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Paroles de la chanson Sleepwalker par President

Album : Blood Of Your Empire

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Paroles de la chanson Sleepwalker par

Nobody gives a fuck about you
Nobody cares , nobody cares about your successes
Your failures, what you've done, what you haven't done
They don't remember, they don't give a fuck
And the ones that do, those are the ones that love you
And those are the only ones whose opinion fucking matters
Do whatever the fuck you want, 'cause nobody gives a fuck about you

I find it hard to keep my head up
I know sometimes I'm just a shell of myself holding on
I can't break it, I'm so sorry, son
I hate everything that I've become
I can't speak, I never meant for it to get this rough
If you think I could behave the way you want
Then I must have lied to you enough

I keep sleepwalking
I don't know how to wake up
Lucid now inside a dream
But I'm reaching out and no one sees me
I'm sleepwalking
I keep sleepwalking

I'm losing hope, like grinding stones in your hand
I just keep on erasing myself with the sand
I can't break it, I'm not strong enough
I let them, the only ones who trust

I can't speak, I never meant for you to feel ashamed
If you think I could behave the way you want
Then I would just hang myself away

I keep sleepwalking
I don't know how to wake up
Lucid now inside a dream
But I'm reaching out and no one sees me
I'm sleepwalking
I keep sleepwalking

Ask yourself, "Who you are when no one else is watching?"
Do whatever the fuck you want, 'cause nobody gives a fuck about you
About you, about you, about you, about you

I keep sleepwalking
I don't know how to wake up
Lucid now inside a dream
But I'm reaching out and no one sees me
I'm sleepwalking
I keep sleepwalking
I keep sleepwalking
I keep sleepwalking

Que racontent les paroles de la chanson Sleepwalker de President ?

Quand personne ne regarde

Il y a quelque chose de vertigineux dans la façon dont Sleepwalker commence. Pas d'introduction musicale en douceur, pas de mise en contexte polie — on est propulsé d'emblée dans un monologue brut, presque agressif dans sa franchise : personne ne se soucie de vous, de vos réussites, de vos échecs, de ce que vous avez fait ou pas fait. Et pourtant, en l'entendant vraiment, on réalise que c'est peut-être la chose la plus rassurante qu'on puisse dire à quelqu'un. Ceux qui s'en foutent ne comptent pas. Ceux qui s'en souviennent, eux, c'est justement parce qu'ils vous aiment.

Une chute en pleine conscience

Mais President ne s'arrête pas là. Ce soulagement initial cède très vite la place à quelque chose de bien plus sombre. La voix change de registre, et avec elle l'atmosphère entière du morceau. On entre dans l'intimité d'un homme qui se regarde s'effacer — "I just keep on erasing myself with the sand", comme des pierres qu'on broie dans la main, lentement, sans pouvoir s'arrêter. Il parle à quelqu'un qu'il a déçu, peut-être un enfant, peut-être un proche, et les mots qu'il choisit portent cette honte tranquille de ceux qui savent qu'ils n'ont pas été à la hauteur. Pas par malice, mais parce qu'ils n'en étaient tout simplement plus capables.

Le somnambule qui tend la main

Le refrain revient comme une vague régulière, hypnotique — "I keep sleepwalking, I don't know how to wake up". Il y a quelque chose d'étrangement beau dans cette image : le somnambule n'est pas inconscient, il est même lucide, il le dit lui-même. Il tend la main. Mais personne ne le voit. C'est ça, le cœur du morceau — non pas l'absence de conscience, mais l'impossibilité de se faire entendre malgré elle. La chanson se referme sur cette question suspendue dans le vide : qui êtes-vous vraiment quand personne ne vous observe ? Une interrogation qui, après tout ce qu'on vient d'entendre, résonne bien au-delà des paroles.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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