Paroles de la chanson Mon paradis par
Père
Je sens mon cœur qui se réveille enfin
D'un coup il change mes habitudes
Contre les promesses d'un parfum
Père
Moi et mon corps on n'y comprend plus rien
J'ai tous mes sens qui se bousculent
Mon ventre est vide, mon cœur est plein
Allons
Il est trop tôt pour laisser la honte au passé
Il est trop tard pour faire semblant de rien
Au fond il brûle, il gronde, l'amour illicite
Quand je ferme les yeux il dit que
Je ferais bien d'être un adulte
Je sens mon cœur qui se réveille enfin
D'un coup il change mes habitudes
Contre les promesses d'un parfum
Père
Moi et mon corps on n'y comprend plus rien
J'ai tous mes sens qui se bousculent
Mon ventre est vide, mon cœur est plein
Allons
Il est trop tôt pour laisser la honte au passé
Il est trop tard pour faire semblant de rien
Au fond il brûle, il gronde, l'amour illicite
Quand je ferme les yeux il dit que
Je ferais bien d'être un adulte
Qu'on ne meurt pas du ridicule
D'ailleurs il n'est pas ridicule
D'aimer pour la première fois
Mon paradis c'est mon enfer
Mon paradis c'est pas le tel-hô, tel-hô, tel-hô
Non, c'est pas le tel-hô, tel-hô, tel-hô
Loin de moi
Loin de moi la manie de rougir
Quand on me demande si
Loin de moi
Loin de moi les honteux souvenirs
Où je fais semblant de
Père
Si j'avais su que ça ne mène à rien
D'ailleurs il n'est pas ridicule
D'aimer pour la première fois
Mon paradis c'est mon enfer
Mon paradis c'est pas le tel-hô, tel-hô, tel-hô
Non, c'est pas le tel-hô, tel-hô, tel-hô
Loin de moi
Loin de moi la manie de rougir
Quand on me demande si
Loin de moi
Loin de moi les honteux souvenirs
Où je fais semblant de
Père
Si j'avais su que ça ne mène à rien
De travestir mon attitude
De changer le ton de ma voix
Père
Moi et mon coeur on n'a plus peur de rien
Oh c'en est fini de mes ruses
Où je suis un autre que moi
Mon paradis c'est mon enfer
Mon paradis c'est pas le tel-hô, tel-hô, tel-hô
Non, c'est pas le tel-hô, tel-hô, tel-hô
Mon paradis c'est mon enfer
Mon paradis c'est pas le tel-hô, tel-hô, tel-hô
Non, c'est pas le tel-hô, tel-hô, tel-hô
De changer le ton de ma voix
Père
Moi et mon coeur on n'a plus peur de rien
Oh c'en est fini de mes ruses
Où je suis un autre que moi
Mon paradis c'est mon enfer
Mon paradis c'est pas le tel-hô, tel-hô, tel-hô
Non, c'est pas le tel-hô, tel-hô, tel-hô
Mon paradis c'est mon enfer
Mon paradis c'est pas le tel-hô, tel-hô, tel-hô
Non, c'est pas le tel-hô, tel-hô, tel-hô
Que racontent les paroles de la chanson Mon paradis de Pierre de Maere ?
Quand le cœur se réveille sans prévenir
Il y a quelque chose de presque physique dans la façon dont "Mon paradis" commence. Un mot seul, lancé comme une respiration retenue trop longtemps : "Pars". On ne sait pas encore à qui c'est adressé — à l'autre, à soi-même, à la peur — mais on sent immédiatement qu'on est au cœur d'un bouleversement. Pierre de Maere a ce talent rare de mettre en scène l'intérieur d'une tête en pleine tempête sans jamais tomber dans le pathos.
L'histoire que raconte la chanson, c'est celle d'un premier amour qui dérange. Pas parce qu'il serait interdit au sens dramatique du terme, mais parce qu'il oblige à regarder en face ce qu'on a longtemps préféré ignorer. "Au fond il brûle, il gronde, l'amour illicite" — illicite non par la loi, mais par tout ce que la société, l'entourage, les regards intériorisés ont construit comme frontières autour du désirable.
Se défaire du masque, scène après scène
Au fil des couplets, on assiste à une sorte de mue. D'abord la confusion — les sens qui se bousculent, le corps qui ne reconnaît plus ses propres codes. Puis la lucidité qui pointe : "Si j'avais su que ça ne mène à rien / De travestir mon attitude". Cette phrase dit tout. Des années à changer "le ton de sa voix", à être "un autre que moi", et pour quoi ? Le personnage commence à mesurer le coût de cette performance permanente, et quelque chose lâche.
Le refrain revient comme une vérité qu'on accepte à moitié : "Mon paradis c'est mon enfer". Ce n'est pas une résignation, c'est presque une déclaration d'amour au désordre lui-même. Le bonheur qui fait peur, le désir qui libère autant qu'il expose. Et cette répétition du "tel-hô" — mystérieux, presque enfantin — crée une distance légère avec la gravité du propos, comme si la chanson s'autorisait à sourire de sa propre intensité.
Ce qui reste après l'écoute, c'est l'image d'un adulte en train de naître, qui apprend — enfin — que "on ne meurt pas du ridicule" d'aimer.
Il y a quelque chose de presque physique dans la façon dont "Mon paradis" commence. Un mot seul, lancé comme une respiration retenue trop longtemps : "Pars". On ne sait pas encore à qui c'est adressé — à l'autre, à soi-même, à la peur — mais on sent immédiatement qu'on est au cœur d'un bouleversement. Pierre de Maere a ce talent rare de mettre en scène l'intérieur d'une tête en pleine tempête sans jamais tomber dans le pathos.
L'histoire que raconte la chanson, c'est celle d'un premier amour qui dérange. Pas parce qu'il serait interdit au sens dramatique du terme, mais parce qu'il oblige à regarder en face ce qu'on a longtemps préféré ignorer. "Au fond il brûle, il gronde, l'amour illicite" — illicite non par la loi, mais par tout ce que la société, l'entourage, les regards intériorisés ont construit comme frontières autour du désirable.
Se défaire du masque, scène après scène
Au fil des couplets, on assiste à une sorte de mue. D'abord la confusion — les sens qui se bousculent, le corps qui ne reconnaît plus ses propres codes. Puis la lucidité qui pointe : "Si j'avais su que ça ne mène à rien / De travestir mon attitude". Cette phrase dit tout. Des années à changer "le ton de sa voix", à être "un autre que moi", et pour quoi ? Le personnage commence à mesurer le coût de cette performance permanente, et quelque chose lâche.
Le refrain revient comme une vérité qu'on accepte à moitié : "Mon paradis c'est mon enfer". Ce n'est pas une résignation, c'est presque une déclaration d'amour au désordre lui-même. Le bonheur qui fait peur, le désir qui libère autant qu'il expose. Et cette répétition du "tel-hô" — mystérieux, presque enfantin — crée une distance légère avec la gravité du propos, comme si la chanson s'autorisait à sourire de sa propre intensité.
Ce qui reste après l'écoute, c'est l'image d'un adulte en train de naître, qui apprend — enfin — que "on ne meurt pas du ridicule" d'aimer.