Paroles de la chanson Come As You Are par
Come as you are, as you were
As I want you to be
As a friend, as a friend
As an old enemy
Take your time, hurry up
Choice is yours, don't be late
Take a rest as a friend
As an old memoria
Memoria
Memoria
Memoria
Come doused in mud, soaked in bleach
As I want you to be
As a trend, as a friend
As I want you to be
As a friend, as a friend
As an old enemy
Take your time, hurry up
Choice is yours, don't be late
Take a rest as a friend
As an old memoria
Memoria
Memoria
Memoria
Come doused in mud, soaked in bleach
As I want you to be
As a trend, as a friend
As an old memoria
Memoria
Memoria
Memoria
And I swear that I don't have a gun
No, I don't have a gun
No, I don't have a gun
'Ria
Memoria
Memoria
Memoria (No, I don't have a gun)
Well, I swear that I don't have a gun
No, I don't have a gun
No, I don't have a gun
Memoria
Memoria
Memoria
And I swear that I don't have a gun
No, I don't have a gun
No, I don't have a gun
'Ria
Memoria
Memoria
Memoria (No, I don't have a gun)
Well, I swear that I don't have a gun
No, I don't have a gun
No, I don't have a gun
No, I don't have a gun
No, I don't have a gun
(Memoria)
(Memoria)
No, I don't have a gun
(Memoria)
(Memoria)
Que racontent les paroles de la chanson Come As You Are de Nirvana ?
La boue et l'eau de Javel
Il y a quelque chose de troublant dans les premières secondes de Come As You Are. Cette ligne de guitare hypnotique, presque aquatique, qui tourne en boucle avant que Kurt Cobain n'ouvre la bouche — on est déjà happé, sans savoir exactement vers quoi. Puis vient l'invitation, formulée avec la douceur trompeuse d'une main tendue : viens comme tu es, comme tu étais, comme je veux que tu sois. Trois formules pour une seule personne, et déjà ça ne colle pas tout à fait.
Un portrait flou, voulu
Cobain ne cherche pas à saisir quelqu'un de précis. Il convoque une silhouette, une impression, quelque chose entre l'ami et "l'ancien ennemi" — ces deux figures qui se superposent sans jamais se distinguer clairement. L'injonction à venir "couvert de boue, trempé d'eau de Javel" n'est pas une provocation : c'est une acceptation totale de la contradiction, de l'être humain dans tout ce qu'il a d'impur et de purifié en même temps. La chanson ne juge pas. Elle accueille. Mais cet accueil lui-même est étrange, chargé d'une nostalgie que le mot "memoria" — répété jusqu'à l'incantation — finit par rendre presque douloureux. Memoria. Un mot latin pour dire souvenir, mais qui sonne ici comme une plainte douce, un écho qui ne trouve pas de surface où rebondir.
Ce que la répétition révèle
Et puis il y a ce refrain, celui qu'on n'attendait pas : "I don't have a gun", répété, martelé, nié encore et encore. Dans la bouche de Cobain, cette phrase prend une résonance que le temps n'a fait qu'amplifier. On peut l'entendre comme une blague, une pirouette dirigée vers les clichés du rock américain. On peut aussi y percevoir quelque chose de plus fragile, une tentative de se convaincre soi-même. Come As You Are ne donne pas de réponses. Elle préfère tourner en rond, comme cette guitare au début, et laisser le doute s'installer confortablement dans l'espace entre les mots.
Il y a quelque chose de troublant dans les premières secondes de Come As You Are. Cette ligne de guitare hypnotique, presque aquatique, qui tourne en boucle avant que Kurt Cobain n'ouvre la bouche — on est déjà happé, sans savoir exactement vers quoi. Puis vient l'invitation, formulée avec la douceur trompeuse d'une main tendue : viens comme tu es, comme tu étais, comme je veux que tu sois. Trois formules pour une seule personne, et déjà ça ne colle pas tout à fait.
Un portrait flou, voulu
Cobain ne cherche pas à saisir quelqu'un de précis. Il convoque une silhouette, une impression, quelque chose entre l'ami et "l'ancien ennemi" — ces deux figures qui se superposent sans jamais se distinguer clairement. L'injonction à venir "couvert de boue, trempé d'eau de Javel" n'est pas une provocation : c'est une acceptation totale de la contradiction, de l'être humain dans tout ce qu'il a d'impur et de purifié en même temps. La chanson ne juge pas. Elle accueille. Mais cet accueil lui-même est étrange, chargé d'une nostalgie que le mot "memoria" — répété jusqu'à l'incantation — finit par rendre presque douloureux. Memoria. Un mot latin pour dire souvenir, mais qui sonne ici comme une plainte douce, un écho qui ne trouve pas de surface où rebondir.
Ce que la répétition révèle
Et puis il y a ce refrain, celui qu'on n'attendait pas : "I don't have a gun", répété, martelé, nié encore et encore. Dans la bouche de Cobain, cette phrase prend une résonance que le temps n'a fait qu'amplifier. On peut l'entendre comme une blague, une pirouette dirigée vers les clichés du rock américain. On peut aussi y percevoir quelque chose de plus fragile, une tentative de se convaincre soi-même. Come As You Are ne donne pas de réponses. Elle préfère tourner en rond, comme cette guitare au début, et laisser le doute s'installer confortablement dans l'espace entre les mots.