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Paroles de la chanson Cheetah par Red Velvet

[Seulgi, Irene]
Chira-chira oyogu shisen
Hora tick-tack sugiteku jikan
Nandome na no kono fun iki
Serifu wa mou kimeten desho?

[Seulgi, Irene]
Futari kiri no talking shikkari tsumeta kyori
Saigo no itte kimi ni (Do, do, do, do it now)
Sugu ni sorasu smiling kon ya de kimete hoshii
Watashi isoiden no

[Irene, Seulgi]
I-I'm running too fast
Chee-chee-chee-cheetah
Shoujiki ni say that
Chee-chee-chee-cheetah
Saa koko de ima yes or no
Oshiete yo mou
Matterannai kara
Like a chee-chee-cheetah

[Seulgi, Irene]
Jirijiri agatteku taion ga
Girigiri ooh, woah
Mou kamitsukitai kurai sono kuchibiru
Sore hodo lovin you (Oh, you), so hu-hu-hurry up

[Seulgi, Irene]
Yoyuu mise waste of time
Sonna tsumannai ko ni mien no?
Toomawari shiteru timing, sonna no nokottenai shi
Konna toko de can't stop

[Irene, Seulgi]
I-I'm running too fast
Chee-chee-chee-cheetah
Honki nara say that
Chee-chee-chee-cheetah
Saa mono ni shite yo last chance
Dekinai no nara
Okizari ni shichau
Like a chee-chee-cheetah

[Irene, Seulgi]
Aimai na kakehiki
Yurushitaku wa nai no my heart
Kimi to saigo made
Kakenuke sasete
Catch me, lose me, so what's it gonna be?
Catch me, lose me, ooh
Catch me, lose me, so what's it gonna be?
Catch me, lose me, ooh

[Irene, Seulgi]
Fast
Chee-chee-chee-cheetah
Massugu ni say that
Chee-chee-chee-cheetah
Saa koko de ima yes or no
Oshiete yo mou
Matterannai kara
Like a chee-chee-cheetah

Que racontent les paroles de la chanson Cheetah de Red Velvet ?

Quand l'attente devient insupportable

Il y a des chansons qui prennent leur temps. Et puis il y a « Cheetah ». Dès les premières secondes, on sent que quelque chose va exploser — ou partir en courant. Seulgi et Irene de Red Velvet incarnent ici une narratrice à bout, celle qui a regardé trop longtemps les aiguilles tourner sans que rien ne se décide.

« Chira-chira oyogu shisen » — ce regard qui dérive, flottant comme une nage hésitante. L'image est belle et frustrante à la fois. On voit quelqu'un qui évite, qui esquive, qui sourit sans rien dire de vrai. Et la narratrice, elle, a compté les secondes, écouté le silence s'installer entre eux deux, senti la température monter — « jirijiri agatteku taion ga » (la chaleur corporelle qui monte, lentement, inexorablement). Elle sait ce qu'elle ressent. Ce qu'elle ne sait pas encore, c'est si l'autre a le courage de l'admettre.

Courir ou disparaître

Le refrain arrive comme une décision prise à mi-chemin. « I'm running too fast » — elle le reconnaît, elle va trop vite, elle brûle les étapes. Mais le guépard ne ralentit pas pour autant. Il court parce que c'est sa nature, parce que l'immobilité lui est physiquement impossible. « Matterannai kara » — je ne peux plus attendre. Pas une plainte, une constatation.

Ce qui rend le texte saisissant, c'est son refus de la douceur. Pas de supplique, pas de larmes. Juste un « catch me, lose me, so what's it gonna be? » lancé comme un défi à prendre ou à laisser. Le pont de la chanson ouvre un instant de suspension, presque cinématographique, avant que le refrain final ne referme le piège. Dernière chance, ultime appel — et si la réponse ne vient pas, la guéparde aura déjà disparu à l'horizon. Red Velvet signe avec « Cheetah » quelque chose de rare dans la pop japonaise : un désir qui ne se cache pas derrière la métaphore, qui la traverse au contraire à toute vitesse.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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