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Paroles de la chanson Like You Always Do par

Friend, push my buttons in the background (Woah-oh-oh)
Chasing shadows out of view (Woah-oh-oh)
You went missing in the background (Ooh, ooh, ooh)
Like you always do, my friend (Woah-oh-oh-oh)
Here goes nothing from the background (Woah-oh-oh-oh)
Welding bullets from the blue (Woah-oh-oh-oh)
Steal the silence from the background
Like you always do, my friend

Who's gonna take you from the background
Like you always do to me?
Just one look to bring you back down
Like you always do
No idea, no idea
Like you always do
Around here, around here
Like you always do

Friend, put your faith into the limelight (Woah-oh-oh)
Press the button for the nurse (Woah-oh-oh)
Slowly sinking in the spotlight (Ooh, ooh, ooh)
Of the universe, my friend
All is sterile in the limelight (Woah-oh-oh)
Bright enough to blind the sun (Woah-oh-oh)
You can't hide inside the limelight
Like you've always done, my friend

Who is gonna take you from the background
Like you always do to me?
Just one look to bring you back down
Like you always do
No idea, no idea
Like you always do
Around here, around here
Like you always do

Like you always do (Da-da-da, da-da-da-da)
(Da-da-da, da-da-da-da)
(Da-da-da, da-da-da-da)
(Always do)
(Da-da-da, da-da-da-da)
(Da-da-da, da-da-da-da) Always do
(Da-da-da, da-da-da-da)
(Always do)
(Da-da-da, da-da-da-da)
(Da-da-da, da-da-da-da)
(Da-da-da, da-da-da-da)
(Always do)
(Da-da-da, da-da-da-da)
(Da-da-da, da-da-da-da)
(Da-da-da, da-da-da-da)
(Always do)

Que racontent les paroles de la chanson Like You Always Do de Quadeca ?

Quelqu'un qui disparaît, encore

Il y a des chansons qui parlent de quelqu'un sans jamais vraiment le nommer, et c'est précisément cette distance qui les rend si justes. "Like You Always Do" de Quadeca commence dans le flou — un ami, une silhouette, une présence qui agit depuis les coulisses et qui, immanquablement, finit par s'éclipser. "You went missing in the background, like you always do, my friend" : six mots suffisent à poser tout le drame, celui d'un schéma qu'on reconnaît avant même de l'avoir vécu.

L'univers sonore du morceau est à l'image de ce qu'il raconte. Quelque chose de cotonneux, de suspendu, avec ces "woah-oh-oh" qui flottent entre les vers comme des soupirs retenus. On est dans cet espace indéfini où les émotions n'ont pas encore trouvé leur nom, où la trahison n'est pas franche mais faite de petits retraits successifs, de boutons appuyés en silence, de balles forgées dans le vide — "welding bullets from the blue" — sans qu'on ait rien vu venir.

La lumière qui brûle autant que l'ombre

Au deuxième couplet, le décor change mais la sensation reste. Le "background" se transforme en "limelight", en lumière de scène aveuglante. Et là, quelque chose se retourne : ce n'est plus l'obscurité qui étouffe, c'est l'exposition. "Bright enough to blind the sun" — une lumière si forte qu'elle dépasse le soleil lui-même, jusqu'à l'absurde. Dans cet excès de visibilité, la personne adressée ne peut plus se cacher, mais elle coule quand même, "slowly sinking in the spotlight". Comme si ni l'ombre ni la lumière ne pouvaient offrir de refuge. Comme si la fuite était la seule constante.

La boucle sans fond

Ce qui frappe, c'est la façon dont la chanson finit par se dévorer elle-même. Les paroles cèdent progressivement la place aux syllabes vides, les "da-da-da" qui s'étendent sur toute la fin du morceau. Ce n'est pas un hasard : Quadeca laisse le sens se dissoudre, parce que c'est exactement ce que fait ce type de relation — elle tourne, elle revient, elle perd son sens à force de se répéter. Le "like you always do" devient alors moins une accusation qu'un épuisement, la trace de quelqu'un qui a arrêté d'attendre que les choses changent.

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