Paroles de la chanson Draw You Out (traduction) par
Ooh-ooh-ooh
Ooh-ooh-ooh
Ooh
Ooh-ooh-ooh
Je te porte avec moi
Je te l'avais promis, et je le fais
Et je dérive, je surgis sans prévenir
Dans les endroits que tu connaissais
Je te tire du bout de mes lèvres
Ça fait du bien de prononcer ton nom
C'est tout ce qu'il me reste, quel son merveilleux ça fait
(Ooh)
Ooh-ooh-ooh
Ooh
Ooh-ooh-ooh
Je te porte avec moi
Je te l'avais promis, et je le fais
Et je dérive, je surgis sans prévenir
Dans les endroits que tu connaissais
Je te tire du bout de mes lèvres
Ça fait du bien de prononcer ton nom
C'est tout ce qu'il me reste, quel son merveilleux ça fait
(Ooh)
Je suis né avec le visage de quelqu'un d'autre
La colère d'un lâche et la rage d'un combattant
J'attends qu'ils viennent prendre ma place
Et disent : « Mon amour, nous sommes libres maintenant »
Je suis pris dans une vieille blague éculée
Dont la seule chute, c'est combien de temps elle dure
Je suis dans une chanson à une seule note descendante
Je n'ai nulle part ailleurs où être maintenant
Personne ne te dit combien de temps tu vas tenir
Certains partent lentement, d'autres bien trop vite
J'ai du temps que je n'avais jamais prévu d'avoir
Des années et des années devant moi
J'ai l'impression d'être un oiseau aux ailes rognées
La colère d'un lâche et la rage d'un combattant
J'attends qu'ils viennent prendre ma place
Et disent : « Mon amour, nous sommes libres maintenant »
Je suis pris dans une vieille blague éculée
Dont la seule chute, c'est combien de temps elle dure
Je suis dans une chanson à une seule note descendante
Je n'ai nulle part ailleurs où être maintenant
Personne ne te dit combien de temps tu vas tenir
Certains partent lentement, d'autres bien trop vite
J'ai du temps que je n'avais jamais prévu d'avoir
Des années et des années devant moi
J'ai l'impression d'être un oiseau aux ailes rognées
Je répète cette vieille phrase que j'ai apprise
Et la voix de personne n'est jamais vraiment entendue
Tant que le monde entier ne la crie pas
Je te porte avec moi
Je te l'avais promis, et je le fais
Et je dérive, je surgis sans prévenir
Dans les endroits que tu connaissais
Je te tire du bout de mes lèvres
Ça fait du bien de prononcer ton nom
C'est tout ce qu'il me reste, quel son merveilleux ça fait
Je vivais dans la maison d'un inconnu
Alors j'ai trouvé refuge près de l'embouchure du fleuve
Et je nage jusqu'à ce que mes pieds touchent le fond
Et la voix de personne n'est jamais vraiment entendue
Tant que le monde entier ne la crie pas
Je te porte avec moi
Je te l'avais promis, et je le fais
Et je dérive, je surgis sans prévenir
Dans les endroits que tu connaissais
Je te tire du bout de mes lèvres
Ça fait du bien de prononcer ton nom
C'est tout ce qu'il me reste, quel son merveilleux ça fait
Je vivais dans la maison d'un inconnu
Alors j'ai trouvé refuge près de l'embouchure du fleuve
Et je nage jusqu'à ce que mes pieds touchent le fond
Jusqu'à ce que je trouve quelque chose de permanent
Je vois la pluie au bord de la vallée
Il ne faudra pas longtemps avant que le monde entier soit trempé
Et toute ma noyade aura bien plus de sens
Il n'y a pas de meilleur mot pour ça
Je te porte avec moi
Je te l'avais promis, et je le fais
Et je dérive, je surgis sans prévenir
Dans les endroits que tu connaissais
Je te tire du bout de mes lèvres
Ça fait du bien de prononcer ton nom
C'est tout ce qu'il me reste, quel son merveilleux ça fait
Je vois la pluie au bord de la vallée
Il ne faudra pas longtemps avant que le monde entier soit trempé
Et toute ma noyade aura bien plus de sens
Il n'y a pas de meilleur mot pour ça
Je te porte avec moi
Je te l'avais promis, et je le fais
Et je dérive, je surgis sans prévenir
Dans les endroits que tu connaissais
Je te tire du bout de mes lèvres
Ça fait du bien de prononcer ton nom
C'est tout ce qu'il me reste, quel son merveilleux ça fait
Oh-oh
Ooh-ooh
Oh-oh
Ooh-ooh
Oh-oh
Que racontent les paroles de la chanson Draw You Out (traduction) de Noah Kahan ?
