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Paroles de la chanson Good grief par

And were we ever friends? I don't know
But I've been a friend to you all on my own
And somewhere from a constellation
The involuntary thought that comes through
Is that those were the last words
So you're gonna have to make do
I'm getting you out of my head
I'm letting you out of my head
The onus is all on my end
Can't witness you out of my head, uh, uh

I said, how soon, a lotta things change
But not a thing changed about you
I said, how soon a lotta things change
But not a thing changed about you
I said, how soon a lotta things change
No, not a thing changed about you, yeah
How soon a lot of things change
But not a thing changed about you

I'm letting you out of my head
The garden of all that's unsaid
When the snow falls on your body, we'll make up
I'm walking on your body 'til you wake up
I'm letting you out of my head
I'm letting you out of my head
And nothing can happen again
I'm letting you out of my head, yeah

It goes, how soon a lotta things change
Ayy
I said, how soon a lotta things change
Uh, uh, yeah
It goes, how soon a lot of things change
But not a thing changed about you (Yeah)
I said, how soon a lot of things change (Uh)
Now not a thing changed about you (Woah, yeah)

I'm letting you out of my head
I'm letting you out of my head
Yeah
I'm letting you out of my head
I said, how soon a lot of things change
But no, not a thing changed about you
How soon a lot of things change
But no, not a thing changed about you

Que racontent les paroles de la chanson Good grief de Quadeca ?

Quand on fait le deuil de quelqu'un qui est encore vivant

Il y a quelque chose de particulièrement cruel dans le fait de pleurer une relation avec une personne qui respire encore, qui prend son café quelque part, qui continue sa vie. Pas de mort à annoncer, pas de condoléances à recevoir. Juste ce vide qui s'est installé sans crier gare, et cette question qui revient en boucle : est-ce qu'on a vraiment été amis, un jour ?

C'est exactement là que commence "Good Grief". Quadeca pose la question à voix haute, presque gêné de ne pas connaître la réponse. Et dans cet aveu — avoir donné sans que ce soit jamais vraiment partagé — se trouve toute la douleur du morceau. Pas de trahison spectaculaire, pas de dispute mémorable. Juste l'asymétrie tranquille d'un lien qui ne pesait pas le même poids pour chacun.

Une tête qu'on n'arrive pas à vider

La chanson a cette particularité d'être construite comme un effort mental en temps réel. "I'm letting you out of my head", répète-t-il encore et encore — "je te laisse sortir de ma tête" — comme si le dire suffisait à le faire. Mais bien sûr, ça ne suffit pas. La pensée revient, involontaire, comme il le dit lui-même dès les premières lignes : venue d'une constellation lointaine, incontrôlable. Le deuil ne se commande pas.

Il y a une image qui reste longtemps après l'écoute : "the garden of all that's unsaid", le jardin de tout ce qui n'a jamais été dit. Tous ces mots avalés, ces reproches dissous dans la politesse, qui ont pourtant continué de pousser quelque part en silence. Quadeca ne crie pas. Il contemple ce jardin à l'abandon.

L'autre, immuable

Ce qui rend le morceau vraiment poignant, c'est ce refrain obstiné : "not a thing changed about you". Le narrateur a changé, traversé quelque chose, grandi peut-être. Et l'autre ? Identique. Cette immobilité n'est pas reprochée avec violence — elle est juste constatée, avec une lassitude qui dit tout. C'est finalement cette asymétrie-là, plus que l'absence, qui rend la séparation non seulement inévitable mais nécessaire. Un bon deuil, comme dit le titre. Difficile, mais juste.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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