Paroles de la chanson I Am You (traduction) par
Woo
Yeah
J'avais dit que je ne te laisserais jamais me voir pleurer
Mais je crois que j'ai une bonne raison
Tu avais dit que tu serais toujours à mes côtés
Et maintenant tu me dis que tu pars, que tu pars
Ne pars pas
Je sais qu'un homme n'est pas censé pleurer
Mais comment as-tu pu me faire ça ? Uh
Ne reste pas là à me regarder mourir
Je t'en supplie
Ne pars pas, uh
Yeah
J'avais dit que je ne te laisserais jamais me voir pleurer
Mais je crois que j'ai une bonne raison
Tu avais dit que tu serais toujours à mes côtés
Et maintenant tu me dis que tu pars, que tu pars
Ne pars pas
Je sais qu'un homme n'est pas censé pleurer
Mais comment as-tu pu me faire ça ? Uh
Ne reste pas là à me regarder mourir
Je t'en supplie
Ne pars pas, uh
Ne pars pas
Il n'y a pas de mots pour dire, oh ma belle
Ce que je traverse, oh
Si tu me quittes, je ne serai plus là
Tu ne vois pas, je suis toi
Non, non, yeah, yeah
Il n'y a pas de mots pour dire, ma belle
Ce que je traverse
Si tu me quittes, je ne serai plus moi
Tu ne vois pas que je suis toi ?
Yeah, yeah
Ne pars pas, bébé, ne pars pas
Uh
Écoute
Il n'y a pas de mots pour dire, oh ma belle
Ce que je traverse, oh
Si tu me quittes, je ne serai plus là
Tu ne vois pas, je suis toi
Non, non, yeah, yeah
Il n'y a pas de mots pour dire, ma belle
Ce que je traverse
Si tu me quittes, je ne serai plus moi
Tu ne vois pas que je suis toi ?
Yeah, yeah
Ne pars pas, bébé, ne pars pas
Uh
Écoute
Je te ferais l'amour toute la nuit
Si ça pouvait te faire comprendre, oh ma belle
Que tu es la seule chose qui m'excite
La seule chose qui compte pour moi
Ooh, ooh
Oh bébé, mm, yeah
Je suis toi, yeah
Si tu me quittes, je ne sais pas quoi faire
Tu ne vois pas que je suis toi ? Yeah
Si tu me quittes, je ne sais pas quoi faire
Tu ne vois pas ? Tu ne vois pas ?
Bébé, oh non, non, non, yeah
Ooh, ooh, bébé, j'ai dit
Ooh, non, oh, oh, oh yeah
Oh, yeah
Ooh, yeah
Ooh
Si ça pouvait te faire comprendre, oh ma belle
Que tu es la seule chose qui m'excite
La seule chose qui compte pour moi
Ooh, ooh
Oh bébé, mm, yeah
Je suis toi, yeah
Si tu me quittes, je ne sais pas quoi faire
Tu ne vois pas que je suis toi ? Yeah
Si tu me quittes, je ne sais pas quoi faire
Tu ne vois pas ? Tu ne vois pas ?
Bébé, oh non, non, non, yeah
Ooh, ooh, bébé, j'ai dit
Ooh, non, oh, oh, oh yeah
Oh, yeah
Ooh, yeah
Ooh
Ne pars pas
Bébé, ne pars pas
Bébé, ne pars pas
Que racontent les paroles de la chanson I Am You (traduction) de Prince ?
Quand les mots s'effondrent avant même d'être dits
Il y a des chansons qui commencent par une promesse brisée. Celle-ci démarre exactement là — sur l'aveu d'un homme qui avait juré de ne jamais pleurer, et qui pleure. Prince n'essaie pas de se rattraper, il ne cherche pas à sauver la face. Il regarde juste cette femme qui s'apprête à partir et il dit : "Don't go."
Deux mots. Répétés comme une prière qui ne trouve pas de réponse.
Se perdre dans l'autre jusqu'à ne plus exister seul
Ce qui rend "I Am You" si particulier, c'est ce glissement progressif vers quelque chose d'étrange et de vertigineux. Au fil des couplets, la supplication amoureuse ordinaire dérive vers une déclaration bien plus troublante. "Can't you see, I am you" — est-ce encore de l'amour, ou est-ce autre chose ? Une fusion telle que les contours de soi ont disparu, que l'autre est devenu la condition même de l'existence. Le "I won't be me" qui suit n'est pas une métaphore creuse : c'est un constat clinique, presque effrayant dans sa sincérité.
On imagine Prince enregistrant ça, et l'on comprend pourquoi ce morceau semble différent. Pas de jeu de séducteur, pas de distance calculée. Juste quelqu'un qui regarde le sol se dérober sous ses pieds.
Le désir comme dernier recours
Vers la fin, quelque chose bascule encore. "I'd go down on you all night long / If that would make you see" — la proposition est presque désespérée dans sa franchise. Ce n'est pas de la provocation, c'est de l'offre totale. Tout, absolument tout, pour retenir l'autre. L'érotisme chez Prince a rarement été aussi peu triomphant, aussi nu. Ici, le corps n'est plus un territoire de puissance mais un dernier argument tendu à bout de bras.
La chanson se termine sans résolution, sur des répétitions qui s'effrangent — "don't go, baby, don't go" — comme si les mots eux-mêmes finissaient par perdre leur sens à force d'être dits. C'est peut-être ça, le vrai sujet : ce moment où l'on a tout dit, et où rien n'a changé.
Il y a des chansons qui commencent par une promesse brisée. Celle-ci démarre exactement là — sur l'aveu d'un homme qui avait juré de ne jamais pleurer, et qui pleure. Prince n'essaie pas de se rattraper, il ne cherche pas à sauver la face. Il regarde juste cette femme qui s'apprête à partir et il dit : "Don't go."
Deux mots. Répétés comme une prière qui ne trouve pas de réponse.
Se perdre dans l'autre jusqu'à ne plus exister seul
Ce qui rend "I Am You" si particulier, c'est ce glissement progressif vers quelque chose d'étrange et de vertigineux. Au fil des couplets, la supplication amoureuse ordinaire dérive vers une déclaration bien plus troublante. "Can't you see, I am you" — est-ce encore de l'amour, ou est-ce autre chose ? Une fusion telle que les contours de soi ont disparu, que l'autre est devenu la condition même de l'existence. Le "I won't be me" qui suit n'est pas une métaphore creuse : c'est un constat clinique, presque effrayant dans sa sincérité.
On imagine Prince enregistrant ça, et l'on comprend pourquoi ce morceau semble différent. Pas de jeu de séducteur, pas de distance calculée. Juste quelqu'un qui regarde le sol se dérober sous ses pieds.
Le désir comme dernier recours
Vers la fin, quelque chose bascule encore. "I'd go down on you all night long / If that would make you see" — la proposition est presque désespérée dans sa franchise. Ce n'est pas de la provocation, c'est de l'offre totale. Tout, absolument tout, pour retenir l'autre. L'érotisme chez Prince a rarement été aussi peu triomphant, aussi nu. Ici, le corps n'est plus un territoire de puissance mais un dernier argument tendu à bout de bras.
La chanson se termine sans résolution, sur des répétitions qui s'effrangent — "don't go, baby, don't go" — comme si les mots eux-mêmes finissaient par perdre leur sens à force d'être dits. C'est peut-être ça, le vrai sujet : ce moment où l'on a tout dit, et où rien n'a changé.