Paroles de la chanson PILLAVE (traduction) par
La vie avec le temps, tout est devenu clair
Je n'ai plus pensé à rien, la vie a filé vite
Blessé, normal, je m'alcoolise
09 colombienne, j'ajoute dans la balance
J'ai erré sur l'Autobahn, j'ai lâché Charles Aznavour
Faut qu'on se barre vite de Valenciennes
Vendu et envolé mais j'ai besoin de faire du fric
Les circonstances ont endurci mon cœur
Ça tourne, basta la galère, la situation est remplie
On a détesté la vie ici
Même mon frère qui m'a élevé petit m'a dit "taré"
Il a saisi l'occasion et voulait une photo pour sa fille
Je n'ai plus pensé à rien, la vie a filé vite
Blessé, normal, je m'alcoolise
09 colombienne, j'ajoute dans la balance
J'ai erré sur l'Autobahn, j'ai lâché Charles Aznavour
Faut qu'on se barre vite de Valenciennes
Vendu et envolé mais j'ai besoin de faire du fric
Les circonstances ont endurci mon cœur
Ça tourne, basta la galère, la situation est remplie
On a détesté la vie ici
Même mon frère qui m'a élevé petit m'a dit "taré"
Il a saisi l'occasion et voulait une photo pour sa fille
La vie est passée, pillée, blanche
Juste en fuite, je pille
Remets la tête à l'anneau, ça tourne
L'année est passée et je suis toujours high
Ouaah
Je soigne le mal par le mal
On a joué avec le feu
Écoute, frère
Ne fais pas confiance aux gens, c'est des traîtres
Tu m'as manqué, seulement ma mère
Ouaah
Je soigne le mal par le mal
On a joué avec le feu
Écoute, frère
Ne fais pas confiance aux gens, c'est des traîtres
Tu m'as manqué, seulement ma mère
Chaque jour je rentre chez moi en blackout
Chaque jour j'ajoute des grammes dans la balance
Il ne m'en reste plus, j'en suis à trois quarts
Noyé, je ne compte plus les verres
J'en ai marre, je tourne en rond au milieu de la ville, j'ai frappé
Sans faf', à deux doigts du placard
Je pense à comment je vais réunir une somme colossale
J'ai grandi et la tâche est devenue dure
Drogado, on vend au cas où l'occasion se présente
À deux doigts de craquer
Je m'en tape, arrête de me blâmer frère, envoie-moi un vocal
Chaque jour je rentre chez moi en blackout
Chaque jour j'ajoute des grammes dans la balance
Il ne m'en reste plus, j'en suis à trois quarts
Noyé, je ne compte plus les verres
J'en ai marre, je tourne en rond au milieu de la ville, j'ai frappé
Sans faf', à deux doigts du placard
Je pense à comment je vais réunir une somme colossale
J'ai grandi et la tâche est devenue dure
Drogado, on vend au cas où l'occasion se présente
À deux doigts de craquer
Je m'en tape, arrête de me blâmer frère, envoie-moi un vocal
La vie est passée, pillée, blanche
Juste en fuite, je pille
Remets la tête à l'anneau, ça tourne
L'année est passée et je suis toujours high
Ouaah
Je soigne le mal par le mal
On a joué avec le feu
Écoute, frère
Ne fais pas confiance aux gens, c'est des traîtres
Tu m'as manqué, seulement ma mère
Ouaah
Je soigne le mal par le mal
On a joué avec le feu
Écoute, frère
Ne fais pas confiance aux gens, c'est des traîtres
Juste en fuite, je pille
Remets la tête à l'anneau, ça tourne
L'année est passée et je suis toujours high
Ouaah
Je soigne le mal par le mal
On a joué avec le feu
Écoute, frère
Ne fais pas confiance aux gens, c'est des traîtres
Tu m'as manqué, seulement ma mère
Ouaah
Je soigne le mal par le mal
On a joué avec le feu
Écoute, frère
Ne fais pas confiance aux gens, c'est des traîtres
La vie est passée, passée
Passée, passée passée passée
Remets la tête à l'anneau, ça tourne
La vie est passée, passée
Passée, passée passée passée
Passée, passée passée passée
Remets la tête à l'anneau, ça tourne
La vie est passée, passée
Passée, passée passée passée
Que racontent les paroles de la chanson PILLAVE (traduction) de Shaw ?
