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Paroles de la chanson Karma par

Do you believe in eternity?
Was it just all a figure of speech?
Man, you had me sure we'd been there before
This love feels so ancient
Heavy my mind, heavy my heart
Lost in a time before we could start
Out of my control, little did I know
We were never strangers

I learned that I had sixteen lives with you
And in four, I side with you
But in one, I lied to you
And this is the price I pay
I could right my wrongs with you
If I could heal my past with you
You know I would choose you every day

So I let you
Because I have to
So I let you
Because I have to

The way that we were never gets old
Remember the sounds of "Cookin Soul"?
Portals we unlocked, little did we know
We were never strangers
The faith between us
Oh, it's so dangerous
In every era of time, you remember
That one error of mine

I learned that I had sixteen lives with you
And in four, I side with you
But in one, I lied to you
And this is the price I pay
I could right my wrongs with you
If I could heal my past with you
You know I would choose you every day

So I let you
Because I have to
So I let you
Because I have to

How many lives is it gonna cost me
For the one that I hurt him in?

Que racontent les paroles de la chanson Karma de Snoh Aalegra ?

Une dette qu'on traîne de vie en vie

Il y a des chansons qui vous prennent par surprise, non pas par leur éclat, mais par leur calme. "Karma" de Snoh Aalegra est de celles-là. Elle commence comme une question murmurée dans l'obscurité — "Do you believe in eternity ?" — et avant même qu'on ait eu le temps de répondre, on est déjà happé dans quelque chose de beaucoup plus grand qu'une histoire d'amour ordinaire.

L'univers du morceau repose sur une conviction : ces deux-là se sont déjà rencontrés. Pas une fois, pas deux — seize fois, selon le texte. Et dans presque toutes ces vies, ça a tenu. Sauf une. Une seule vie où elle a menti, et c'est cette vie-là qui fait tout basculer, qui colore tout ce qui vient après. "This is the price I pay", dit-elle — c'est le prix que je paie. Snoh Aalegra ne cherche pas à s'innocenter, ne plaide pas les circonstances atténuantes. Elle accepte, avec une lucidité presque douloureuse, que certaines erreurs ont une durée de vie qui dépasse l'individu.

Quand la mémoire des âmes devient un piège

Ce qui rend l'ambiance du morceau si particulière, c'est ce mélange de tendresse et d'enfermement. Les deux âmes se reconnaissent — "we were never strangers" (nous n'avons jamais été des étrangers) — mais cette familiarité n'est pas libératrice. Elle est lourde. "Heavy my mind, heavy my heart", pose-t-elle dès le début, et on le ressent physiquement dans la façon dont sa voix porte ces mots, sans jamais forcer. La référence à "Cookin Soul" — producteur de beats aux sonorités vintage et chaleureuses — glisse une image presque tactile : il y a des sons, des portails, des souvenirs partagés qui précèdent cette vie-ci.

Le "I let you / Because I have to" revient comme un soupir qu'on retient trop longtemps. Ce n'est pas de la faiblesse — c'est de la résignation consciente, celle de quelqu'un qui comprend les règles du jeu cosmique et s'y soumet. Et puis arrive la dernière ligne, suspendue dans le vide : "How many lives is it gonna cost me / For the one that I hurt him in ?" Combien de vies encore ? La chanson ne répond pas. Elle laisse la question résonner, comme seules les vraies questions savent le faire.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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