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Paroles de la chanson Wish you were here par

"And disciplinary remains mercifully"
"Yes and um, I'm with you, Derek, this star nonsense"
"Yes, yes"
"Now which is it?"
"I am sure of it"

[David Gilmour]
So, so you think you can tell
Heaven from Hell? Blue skies from pain?
Can you tell a green field from a cold steel rail?
A smile from a veil? Do you think you can tell?

[David Gilmour]
Did they get you to trade your heroes for ghosts?
Hot ashes for trees? Hot air for a cool breeze?
Cold comfort for change? Did you exchange
A walk-on part in the war for a lead role in a cage?

[David Gilmour]
How I wish, how I wish you were here
We're just two lost souls swimming in a fishbowl, year after year
Running over the same old ground, what have we found?
The same old fears, wish you were here

Que racontent les paroles de la chanson Wish you were here de Pink Floyd ?

Une voix qui traverse le temps

Il y a quelque chose d'étrange dans la façon dont cette chanson commence. Avant même que la guitare acoustique ne se pose, on entend des bribes de conversation — des voix floues, comme captées par erreur, qui parlent d'étoiles et de bêtises. Puis tout s'efface, et David Gilmour prend la parole. Pas pour chanter tout de suite. Pour interroger.

Can you tell heaven from Hell ? Sais-tu distinguer le paradis de l'enfer ? La question semble presque naïve, jusqu'à ce qu'on réalise qu'elle ne l'est pas du tout. Pink Floyd ne pose pas une devinette philosophique abstraite : le groupe parle d'une vie concrète, d'un homme précis — Syd Barrett, le génie fondateur, consumé par la maladie mentale et largué par l'industrie musicale comme on jette un vieux disque rayé. Derrière chaque image — le champ vert contre le rail d'acier, le sourire contre le voile — se cache la même question : comment a-t-on pu laisser ça arriver ?

Deux âmes dans un bocal

Le deuxième couplet monte d'un cran. On y entend la mécanique cruelle du show-business, cette façon qu'il a de vous proposer des échanges qui semblent équitables jusqu'à ce qu'il soit trop tard. "Hot ashes for trees" — des cendres chaudes contre des arbres vivants. Un rôle de figurant dans une guerre contre un premier rôle dans une cage. Roger Waters, qui a écrit les paroles, savait de quoi il parlait : lui et ses camarades avaient regardé leur ami se perdre sans pouvoir le retenir.

Et puis vient le refrain. Tout ce qui précède — l'ironie, l'accumulation d'images, la révolte froide — s'effondre d'un coup. "We're just two lost souls swimming in a fishbowl, year after year." Deux âmes perdues qui tournent en rond dans un bocal, et qui ne trouvent rien de nouveau au bout de chaque tour. Rien que les mêmes peurs, les mêmes regrets.

Ce "wish you were here" murmure autant qu'il crie. Il s'adresse à Barrett, peut-être. Mais aussi à cette part de soi qu'on finit toujours par perdre en chemin, sans même s'en rendre compte.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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