Paroles de la chanson Au DD par
[Ademo]
Bats les couilles d'l'Himalaya
Bats les couilles, j'vise plus l'sommet
Mon cœur fait "ouhlalala"
Crime passionnel que j'commets
Sur ton cœur, j'fais trou d'boulette
J'fais tache de sang sur le pull
J'désire nullement vous connaître
Ni toi, ni ces fils de putes
J'me tire d'ici si j'm'écoute
Sang corse mélangé bougnoule
La Lune, j'aime plus, j'vous la laisse
J'm'endors sous doré, sous gnôle
J'suis ni d'chez moi ni d'chez vous
Elle veut la bise, elle veut qu'j'la baise
J'connais la route, connais l'adresse
Bats les couilles d'l'Himalaya
Bats les couilles, j'vise plus l'sommet
Mon cœur fait "ouhlalala"
Crime passionnel que j'commets
Sur ton cœur, j'fais trou d'boulette
J'fais tache de sang sur le pull
J'désire nullement vous connaître
Ni toi, ni ces fils de putes
J'me tire d'ici si j'm'écoute
Sang corse mélangé bougnoule
La Lune, j'aime plus, j'vous la laisse
J'm'endors sous doré, sous gnôle
J'suis ni d'chez moi ni d'chez vous
Elle veut la bise, elle veut qu'j'la baise
J'connais la route, connais l'adresse
J't'encule sur l'continent d'Hadès
Sale comme ta neuch, mèche courte
Forte comme la ppe-f' qu'j'écoule
J'tire la gueule, j'n'écoute
Que mon âme seule, mektoub
J'vis dans un rêve érotique
Où j'parle peu mais j'caresse le monde
J'meurs dans un cauchemar exotique
Où la Terre ressemble à ma tombe
[Ademo]
Igo, pourquoi toi, tu parles en "igo" ?
Si ça s'tue, ouais, dis-moi qui signe
Pas d'honneur, toi, tu sens d'ici
WAllah, baba m'a dit : "Mon fils, nan, nan
Toi, pas calculer ces pédales
Moi, j'ai donné pendant longtemps
Puis, j'ai perdu mes pétales"
Sale comme ta neuch, mèche courte
Forte comme la ppe-f' qu'j'écoule
J'tire la gueule, j'n'écoute
Que mon âme seule, mektoub
J'vis dans un rêve érotique
Où j'parle peu mais j'caresse le monde
J'meurs dans un cauchemar exotique
Où la Terre ressemble à ma tombe
[Ademo]
Igo, pourquoi toi, tu parles en "igo" ?
Si ça s'tue, ouais, dis-moi qui signe
Pas d'honneur, toi, tu sens d'ici
WAllah, baba m'a dit : "Mon fils, nan, nan
Toi, pas calculer ces pédales
Moi, j'ai donné pendant longtemps
Puis, j'ai perdu mes pétales"
[Ademo]
Au DD
J'la passe, la détaille, la pé-cou, la vi-sser, des regrets d'vant ton bébé
J'sors de chez toi, j'reprends ta voiture mal garée puis j'retire ton PV
J'recherche un billet, des affaires, des plans dans la planque, un peu trop peiné
J'fais un bisou à mes cafards dans la cave du 6, les pectoraux gainés
Les BACqueux té-ma parce que les ients-cli ne tomberont jamais sur messagerie
Eh, poto, démarre dans la jungle, j'y suis H24, j'y fais des singeries
La rue, j'la dévale à toute allure avec du Gucci comme Mitch
J'me promène dans les beaux quartiers avec le seum qui fait peur aux riches
[N.O.S]
Que la famille, personne nous inquiète jusqu'au dernier gramme
Toujours dans mon 9.1 parce que j'suis baisé par Paname
Sans, sans, sans l'bénéf' de la rue, j'aurais jamais niqué le game (game, game, game)
Me sens pas trop humain, un peu comme mes igos habités, yah
Y'a du sang à vider, yah
Au DD (DD, DD) deuxième degré , j'suis effacé, yah
T'as reconnu le cri, igo t'es animal
Mes rêves, j'connais le prix, le canon à ny-Ma
Au DD
Que la famille dans le bât', on te la push taille-dé
Au DD
Pas mélangé, cœur d'étranger, rien n'a changé, yah
C'qui doit arriver va arriver, yah
C'est peut-être mon dernier album
P't-être ma dernière puta
P't-être mon dernier sourire de toi
Dans mon unga, dans mon unga
Pas plus de haine que d'amour, que j'largue entre mes tours
Moins d'humains après minuit, je sors casser mon tour
Sur un nuage de l'Enfer
Viens, on s'casse, mon frère, avant qu'on s'perde
[Ademo]
Au DD
Pas mélangé, cœur d'étranger, rien n'a changé, yah
C'qui doit arriver va arriver, yah
C'est peut-être mon dernier album
P't-être ma dernière puta
P't-être mon dernier sourire de toi
Dans mon unga, dans mon unga
Pas plus de haine que d'amour, que j'largue entre mes tours
Moins d'humains après minuit, je sors casser mon tour
Sur un nuage de l'Enfer
Viens, on s'casse, mon frère, avant qu'on s'perde
[Ademo]
Au DD
J'la passe, la détaille, la pé-cou, la vi-sser, des regrets d'vant ton bébé
J'sors de chez toi, j'reprends ta voiture mal garée puis j'retire ton PV
J'recherche un billet, des affaires, des plans dans la planque, un peu trop peiné
J'fais un bisou à mes cafards dans la cave du 6, les pectoraux gainés
Les BACqueux té-ma parce que les ients-cli ne tomberont jamais sur messagerie
Eh, poto, démarre dans la jungle, j'y suis H24, j'y fais des singeries
La rue, j'la dévale à toute allure avec du Gucci comme Mitch
J'me promène dans les beaux quartiers avec le seum qui fait peur aux riches
J'sors de chez toi, j'reprends ta voiture mal garée puis j'retire ton PV
J'recherche un billet, des affaires, des plans dans la planque, un peu trop peiné
J'fais un bisou à mes cafards dans la cave du 6, les pectoraux gainés
Les BACqueux té-ma parce que les ients-cli ne tomberont jamais sur messagerie
Eh, poto, démarre dans la jungle, j'y suis H24, j'y fais des singeries
La rue, j'la dévale à toute allure avec du Gucci comme Mitch
J'me promène dans les beaux quartiers avec le seum qui fait peur aux riches
Que racontent les paroles de la chanson Au DD de PNL ?
