Aller au contenu principal

Paroles de la chanson Je pense à vous par Pierre de Maere

Voir les prochains concerts de Pierre De Maere

Réserver

Paroles de la chanson Je pense à vous par

Je vais, je viens, ça monte
Et je pense à vous

Tous les mecs et les filles de mon âge
Me regardent comme si j'avais la rage
Je jouerai avec ou sans vous
Oh, ça ne m'importe pas
J'imagine tous vos jolis visages
Ça me fout dans un drôle d'état
Je n'ai besoin de rien du tout
C'est entre moi et moi

Je vais, je viens, ça monte
Et je pense à vous
Je n'ai besoin de rien
Que de mon six-coups
Je vais, je viens, ça monte
Et je pense à vous
La vie, le feu, le sang
J'ai la main sur tout

Je suis l'idôle et le fanboy
Y a pas un rôle qui ne m'aille
J'ai un truc pour les déguisements
Au fond de moi
J'ai la main sur les détails
Je choisis le rythme et les mouvements

Tous les mecs et les filles de mon âge
Me regardent comme si j'avais la rage
On dit de moi que je suis fou
Et que ça me passera
J'ai la fièvre à tous les étages
Ça me brûle dans le bout des doigts
Je n'ai besoin de rien du tout
C'est entre moi et moi

Je vais, je viens, ça monte
Et je pense à vous
Je n'ai besoin de rien
Que de mon six-coups
Je vais, je viens, ça monte
Et je pense à vous
La vie, le feu, le sang
J'ai la main sur tout

Il y a dans mon geste une forme de poésie
Il y a dans mon geste comme un air de vendetta
Il y a dans mon geste une forme de poésie
Il y a, il y a, il y a, il y a

Je vais, je viens, ça monte
Et je pense à vous
Je n'ai besoin de rien
Que de mon six-coups
Je vais, je viens, ça monte
Et je pense à vous
La vie, le feu, le sang
J'ai la main sur tout
Je vais, je viens, ça monte
Et je pense à vous
Je n'ai besoin de rien
Que de mon six-coups
Je vais, je viens, ça monte
Et je pense à vous
La vie, le feu, le sang
J'ai la main sur tout

Que racontent les paroles de la chanson Je pense à vous de Pierre de Maere ?

La fièvre dans le bout des doigts

Il y a quelque chose de légèrement inquiétant dans ce titre, "Je pense à vous". On s'attendrait à une chanson tendre, presque douce. Et puis les premières images arrivent — le regard des autres comme une accusation, le six-coups, le sang, la fièvre. Pierre de Maere a ce talent rare de retourner les attentes, de glisser quelque chose de sauvage là où on cherchait de la douceur.

Un homme seul dans l'arène

Le personnage qu'il campe ici avance comme s'il traversait une foule hostile. "Je jouerai avec ou sans vous" — la phrase est posée calmement, sans colère vraiment, mais elle claque. Autour de lui, les gens de son âge le regardent de travers, diagnostiquent sa folie, attendent que ça passe. Lui, il laisse glisser. Il pense à leurs "jolis visages" avec une fascination distante, presque clinique, qui le met dans un "drôle d'état" sans pour autant le faire basculer. Il est ailleurs. Il est dedans.

Ce "dedans", c'est cet espace étrange entre lui et lui-même qu'il mentionne à deux reprises, comme si la chanson entière se déroulait dans une chambre intérieure à laquelle personne d'autre n'a accès.

Poésie et vendetta

Là où le morceau devient vraiment vertigineux, c'est dans cette séquence finale où il répète qu'il y a dans son geste "une forme de poésie" et en même temps "un air de vendetta". Ces deux mots ne devraient pas cohabiter aussi facilement, et pourtant Pierre de Maere les fait tenir ensemble sans forcer. Créer, c'est aussi régler des comptes — avec le monde, avec soi, avec tous ceux qui ont souri d'un air entendu.

Le "six-coups" devient alors moins une arme qu'un symbole : l'artiste qui choisit son rythme, ses mouvements, qui "a la main sur tout" non par arrogance froide mais par nécessité vitale. La fièvre brûle dans le bout des doigts — et c'est précisément là qu'elle se transforme en musique.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Sélection du moment

Les plus grands succès de Pierre de Maere