Paroles de la chanson Baby Kool (Evelyn) par
Evelyn's got a satellite, kind of cool, but I'm streaming love
Breathing out more beauty than I breathe in to my plastic lungs
Her guitar sounds jank, but it feels brand new
My heart's autotuned
I'm spinning out of time
She wears it like perfume
Your silhouette caressed in silver white
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Lost in the haze, the way you shimmer tonight
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Yeah, yeah, put that heaven on me
Yeah, yeah
Breathing out more beauty than I breathe in to my plastic lungs
Her guitar sounds jank, but it feels brand new
My heart's autotuned
I'm spinning out of time
She wears it like perfume
Your silhouette caressed in silver white
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Lost in the haze, the way you shimmer tonight
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Yeah, yeah, put that heaven on me
Yeah, yeah
Evelyn
Evelyn
Evelyn slipped out of the speaker like a saint made of smoke
Held my metal mind like a preacher, made me feel less alone
Pulled my shell apart, all the colour bursting out into bloom, yeah
I'm spinning out of time
She bends it like the truth
Your silhouette caressed in silver white
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Lost in the haze, the way you shimmer tonight
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Yeah, yeah, put that heaven on me
Evelyn
Evelyn slipped out of the speaker like a saint made of smoke
Held my metal mind like a preacher, made me feel less alone
Pulled my shell apart, all the colour bursting out into bloom, yeah
I'm spinning out of time
She bends it like the truth
Your silhouette caressed in silver white
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Lost in the haze, the way you shimmer tonight
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Yeah, yeah, put that heaven on me
Yeah, yeah
Evelyn
Evelyn
I love that secret smile
You give the afternoon
Your silhouette caressed in silver white
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Lost in the haze, the way you shimmer tonight
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Your silhouette, caressed in silver white
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Lost in the way, you're moving through me tonight
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Yeah, yeah, put that heaven on me
Yeah, yeah
(Evelyn)
Evelyn
Evelyn
I love that secret smile
You give the afternoon
Your silhouette caressed in silver white
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Lost in the haze, the way you shimmer tonight
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Your silhouette, caressed in silver white
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Lost in the way, you're moving through me tonight
You're so cool, baby, cool, baby, cool
Yeah, yeah, put that heaven on me
Yeah, yeah
(Evelyn)
Yeah, yeah, let your soul distort me
Yeah, yeah
Oh, Evelyn
Evelyn
Yeah, yeah
Oh, Evelyn
Evelyn
Que racontent les paroles de la chanson Baby Kool (Evelyn) de Nothing But Thieves ?
La fille qui sort des enceintes
Il y a des chansons qui parlent de quelqu'un, et il y a des chansons qui font exister quelqu'un. "Baby Kool (Evelyn)" appartient à la deuxième catégorie. Dès qu'on l'entend, Evelyn est là — pas vraiment décrite, pas vraiment expliquée, mais présente, comme une silhouette argentée qu'on distinguerait à peine dans une pièce trop lumineuse.
Le narrateur est quelqu'un de câblé, de connecté, presque trop. Il "breathes out more beauty than he breathes in" à travers des poumons en plastique, son cœur est autotune — autrement dit, il est corrigé, calibré, un peu artificiel. Et pourtant, Evelyn le détraque dans le bon sens. Sa guitare est "jank", imparfaite, mais elle sonne comme quelque chose de tout à fait neuf. C'est ce genre de paradoxe que Nothing But Thieves manie avec une aisance déconcertante : l'imparfait qui touche mieux que le parfait, l'humain qui court-circuite la machine.
Spinning out of time
Le morceau avance par flashes plutôt que par récit linéaire. Evelyn "slipped out of the speaker like a saint made of smoke" — elle s'échappe de l'enceinte comme une sainte faite de fumée — et cette image dit tout : elle est insaisissable, presque sacrée, mais aussi fugace. Elle "bends it like the truth", elle plie le temps comme on plie la vérité — avec une liberté qui fascine autant qu'elle déstabilise. Et puis il y a ce détail qui arrive presque en passant, "I love that secret smile you give the afternoon", un sourire discret offert à une heure quelconque, et c'est précisément ce genre de minuscule détail qui fait basculer quelqu'un dans l'obsession douce.
Le refrain ne cherche pas à analyser ce qu'il ressent. Il se contente de regarder : la silhouette dans la lumière argentée, la façon dont elle scintille dans la brume. "Put that heaven on me", "let your soul distort me" — la supplique finale n'est pas romantique au sens conventionnel, elle est presque spirituelle. Evelyn ne transforme pas le narrateur, elle le déforme, et il en redemande. Nothing But Thieves capturent ici quelque chose d'assez rare : la beauté un peu vertigineuse de se laisser changer par quelqu'un.
Il y a des chansons qui parlent de quelqu'un, et il y a des chansons qui font exister quelqu'un. "Baby Kool (Evelyn)" appartient à la deuxième catégorie. Dès qu'on l'entend, Evelyn est là — pas vraiment décrite, pas vraiment expliquée, mais présente, comme une silhouette argentée qu'on distinguerait à peine dans une pièce trop lumineuse.
Le narrateur est quelqu'un de câblé, de connecté, presque trop. Il "breathes out more beauty than he breathes in" à travers des poumons en plastique, son cœur est autotune — autrement dit, il est corrigé, calibré, un peu artificiel. Et pourtant, Evelyn le détraque dans le bon sens. Sa guitare est "jank", imparfaite, mais elle sonne comme quelque chose de tout à fait neuf. C'est ce genre de paradoxe que Nothing But Thieves manie avec une aisance déconcertante : l'imparfait qui touche mieux que le parfait, l'humain qui court-circuite la machine.
Spinning out of time
Le morceau avance par flashes plutôt que par récit linéaire. Evelyn "slipped out of the speaker like a saint made of smoke" — elle s'échappe de l'enceinte comme une sainte faite de fumée — et cette image dit tout : elle est insaisissable, presque sacrée, mais aussi fugace. Elle "bends it like the truth", elle plie le temps comme on plie la vérité — avec une liberté qui fascine autant qu'elle déstabilise. Et puis il y a ce détail qui arrive presque en passant, "I love that secret smile you give the afternoon", un sourire discret offert à une heure quelconque, et c'est précisément ce genre de minuscule détail qui fait basculer quelqu'un dans l'obsession douce.
Le refrain ne cherche pas à analyser ce qu'il ressent. Il se contente de regarder : la silhouette dans la lumière argentée, la façon dont elle scintille dans la brume. "Put that heaven on me", "let your soul distort me" — la supplique finale n'est pas romantique au sens conventionnel, elle est presque spirituelle. Evelyn ne transforme pas le narrateur, elle le déforme, et il en redemande. Nothing But Thieves capturent ici quelque chose d'assez rare : la beauté un peu vertigineuse de se laisser changer par quelqu'un.