Fuir sans destination
Il y a des chansons qui sonnent comme un aveu fait à personne, juste pour ne pas étouffer. PILLAVE de Shaw est de celles-là. Dès les premières mesures, quelque chose accroche — cette façon de passer du darija au français sans prévenir, comme on pense quand on est entre deux cultures, entre deux états. "Bro m3a lwa9t ra koulchi kiban" — avec le temps, tout se voit, tout se révèle. Et ce que Shaw révèle, il ne le met pas en scène : il le lâche, brut, presque malgré lui.
Le mot "pillave" revient comme un leitmotiv obsessionnel. Il part en vrille, il fuit — mais fuir quoi exactement ? Valenciennes, la galère, les souvenirs ? Probablement tout ça à la fois. "Faut qu'on taille vite men Valenciennes" dit-il, et on sent que la ville n'est pas juste un lieu, c'est une pression, un passé qui colle aux semelles.
Chaque jour ressemble au précédent
Le deuxième couplet installe une routine qui fait froid dans le dos. Chaque jour qui recommence en blackout, les grammes qui s'accumulent sur la balance, plus personne pour compter les verres — "Mghara9 mabqitch tan7ssb lkissan" (noyé, je ne compte plus les verres). Il n'y a pas de drama là-dedans, pas d'appel au secours spectaculaire. Juste la description plate d'une vie qui se consomme elle-même, tranquillement.
Et puis ce père, évoqué en quelques mots dévastateurs — celui qui l'appelait taré enfant, qui n'a saisi "l'occasion" que pour une photo avec sa fille. Une phrase, et l'origine de tout est là, sans explication supplémentaire.
L'écho du refrain
"Kandawi lmarad b lmarad" — on soigne le mal par le mal. Cette formule qui revient en boucle dans le refrain finit par résonner différemment à chaque passage. D'abord constat, puis presque philosophie de survie, puis cri sourd qu'on n'entend que si on tend vraiment l'oreille. Shaw ne cherche pas à être sauvé dans cette chanson. Il demande juste à être entendu — "Sma3 a brother", écoute, frère. Et quelque part, ça suffit à rendre PILLAVE inoubliable.
Il y a des chansons qui sonnent comme un aveu fait à personne, juste pour ne pas étouffer. PILLAVE de Shaw est de celles-là. Dès les premières mesures, quelque chose accroche — cette façon de passer du darija au français sans prévenir, comme on pense quand on est entre deux cultures, entre deux états. "Bro m3a lwa9t ra koulchi kiban" — avec le temps, tout se voit, tout se révèle. Et ce que Shaw révèle, il ne le met pas en scène : il le lâche, brut, presque malgré lui.
Le mot "pillave" revient comme un leitmotiv obsessionnel. Il part en vrille, il fuit — mais fuir quoi exactement ? Valenciennes, la galère, les souvenirs ? Probablement tout ça à la fois. "Faut qu'on taille vite men Valenciennes" dit-il, et on sent que la ville n'est pas juste un lieu, c'est une pression, un passé qui colle aux semelles.
Chaque jour ressemble au précédent
Le deuxième couplet installe une routine qui fait froid dans le dos. Chaque jour qui recommence en blackout, les grammes qui s'accumulent sur la balance, plus personne pour compter les verres — "Mghara9 mabqitch tan7ssb lkissan" (noyé, je ne compte plus les verres). Il n'y a pas de drama là-dedans, pas d'appel au secours spectaculaire. Juste la description plate d'une vie qui se consomme elle-même, tranquillement.
Et puis ce père, évoqué en quelques mots dévastateurs — celui qui l'appelait taré enfant, qui n'a saisi "l'occasion" que pour une photo avec sa fille. Une phrase, et l'origine de tout est là, sans explication supplémentaire.
L'écho du refrain
"Kandawi lmarad b lmarad" — on soigne le mal par le mal. Cette formule qui revient en boucle dans le refrain finit par résonner différemment à chaque passage. D'abord constat, puis presque philosophie de survie, puis cri sourd qu'on n'entend que si on tend vraiment l'oreille. Shaw ne cherche pas à être sauvé dans cette chanson. Il demande juste à être entendu — "Sma3 a brother", écoute, frère. Et quelque part, ça suffit à rendre PILLAVE inoubliable.