Paroles de la chanson No Comment par
I said, "Dog, could you imagine if I had a million dollars?"
I'm fresh up out the hood, see, I barely went to college
45 beside us, trappin' out Ramadas
White girl snortin' cocaína, clearing out her sinus
Based on where I'm from, I shouldn't even know designers
Now I'm front row in Paris, acting like I'm modest
Paying off my mama crib, I'm trying to keep my promise
That's the reason I don't get too caught up in the comments
I'm fresh up out the hood, see, I barely went to college
45 beside us, trappin' out Ramadas
White girl snortin' cocaína, clearing out her sinus
Based on where I'm from, I shouldn't even know designers
Now I'm front row in Paris, acting like I'm modest
Paying off my mama crib, I'm trying to keep my promise
That's the reason I don't get too caught up in the comments
My daddy wasn't 'round a lot, sometimes, he still provided
When Rody got his settlement, he let me raid his closet
And my uncles was too busy, so they never gave me guidance
So them bitches I was hustling was paying for my Pradas
Show me the loss, I'll show you the lessons
Show me the flaws, I'll show you the blessings
I show you the reasons why I've been stressing
You show me a bitch, I see the finessing
You show me a bitch, I start second guessing
You show me your heart, I see lethal weapon
You show me your mind, I see a depression
You show me your art, I'll see a confession
You show me anything more than I've already shown you then it's going to feel like a therapy session, and I'm depressin'
When Rody got his settlement, he let me raid his closet
And my uncles was too busy, so they never gave me guidance
So them bitches I was hustling was paying for my Pradas
Show me the loss, I'll show you the lessons
Show me the flaws, I'll show you the blessings
I show you the reasons why I've been stressing
You show me a bitch, I see the finessing
You show me a bitch, I start second guessing
You show me your heart, I see lethal weapon
You show me your mind, I see a depression
You show me your art, I'll see a confession
You show me anything more than I've already shown you then it's going to feel like a therapy session, and I'm depressin'
Even somebody that would never love somebody
Would never love somebody, would never hug somebody
Would never trust somebody, would never fight for somebody
Would never rush somebody, would never push somebody
Would never hush somebody
You was never much somebody, you was very much somebody
You would never touch my body, you told me that you ain't love me like I oh
I said, "Dog, could you imagine if I had a million dollars?"
I'm fresh up out the hood, see, I barely went to college
45 beside us, trappin' out Ramadas
White girl snortin' cocaína, clearing out her sinus
Based on where I'm from, I shouldn't even know designers
Now I'm front row in Paris, acting like I'm modest
Paying off my mama crib, I'm trying to keep my promise
That's the reason I don't get too caught up in the comments
White girl snortin' cocaína, clearing out her sinus
Based on where I'm from, I shouldn't even know designers
Now I'm front row in Paris, acting like I'm modest
Paying off my mama crib, I'm trying to keep my promise
That's the reason I don't get too caught up in the comments
Que racontent les paroles de la chanson No Comment de Saint Jhn ?
Un million de dollars dans la tête
Tout commence par une conversation entre amis, le genre qu'on a quand on n'a rien — "Dog, could you imagine if I had a million dollars?" Saint Jhn pose cette question en ouverture comme on poserait une photo jaunie sur une table. Il était là, dans ce motel miteux, une arme à portée de main, à trafiquer pour survivre, à regarder une fille se détruire les narines pendant que lui rêvait de Paris. Et maintenant il est à Paris. Au premier rang. Et il fait semblant d'être modeste.
Ce va-et-vient entre le passé et le présent, Saint Jhn le manie avec une économie de moyens redoutable. Pas de violons, pas de grandes envolées lyriques sur la rédemption. Juste les faits, énoncés à voix basse, presque en confidence.
Quand l'absence forge un homme
Le morceau prend une tout autre dimension quand il parle de son père — présent juste assez pour ne pas être totalement absent, ses oncles dans leurs propres vies, et Rody qui lui ouvre son placard après avoir touché un règlement. Ce sont ces petites solidarités bancales, ces substituts d'éducation, qui ont construit Saint Jhn. Les femmes qu'il manipulait lui payaient ses Prada. Il le dit sans honte particulière, ni sans en faire une fierté. C'est juste ce qui s'est passé.
Vient ensuite cette cascade d'anaphores hypnotiques — chaque "vous me montrez" révèle un peu plus un homme qui a appris à tout lire comme une menace ou une leçon. Le cœur de quelqu'un ? Une arme létale. L'art de quelqu'un ? Une confession involontaire. L'intimité chez lui ressemble à une salle d'interrogatoire, et il en est conscient.
Aimer sans pouvoir toucher
Le pont arrive comme une fracture douce. Saint Jhn évoque quelqu'un — une femme, une relation — à travers une litanie de négations : jamais aimé, jamais serré, jamais fait confiance. Et puis, retournement : "you was very much somebody". Cette personne comptait vraiment. Mais elle a dit ne pas l'aimer. Ou pas assez. La phrase se perd en suspension, inachevée, comme si certaines choses ne méritent pas d'être finies. No comment, donc.
Tout commence par une conversation entre amis, le genre qu'on a quand on n'a rien — "Dog, could you imagine if I had a million dollars?" Saint Jhn pose cette question en ouverture comme on poserait une photo jaunie sur une table. Il était là, dans ce motel miteux, une arme à portée de main, à trafiquer pour survivre, à regarder une fille se détruire les narines pendant que lui rêvait de Paris. Et maintenant il est à Paris. Au premier rang. Et il fait semblant d'être modeste.
Ce va-et-vient entre le passé et le présent, Saint Jhn le manie avec une économie de moyens redoutable. Pas de violons, pas de grandes envolées lyriques sur la rédemption. Juste les faits, énoncés à voix basse, presque en confidence.
Quand l'absence forge un homme
Le morceau prend une tout autre dimension quand il parle de son père — présent juste assez pour ne pas être totalement absent, ses oncles dans leurs propres vies, et Rody qui lui ouvre son placard après avoir touché un règlement. Ce sont ces petites solidarités bancales, ces substituts d'éducation, qui ont construit Saint Jhn. Les femmes qu'il manipulait lui payaient ses Prada. Il le dit sans honte particulière, ni sans en faire une fierté. C'est juste ce qui s'est passé.
Vient ensuite cette cascade d'anaphores hypnotiques — chaque "vous me montrez" révèle un peu plus un homme qui a appris à tout lire comme une menace ou une leçon. Le cœur de quelqu'un ? Une arme létale. L'art de quelqu'un ? Une confession involontaire. L'intimité chez lui ressemble à une salle d'interrogatoire, et il en est conscient.
Aimer sans pouvoir toucher
Le pont arrive comme une fracture douce. Saint Jhn évoque quelqu'un — une femme, une relation — à travers une litanie de négations : jamais aimé, jamais serré, jamais fait confiance. Et puis, retournement : "you was very much somebody". Cette personne comptait vraiment. Mais elle a dit ne pas l'aimer. Ou pas assez. La phrase se perd en suspension, inachevée, comme si certaines choses ne méritent pas d'être finies. No comment, donc.