Un pied dans la cave, un pied dans les nuages
Il y a quelque chose d'immédiatement reconnaissable dans la façon dont PNL ouvre Au DD. Pas d'introduction progressive, pas de mise en contexte — Ademo arrive comme une gifle, avec ses images improbables et cette violence douce qui caractérise tout le projet des deux frères. "Mon cœur fait ouhlalala" : trois syllabes enfantines pour parler d'un crime passionnel. C'est exactement ça, PNL — le grotesque et le tragique collés ensemble, sans qu'on sache toujours où l'un finit et où l'autre commence.
La cité comme état d'âme
On suit Ademo dans une errance qui ressemble moins à un trajet qu'à un état intérieur. Il sort d'un appartement, récupère une voiture, retire un PV, descend dans une cave saluer ses cafards. Chaque geste est posé avec une précision presque tendre, comme si ces détails minuscules étaient les seules choses réelles dans un monde qui ne lui appartient pas. "J'suis ni d'chez moi ni d'chez vous" — cette phrase, glissée presque en passant, dit tout de la position de PNL : entre deux cultures, entre deux quartiers, entre deux époques. Ni intégré, ni séparatiste. Juste ailleurs, tout le temps.
Ce qui rend le morceau fascinant, c'est le moment où N.O.S prend la main. Le ton change légèrement, devient plus mélancolique, presque fragmenté. "Toujours dans mon 9.1 parce que j'suis baisé par Paname" — la ville n'est plus un décor, elle devient une relation toxique qu'on ne peut pas quitter. Et puis vient cette phrase qui flotte au-dessus du reste : "c'est peut-être mon dernier album". Lancée sans drame, sans explication, elle installe un vertige.
Avant qu'on se perde
Au DD se referme sur une invitation étrange — "sur un nuage de l'Enfer, viens, on s'casse, mon frère". C'est une chanson qui ne promet rien, qui ne résout rien, qui se contente d'exister dans cet espace trouble entre la rue et le rêve, entre le Gucci et les cafards de la cave. PNL a construit toute sa mythologie sur cette tension-là, et Au DD en est peut-être l'expression la plus brute, la plus honnête — un morceau qui se déroule "au deuxième degré", là où tout est dit sans être vraiment dit.
Il y a quelque chose d'immédiatement reconnaissable dans la façon dont PNL ouvre Au DD. Pas d'introduction progressive, pas de mise en contexte — Ademo arrive comme une gifle, avec ses images improbables et cette violence douce qui caractérise tout le projet des deux frères. "Mon cœur fait ouhlalala" : trois syllabes enfantines pour parler d'un crime passionnel. C'est exactement ça, PNL — le grotesque et le tragique collés ensemble, sans qu'on sache toujours où l'un finit et où l'autre commence.
La cité comme état d'âme
On suit Ademo dans une errance qui ressemble moins à un trajet qu'à un état intérieur. Il sort d'un appartement, récupère une voiture, retire un PV, descend dans une cave saluer ses cafards. Chaque geste est posé avec une précision presque tendre, comme si ces détails minuscules étaient les seules choses réelles dans un monde qui ne lui appartient pas. "J'suis ni d'chez moi ni d'chez vous" — cette phrase, glissée presque en passant, dit tout de la position de PNL : entre deux cultures, entre deux quartiers, entre deux époques. Ni intégré, ni séparatiste. Juste ailleurs, tout le temps.
Ce qui rend le morceau fascinant, c'est le moment où N.O.S prend la main. Le ton change légèrement, devient plus mélancolique, presque fragmenté. "Toujours dans mon 9.1 parce que j'suis baisé par Paname" — la ville n'est plus un décor, elle devient une relation toxique qu'on ne peut pas quitter. Et puis vient cette phrase qui flotte au-dessus du reste : "c'est peut-être mon dernier album". Lancée sans drame, sans explication, elle installe un vertige.
Avant qu'on se perde
Au DD se referme sur une invitation étrange — "sur un nuage de l'Enfer, viens, on s'casse, mon frère". C'est une chanson qui ne promet rien, qui ne résout rien, qui se contente d'exister dans cet espace trouble entre la rue et le rêve, entre le Gucci et les cafards de la cave. PNL a construit toute sa mythologie sur cette tension-là, et Au DD en est peut-être l'expression la plus brute, la plus honnête — un morceau qui se déroule "au deuxième degré", là où tout est dit sans être vraiment dit.