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Paroles de la chanson Orage par

Après minuit c'est la merde
L'après-midi c'est la même
Elle voudrait que je la prenne par la main
Que je l'amène partout où il y a la mer
C'est mon cœur qu'elle coupait en lamelles
Pour changer des jours où elle a mal
J'ai kiffé le début pas la fin
J'fais sécher mes larmes chez ma mère
J'ai caché les traces, les impacts de tous tes mots sous mon K-Way
Tant pis si ça casse, mon honneur intact on s'est pas dit à tout à l'heure
J'essaie d'avancer tous les jours, je fais comme si tout allait
Mais ma vie a un goût de Javel, sans toi il y a moyen que je re-goûte jamais
(Ah ah ah)

Après la pluie pas de beau temps, je vois que l'orage
Je guette le ciel pas content de ce qu'on a fait
Dans mon coin je me rends pas compte de tout ce qu'on rate
Je bois un verre, j'oublie tout deux secondes après

Oh bae, ici c'est noir
Les phares éteints
Je ferme les yeux qui c'est que je vois
La seule qui peut m'arrêter
Oh bae, ici c'est noir
Les phares éteints
Je ferme les yeux qui c'est que je vois
La seule qui peut m'arrêter

Que racontent les paroles de la chanson Orage de Paquetá ?

Quand la nuit ne finit plus

Il y a des ruptures qu'on traverse, et puis il y en a d'autres qui s'installent. Qui prennent toute la place, qui colorent chaque heure de la journée d'une même teinte grise. C'est exactement ce que raconte Orage de Paquetá — une de ces séparations qui ne lâchent pas, qui font que peu importe si c'est le matin ou le soir, "c'est la même".

Le morceau commence presque comme une confidence chuchotée, avec ce portrait d'une relation qui fonctionnait à sens unique. Elle voulait la mer, les voyages, la main tendue. Lui donnait. Et quelque part dans l'échange, il s'est retrouvé à sécher ses larmes chez sa mère, à planquer ses blessures sous un K-Way comme si les cicatrices étaient une honte à dissimuler. Ce détail vestimentaire dit beaucoup : on ne pleure pas en public, on tient la façade, on avance. Même quand la vie a pris ce goût chimique, ce "goût de Javel" qui coupe l'appétit de tout.

L'orage qui ne passe pas

Paquetá choisit une image forte pour son refrain : l'orage. Mais pas celui qui annonce l'accalmie. Ici, pas de proverbe rassurant — le ciel ne se dégage pas, il reste chargé, menaçant, et le narrateur le guette sans y croire. "Je bois un verre, j'oublie tout deux secondes après" — l'honnêteté de ce vers est désarmante. Deux secondes. Même l'alcool ne suffit pas vraiment.

Et puis vient ce pont répété, obsessionnel, avec ses phares éteints dans le noir. Les yeux fermés ne servent pas à fuir — ils ramènent toujours la même image, la seule qui compte encore. Orage ne propose pas de catharsis. Il s'arrête là où il a commencé : dans l'obscurité, avec quelqu'un qui manque trop pour qu'on puisse même espérer avancer sans elle.

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