Paroles de la chanson Face the Wall (Bright-Side Mix) (traduction) par
Regardant l'eau au loin
Les filles appellent le ciel
Les pas sur les galets
Passent à côté de nous
Regardant le soleil rouge
S'effacer dans la lumière
Cherchant les étoiles
Qui percent des trous dans la nuit
Grimpant jusqu'au sommet de la falaise
Face au vent qui arrive
S'avançant vers le bord
Là où personne ne va
Regardant tout en bas
Tout en bas
Tout ce que tu as en cours
Les filles appellent le ciel
Les pas sur les galets
Passent à côté de nous
Regardant le soleil rouge
S'effacer dans la lumière
Cherchant les étoiles
Qui percent des trous dans la nuit
Grimpant jusqu'au sommet de la falaise
Face au vent qui arrive
S'avançant vers le bord
Là où personne ne va
Regardant tout en bas
Tout en bas
Tout ce que tu as en cours
Tu vois comme tu peux le laisser partir
Et tout s'effondre
Mais ça ne touche pas ton cœur
Tu sembles plus fort
Tu traverses les jours un par un
Quand les grêlons t'abattent
Tu peux toujours tenir bon
Tu te relèves
Tu te ressaisis, tu te replonges dans le monde
Face au mur
La mer du néant
Le plus sombre de tous les noirs
Mais je veux que tu t'en sortes
Je te vois t'en sortir
Dans les yeux de ceux à travers qui nous marchons
Et tout s'effondre
Mais ça ne touche pas ton cœur
Tu sembles plus fort
Tu traverses les jours un par un
Quand les grêlons t'abattent
Tu peux toujours tenir bon
Tu te relèves
Tu te ressaisis, tu te replonges dans le monde
Face au mur
La mer du néant
Le plus sombre de tous les noirs
Mais je veux que tu t'en sortes
Je te vois t'en sortir
Dans les yeux de ceux à travers qui nous marchons
La lumière se retire
Coupant tous les liens aux espoirs qu'ils avaient nourris
Se noyant dans l'eau
Qui s'écrase encore et encore au-dessus
S'accrochant à n'importe quoi
N'importe quel mot pourrait suffire
Et tout s'effondre
Mais ça ne touche pas ton cœur
Tu sembles plus fort
Tu traverses les jours un par un
Et les grêlons t'abattent
Mais tu peux toujours tenir bon
Tu te relèves
Tu te ressaisis, tu te replonges dans le monde
Face au mur
Coupant tous les liens aux espoirs qu'ils avaient nourris
Se noyant dans l'eau
Qui s'écrase encore et encore au-dessus
S'accrochant à n'importe quoi
N'importe quel mot pourrait suffire
Et tout s'effondre
Mais ça ne touche pas ton cœur
Tu sembles plus fort
Tu traverses les jours un par un
Et les grêlons t'abattent
Mais tu peux toujours tenir bon
Tu te relèves
Tu te ressaisis, tu te replonges dans le monde
Face au mur
Dans ce néant
Le plus noir de tous les noirs
Je te regarde t'en sortir
Je te vois t'en sortir
Le plus noir de tous les noirs
Je te regarde t'en sortir
Je te vois t'en sortir
Que racontent les paroles de la chanson Face the Wall (Bright-Side Mix) (traduction) de Peter Gabriel ?
Au bord de quelque chose d'irréparable
Il y a dans les premières images de cette chanson quelque chose d'étrangement suspendu — des filles qui appellent le ciel, des pas sur les galets, un soleil rouge qui s'efface. On ne sait pas encore où on est, mais on sent qu'on s'approche d'un lieu interdit, d'un de ces endroits que les gens évitent sans pouvoir dire pourquoi.
Puis vient la falaise. Et l'on comprend.
"Moving to the edge / Where no one goes" — Peter Gabriel n'a pas besoin de nommer les choses pour qu'elles soient là, entières, dans toute leur gravité. La personne que suit le regard du narrateur s'est avancée jusqu'au bout, là où la terre s'arrête et où tout ce qu'on portait pourrait simplement disparaître dans le vide en dessous. Ce vertige n'est pas physique. Il est celui de quelqu'un qui a tout pesé et qui envisage de lâcher prise — sur tout.
Ce que l'on confond avec de la force
Le refrain arrive comme une respiration hachée. Il y a cette phrase qui reste : "Everything falls apart / But it doesn't touch your heart." Ce n'est pas un compliment. C'est le portrait d'une dissociation, cette façon qu'ont certaines personnes au fond du gouffre de continuer à sourire, à tenir debout, à encaisser les grêlons sans se plaindre — au point que ceux qui les entourent croient qu'elles vont bien. Gabriel le dit sans le dire : tenir debout peut aussi être une façon de se noyer en silence.
La deuxième partie du texte élargit le cercle. Ce ne sont plus seulement des individus isolés mais des gens parmi nous, ceux dont "the light is being retired", dont les espoirs ont été tranchés net, qui se raccrochent à n'importe quel mot pour ne pas couler tout à fait.
Une présence dans le noir
Ce qui rend cette chanson si particulière, c'est ce que le narrateur choisit de faire face à tout ça : rester. Pas sauver, pas réparer — juste rester. "I watch you coming through / I see you coming through." Ce passage du "I want" au "I see" entre les deux refrains finaux est infime mais immense : quelque chose a changé, quelqu'un a traversé. La chanson ne promettait rien, elle témoigne.
Il y a dans les premières images de cette chanson quelque chose d'étrangement suspendu — des filles qui appellent le ciel, des pas sur les galets, un soleil rouge qui s'efface. On ne sait pas encore où on est, mais on sent qu'on s'approche d'un lieu interdit, d'un de ces endroits que les gens évitent sans pouvoir dire pourquoi.
Puis vient la falaise. Et l'on comprend.
"Moving to the edge / Where no one goes" — Peter Gabriel n'a pas besoin de nommer les choses pour qu'elles soient là, entières, dans toute leur gravité. La personne que suit le regard du narrateur s'est avancée jusqu'au bout, là où la terre s'arrête et où tout ce qu'on portait pourrait simplement disparaître dans le vide en dessous. Ce vertige n'est pas physique. Il est celui de quelqu'un qui a tout pesé et qui envisage de lâcher prise — sur tout.
Ce que l'on confond avec de la force
Le refrain arrive comme une respiration hachée. Il y a cette phrase qui reste : "Everything falls apart / But it doesn't touch your heart." Ce n'est pas un compliment. C'est le portrait d'une dissociation, cette façon qu'ont certaines personnes au fond du gouffre de continuer à sourire, à tenir debout, à encaisser les grêlons sans se plaindre — au point que ceux qui les entourent croient qu'elles vont bien. Gabriel le dit sans le dire : tenir debout peut aussi être une façon de se noyer en silence.
La deuxième partie du texte élargit le cercle. Ce ne sont plus seulement des individus isolés mais des gens parmi nous, ceux dont "the light is being retired", dont les espoirs ont été tranchés net, qui se raccrochent à n'importe quel mot pour ne pas couler tout à fait.
Une présence dans le noir
Ce qui rend cette chanson si particulière, c'est ce que le narrateur choisit de faire face à tout ça : rester. Pas sauver, pas réparer — juste rester. "I watch you coming through / I see you coming through." Ce passage du "I want" au "I see" entre les deux refrains finaux est infime mais immense : quelque chose a changé, quelqu'un a traversé. La chanson ne promettait rien, elle témoigne.