Paroles de la chanson Quasiment parfait par
[Pierre de Maere]
J'ai dessiné mon abdomen
À l'encre indélébile
J'ai repeint tout mon visage
[Pierre de Maere]
Je suis digne de vous
De vos drôles de gouts
Si j'en crois mes calculs
Je devrais vous plaire comme ça
Eh, eh, eh, eh
[Pierre de Maere & Clara Luciani]
Tout est beau, tout est quasiment parfait
Vous et moi dans un tourbillon d'excès romantiques
J'ai dessiné mon abdomen
À l'encre indélébile
J'ai repeint tout mon visage
[Pierre de Maere]
Je suis digne de vous
De vos drôles de gouts
Si j'en crois mes calculs
Je devrais vous plaire comme ça
Eh, eh, eh, eh
[Pierre de Maere & Clara Luciani]
Tout est beau, tout est quasiment parfait
Vous et moi dans un tourbillon d'excès romantiques
Venez sur rendez-vous
Tout est beau, tout est quasiment parfait
Vous et moi dans un tourbillon d'excès romantiques
Il ne manque plus que vous
[Clara Luciani]
Laisse les statues au musée
Si tu veux me plaire
À trop polir le verre, je ne te vois même plus au travers
[Clara Luciani]
Je voudrais froisser
Ton papier glacé
C'est quand tu transpires que je te trouve digne d'être aimé
Tout est beau, tout est quasiment parfait
Vous et moi dans un tourbillon d'excès romantiques
Il ne manque plus que vous
[Clara Luciani]
Laisse les statues au musée
Si tu veux me plaire
À trop polir le verre, je ne te vois même plus au travers
[Clara Luciani]
Je voudrais froisser
Ton papier glacé
C'est quand tu transpires que je te trouve digne d'être aimé
[Piere de Maere, Clara Luciani]
Tout est beau, tout est quasiment parfait
Vous et moi dans un tourbillon d'excès romantiques
Il ne me manque plus que vous
Tout est beau, tout est quasiment parfait
Vous et moi dans un tourbillon d'excès romantiques
Venez sur rendez-vous
Tout est beau, tout est quasiment parfait
Vous et moi dans un tourbillon d'excès romantiques
Il ne manque plus que vous
[Pierre de Maere & Clara Lucian]
Aah
Aah
Aah
Tout est beau, tout est quasiment parfait
Vous et moi dans un tourbillon d'excès romantiques
Il ne me manque plus que vous
Tout est beau, tout est quasiment parfait
Vous et moi dans un tourbillon d'excès romantiques
Venez sur rendez-vous
Tout est beau, tout est quasiment parfait
Vous et moi dans un tourbillon d'excès romantiques
Il ne manque plus que vous
[Pierre de Maere & Clara Lucian]
Aah
Aah
Aah
Aah
Aah
Aah
[Pierre de Maere, Clara Luciani]
J'ai claqué tout mon oseille
Dans un tout nouveau moi
Je suis à votre taille
Ah ouais, ah ouais, ah ouais, ah ouais
Tout cet apparat
C'est beau mais c'est plat
Tu te trompes sur la formule
Aah
Aah
[Pierre de Maere, Clara Luciani]
J'ai claqué tout mon oseille
Dans un tout nouveau moi
Je suis à votre taille
Ah ouais, ah ouais, ah ouais, ah ouais
Tout cet apparat
C'est beau mais c'est plat
Tu te trompes sur la formule
Que racontent les paroles de la chanson Quasiment parfait de Pierre de Maere ?
Quand on se repeint pour plaire
Il y a quelque chose de presque comique dans l'image qui ouvre la chanson — un homme qui dessine ses abdominaux à l'encre indélébile, qui refait son visage comme on repeint un appartement avant une visite. Pierre de Maere n'en fait pas mystère : il a tout misé sur l'apparence, dépensé « tout son oseille dans un tout nouveau moi », et il arrive au rendez-vous amoureux comme un produit fini, emballé sous cellophane, prêt à plaire selon ses propres calculs.
Mais Clara Luciani n'est pas dupe.
Deux désirs qui ne se parlent pas
C'est là que la chanson devient vraiment intéressante. Les deux artistes chantent ensemble, mais pas tout à fait la même chose. Lui construit, polit, optimise. Elle, depuis son couplet, démonte patiemment ce travail : « je voudrais froisser ton papier glacé ». Elle ne veut pas la version améliorée, la statue de musée, le verre si bien poli qu'on ne voit plus ce qu'il y a derrière. Ce qu'elle cherche, c'est l'autre quand il transpire — au sens propre comme au figuré, dans ses moments de relâchement, d'effort vrai, de présence brute. Il y a quelque chose de profondément tendre dans cette demande, presque à contre-courant de tout ce que notre époque valorise dans la mise en scène de soi.
Le vernis craque à la dernière ligne
Le refrain, lui, tourbillonne avec une légèreté assumée — « un tourbillon d'excès romantiques », ça ressemble presque à une réclame pour un parfum de luxe. Et c'est peut-être voulu. Cette grandiloquence un peu vide finit par se retourner contre elle-même quand les derniers vers arrivent, presque laconiques : « tout cet apparat, c'est beau mais c'est plat ». La chanson se referme sur sa propre contradiction, celle d'un séducteur qui a tout donné à la forme et qui réalise, un peu tard, qu'il a raté l'essentiel. Pierre de Maere excelle dans ce genre de récit amoureux légèrement désenchanté, où l'humour affleure sans jamais dissoudre la mélancolie.
Il y a quelque chose de presque comique dans l'image qui ouvre la chanson — un homme qui dessine ses abdominaux à l'encre indélébile, qui refait son visage comme on repeint un appartement avant une visite. Pierre de Maere n'en fait pas mystère : il a tout misé sur l'apparence, dépensé « tout son oseille dans un tout nouveau moi », et il arrive au rendez-vous amoureux comme un produit fini, emballé sous cellophane, prêt à plaire selon ses propres calculs.
Mais Clara Luciani n'est pas dupe.
Deux désirs qui ne se parlent pas
C'est là que la chanson devient vraiment intéressante. Les deux artistes chantent ensemble, mais pas tout à fait la même chose. Lui construit, polit, optimise. Elle, depuis son couplet, démonte patiemment ce travail : « je voudrais froisser ton papier glacé ». Elle ne veut pas la version améliorée, la statue de musée, le verre si bien poli qu'on ne voit plus ce qu'il y a derrière. Ce qu'elle cherche, c'est l'autre quand il transpire — au sens propre comme au figuré, dans ses moments de relâchement, d'effort vrai, de présence brute. Il y a quelque chose de profondément tendre dans cette demande, presque à contre-courant de tout ce que notre époque valorise dans la mise en scène de soi.
Le vernis craque à la dernière ligne
Le refrain, lui, tourbillonne avec une légèreté assumée — « un tourbillon d'excès romantiques », ça ressemble presque à une réclame pour un parfum de luxe. Et c'est peut-être voulu. Cette grandiloquence un peu vide finit par se retourner contre elle-même quand les derniers vers arrivent, presque laconiques : « tout cet apparat, c'est beau mais c'est plat ». La chanson se referme sur sa propre contradiction, celle d'un séducteur qui a tout donné à la forme et qui réalise, un peu tard, qu'il a raté l'essentiel. Pierre de Maere excelle dans ce genre de récit amoureux légèrement désenchanté, où l'humour affleure sans jamais dissoudre la mélancolie.