Flotter dans les lieux de l'autre
Il y a quelque chose d'étrange et de doux à la fois dans les premières mesures de "Draw You Out". Les "ooh" qui ouvrent la chanson ne sont pas un remplissage — ils ressemblent à une respiration qu'on retient, à un prénom qu'on n'arrive pas encore à dire. Et puis Noah Kahan commence à chanter, et on comprend vite qu'on est en présence de quelqu'un qui erre. Qui se présente sans être invité dans des endroits qui appartenaient à quelqu'un d'autre. "I float around, show up unannounced / In the places that you knew" : le deuil comme une forme de hantise douce, presque involontaire.
Ce que ça fait de prononcer un nom
La chanson tourne autour d'un geste minuscule et immense : dire le nom de quelqu'un qui n'est plus là. Pas pour le ressusciter, pas pour combler un vide, mais parce que c'est tout ce qu'il reste. "Draw you out from the edge of my mouth" — l'image est presque physique, comme si le nom vivait quelque part entre la gorge et les lèvres, attendant d'être libéré. Et quand il sort, il fait "a wonderful sound". C'est l'une des observations les plus simples et les plus déchirantes que Kahan ait jamais écrites.
Entre-temps, le narrateur se débat avec lui-même dans des couplets qui dressent le portrait d'un homme qui ne sait pas très bien qui il est ni combien de temps il lui reste. Un oiseau aux ailes coupées qui répète des phrases apprises par cœur, qui attend dans une blague dont personne ne connaît la chute. Il y a une lassitude profonde dans ces vers, une fatigue qui n'est pas spectaculaire mais qui pèse à chaque ligne.
La pluie qui arrive
Le dernier couplet change d'air. Kahan quitte la maison du stranger pour trouver refuge au bord d'une rivière — et il nage jusqu'à sentir le fond sous ses pieds. C'est une image ambiguë, quelque part entre l'épuisement et la quête d'un sol ferme. La pluie arrive sur la vallée, "and all my drownin' will make way more sense" : la noyade annoncée a quelque chose d'apaisé plutôt que de tragique, comme si l'eau qui monte finissait par donner un nom à ce qui était jusque-là indicible.
La chanson se referme sur le refrain, encore une fois. Le nom. Toujours le nom. Kahan ne cherche pas de résolution — il cherche juste à continuer de prononcer ce mot tant qu'il peut encore le faire.
Il y a quelque chose d'étrange et de doux à la fois dans les premières mesures de "Draw You Out". Les "ooh" qui ouvrent la chanson ne sont pas un remplissage — ils ressemblent à une respiration qu'on retient, à un prénom qu'on n'arrive pas encore à dire. Et puis Noah Kahan commence à chanter, et on comprend vite qu'on est en présence de quelqu'un qui erre. Qui se présente sans être invité dans des endroits qui appartenaient à quelqu'un d'autre. "I float around, show up unannounced / In the places that you knew" : le deuil comme une forme de hantise douce, presque involontaire.
Ce que ça fait de prononcer un nom
La chanson tourne autour d'un geste minuscule et immense : dire le nom de quelqu'un qui n'est plus là. Pas pour le ressusciter, pas pour combler un vide, mais parce que c'est tout ce qu'il reste. "Draw you out from the edge of my mouth" — l'image est presque physique, comme si le nom vivait quelque part entre la gorge et les lèvres, attendant d'être libéré. Et quand il sort, il fait "a wonderful sound". C'est l'une des observations les plus simples et les plus déchirantes que Kahan ait jamais écrites.
Entre-temps, le narrateur se débat avec lui-même dans des couplets qui dressent le portrait d'un homme qui ne sait pas très bien qui il est ni combien de temps il lui reste. Un oiseau aux ailes coupées qui répète des phrases apprises par cœur, qui attend dans une blague dont personne ne connaît la chute. Il y a une lassitude profonde dans ces vers, une fatigue qui n'est pas spectaculaire mais qui pèse à chaque ligne.
La pluie qui arrive
Le dernier couplet change d'air. Kahan quitte la maison du stranger pour trouver refuge au bord d'une rivière — et il nage jusqu'à sentir le fond sous ses pieds. C'est une image ambiguë, quelque part entre l'épuisement et la quête d'un sol ferme. La pluie arrive sur la vallée, "and all my drownin' will make way more sense" : la noyade annoncée a quelque chose d'apaisé plutôt que de tragique, comme si l'eau qui monte finissait par donner un nom à ce qui était jusque-là indicible.
La chanson se referme sur le refrain, encore une fois. Le nom. Toujours le nom. Kahan ne cherche pas de résolution — il cherche juste à continuer de prononcer ce mot tant qu'il peut encore le faire.