Aller au contenu principal

Paroles de la chanson Everybody Wants To Rule The World par Tears For Fears

Album : Songs from the Big Chair

Auteur :
Orzabal, Stanley, Hughes
Éditeur :
Emi Music Publishing France

Paroles de la chanson Everybody Wants To Rule The World par

[Curt Smith]
Welcome to your life
There's no turning back
Even while we sleep
We will find you

[Curt Smith & Roland Orzabal]
Acting on your best behaviour
Turn your back on Mother Nature
Everybody wants to rule the world

[Curt Smith]
It's my own design
It's my own remorse
Help me to decide
Help me make the

[Curt Smith & Roland Orzabal]
Most of freedom and of pleasure
Nothing ever lasts forever
Everybody wants to rule the world

[Curt Smith & Roland Orzabal]
There's a room where the light won't find you
Holding hands while the walls come tumbling down
When they do, I'll be right behind you

[Curt Smith & Roland Orzabal]
So glad we've almost made it
So sad they had to fade it
Everybody wants to rule the world

[Curt Smith & Roland Orzabal]
I can't stand this indecision
Married with a lack of vision
Everybody wants to rule the
Say that you'll never, never, never, never need it
One headline, why believe it?
Everybody wants to rule the world
All for freedom and for pleasure
Nothing ever lasts forever
Everybody wants to rule the world

Que racontent les paroles de la chanson Everybody Wants To Rule The World de Tears For Fears ?

Le monde s'ouvre, et il n'y a nulle part où fuir

Il y a des chansons qui vous accueillent avec le sourire tout en vous annonçant quelque chose de sombre. « Everybody Wants To Rule The World » commence exactement comme ça — « welcome to your life, there's no turning back » — et cette phrase suffit à planter le décor. Bienvenue dans la réalité, celle dont on ne revient pas. Curt Smith la prononce avec une sérénité presque inquiétante, comme un guide touristique vous montrant une ville en ruines.

Nous sommes en 1985. La Guerre Froide souffle encore sur l'Europe, les écrans envahissent les foyers, et Tears For Fears, déjà connus pour leur pop psychologique et torturée, livrent ici quelque chose d'étrangement dansant pour un propos aussi grave. C'est toute la force du morceau : on se laisse emporter par la mélodie avant de réaliser qu'on est en train de chantonner une critique du désir de contrôle.

Une intimité fragile au milieu du chaos

Au cœur du texte, il y a un « nous » inattendu. « Holding hands while the walls come tumbling down » — tenir la main de l'autre pendant que tout s'effondre. Ce moment suspend le discours politique le temps d'un souffle humain. Le narrateur ne prétend pas sauver le monde ni le fuir ; il cherche juste à rester présent, « right behind you », quand le pire arrive. Cette tendresse discrète, nichée entre deux dénonciations, donne au morceau une dimension émotionnelle que beaucoup de ses contemporains n'avaient pas.

Quand l'évidence devient vertige

Le génie de la chanson tient aussi à sa mécanique répétitive. Plus le refrain revient, plus il sonne creux — et c'est voulu. « One headline, why believe it ? » glisse presque inaperçu dans les dernières strophes, mais il dit tout sur la méfiance vis-à-vis des récits dominants. Le monde que décrit le duo n'est pas dystopique au sens spectaculaire du terme ; il est simplement épuisant, indécis, incapable de se projeter — « married with a lack of vision ».

Quarante ans après, la chanson n'a rien perdu de sa pertinence. Ce qui était une observation acérée sur la Guerre Froide est devenu un miroir permanent tendu à chaque génération nouvelle.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Sélection du moment

Les plus grands succès de Tears For Fears