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Paroles de la chanson little boy par

Every time I see your face
I open my eyes, and you're gone again
And anytime I hear your name
I wanna just cry, but instead I say
That I'm fine, and I'm alright
With you never coming home
When I'm all alone

I'm just Sam, little boy Sam
Waiting at the door till you bring yourself back
And I'm not mad, and I understand
But I'm just Sam, little boy Sam
Thinking 'bout the hole that's in the person I am
No, I'm not mad
I'm just a fully grown man that needs his dad

People tell me that I look like you
That I have your smile and laugh the way you do
Oh, so when I'm really, really missing you
I find a mirror and try to see me the way they do
Oh, I'm fine, and I'm alright
I'm just in a black, black hole
I guess now you know

That I'm just Sam, little boy Sam
Waiting at the door till you bring yourself back
No, I'm not mad, and I understand
But I'm just Sam, little boy Sam
Thinking 'bout the hole that's in the person I am
No, I'm not mad
I'm just a fully grown man that needs his dad

Oh, I need my dad
Mm, oh
Just need my dad
Oh, I need my dad
Will someone bring him back?

'Cause I'm just Sam, little boy Sam
Waiting in the drive till my daddy comes back
No, I'm not mad, and I understand
Though I'm just Sam, little boy Sam
Thinking 'bout the hole that's in the person I am
No, I'm not mad
I'm just a fully grown man that needs his dad

Que racontent les paroles de la chanson little boy de Sam Tompkins ?

Attendre à la porte

Il y a des chansons qui font mal parce qu'elles ne cherchent pas à faire mal. "little boy" de Sam Tompkins est de celles-là. Pas de violons dramatiques, pas de montée en puissance calculée pour provoquer les larmes. Juste une voix, un prénom, et une vérité posée là, nue : un homme qui se souvient d'avoir été un petit garçon qui attendait.

Dès les premières secondes, quelque chose se fissure. Chaque fois qu'il voit ce visage en rêve, il se réveille et le père est déjà parti. Chaque fois qu'il entend le nom, l'envie de pleurer remonte — mais il dit que ça va. Ce "I'm fine" qu'on reconnaît tous, celui qu'on sort quand on ne va pas du tout, Sam Tompkins le chante avec une douceur qui fait encore plus mal que s'il criait.

Un homme, un enfant, le même

Le titre dit tout avant même qu'on écoute. "little boy" — le petit garçon. Et puis dans le refrain, la révélation : "I'm just Sam, little boy Sam, waiting at the door". Il se nomme. Pas un personnage, pas une métaphore — lui, Sam, avec son prénom d'enfant, planté devant une porte que le père ne franchira peut-être jamais. Il dit qu'il n'est pas en colère. Il comprend. Mais il est là quand même, à attendre dans l'allée, comme si les années n'avaient pas passé.

Ce qui rend la chanson inoubliable, c'est ce moment du deuxième couplet où il raconte chercher son père dans le miroir. Quand on lui dit qu'il a son sourire, ses éclats de rire, il se regarde — et essaie de voir ce que les autres voient. Retrouver le père dans ses propres traits. C'est beau et c'est déchirant, cette façon qu'a l'amour de survivre à l'absence en se logeant dans les ressemblances.

Le trou dans la personne

Vers la fin, la chanson se dépouille encore davantage. "Will someone bring him back ?" — quelqu'un peut-il le ramener ? La question s'adresse à tout le monde et à personne. Elle sort de la relation père-fils pour toucher quelque chose d'universel : ces manques d'enfance qui ne se comblent jamais vraiment, qui restent là, "a hole in the person I am", un creux au centre de ce qu'on est devenu. Sam Tompkins ne propose aucune résolution. Il laisse la porte ouverte, et le petit garçon qui attend.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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