
J'ai encore tellement de choses à dire moi
J'ai encore tellement de choses à dire moi
J'avais encore tellement de choses à dire moi
En coup de vent sous mon nez, et après trois quarts de siècle j'aurai appris, j'aurai vu
Je serai parti et revenu, en gagnant et vaincu, en donnant tout mon coeur, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus
Moi ce monde, j'aimerais lui dire salut mais
J'ai encore tellement de choses à dire moi
J'ai encore tellement de choses à dire moi
J'ai encore tellement de choses à dire moi
J'avais encore tellement de choses à dire moi
Que racontent les paroles de la chanson Bonsoir de TeddyBear ?
Le monde vu depuis le seuil
La première chose qu'on entend, c'est cette voix qui arrive doucement, presque timidement, et qui dit simplement : "Bonsoir, je suis nouveau dans ce monde." Il y a quelque chose de bouleversant dans cette entrée en matière. Pas de fanfare, pas de posture — juste un enfant qui pousse la porte et qui regarde autour de lui avec des yeux grands ouverts.
TeddyBear choisit de raconter une vie entière à rebours de ce qu'on attend d'habitude. Pas de nostalgie sucrée, pas de sagesse facile. Trois âges, trois voix, une seule question qui court en filigrane : est-ce qu'on arrive jamais vraiment à être soi ?
Dans les pompes de quelqu'un d'autre
L'enfance du premier couplet est lumineuse et étrange à la fois. Le gamin voit "des soleils enflammés au travers de vos grands yeux verts", il s'endort pendant les fêtes, il sourit devant le sapin sans comprendre pourquoi les adultes trouvent ça bête. Mais dans ce tableau presque naïf, quelque chose accroche — la cirrhose, la mort de Mamy, les grandes personnes qui crient sans raison. L'enfant ne juge pas, il observe. Et c'est précisément ça qui fait mal : l'innocence ne protège pas du réel, elle le rend juste plus net, plus brutal à voir.
Puis vient la jeunesse, et avec elle, le fracas. Les villes qui pensent pareil, les fusils, les bombes, les rêves qui s'érodent contre le quotidien. Celui qui voulait juste vivre de son art dort trois heures par nuit et se débat dans des cauchemars. TeddyBear décrit cette période sans romantisme excessif — c'est épuisant, c'est confus, c'est beau quand même, mais d'une beauté cabossée.
Il est bien trop tard, peut-être bien trop tôt
Et puis il y a ce vieux, à la fin, dans ses chemises démodées. Celui qui voudrait parler au lui d'il y a cinquante ans pour lui dire d'aimer fort, de crier "je t'aime en pleine rue", de se regarder dans sa propre glace plutôt que dans celle des autres. C'est le couplet le plus tendre et le plus dévastateur de la chanson — parce qu'on sait que ces conseils arrivent trop tard, et qu'ils arriveront toujours trop tard.
La chanson se referme sur un glissement de temps verbe qui fait frissonner : "j'avais encore tellement de choses à dire moi." L'imparfait tombe comme un rideau. Ce n'est plus une promesse, c'est un deuil. TeddyBear réussit quelque chose de rare : faire tenir toute une existence en quelques minutes, et laisser le silence parler à la place de ce qui n'a jamais pu être dit.
La première chose qu'on entend, c'est cette voix qui arrive doucement, presque timidement, et qui dit simplement : "Bonsoir, je suis nouveau dans ce monde." Il y a quelque chose de bouleversant dans cette entrée en matière. Pas de fanfare, pas de posture — juste un enfant qui pousse la porte et qui regarde autour de lui avec des yeux grands ouverts.
TeddyBear choisit de raconter une vie entière à rebours de ce qu'on attend d'habitude. Pas de nostalgie sucrée, pas de sagesse facile. Trois âges, trois voix, une seule question qui court en filigrane : est-ce qu'on arrive jamais vraiment à être soi ?
Dans les pompes de quelqu'un d'autre
L'enfance du premier couplet est lumineuse et étrange à la fois. Le gamin voit "des soleils enflammés au travers de vos grands yeux verts", il s'endort pendant les fêtes, il sourit devant le sapin sans comprendre pourquoi les adultes trouvent ça bête. Mais dans ce tableau presque naïf, quelque chose accroche — la cirrhose, la mort de Mamy, les grandes personnes qui crient sans raison. L'enfant ne juge pas, il observe. Et c'est précisément ça qui fait mal : l'innocence ne protège pas du réel, elle le rend juste plus net, plus brutal à voir.
Puis vient la jeunesse, et avec elle, le fracas. Les villes qui pensent pareil, les fusils, les bombes, les rêves qui s'érodent contre le quotidien. Celui qui voulait juste vivre de son art dort trois heures par nuit et se débat dans des cauchemars. TeddyBear décrit cette période sans romantisme excessif — c'est épuisant, c'est confus, c'est beau quand même, mais d'une beauté cabossée.
Il est bien trop tard, peut-être bien trop tôt
Et puis il y a ce vieux, à la fin, dans ses chemises démodées. Celui qui voudrait parler au lui d'il y a cinquante ans pour lui dire d'aimer fort, de crier "je t'aime en pleine rue", de se regarder dans sa propre glace plutôt que dans celle des autres. C'est le couplet le plus tendre et le plus dévastateur de la chanson — parce qu'on sait que ces conseils arrivent trop tard, et qu'ils arriveront toujours trop tard.
La chanson se referme sur un glissement de temps verbe qui fait frissonner : "j'avais encore tellement de choses à dire moi." L'imparfait tombe comme un rideau. Ce n'est plus une promesse, c'est un deuil. TeddyBear réussit quelque chose de rare : faire tenir toute une existence en quelques minutes, et laisser le silence parler à la place de ce qui n'a jamais pu être dit.