Paroles de la chanson Endgame par
I'm every day running to beg and steal
Don't tell me this life's just a ferris wheel
'Cause when I get to the door
There's another gate, it's like I'm walking
Over bodies just to steal my fate
Drag my broken heart out of bed
You're talking but I haven't
Heard a word you said
The year's turned into one long day
I'd tell you but you wouldn't listen anyway
(Anything you get me to tomorrow?)
Can you get me to tomorrow?
Ah, what are you waiting for?
Don't tell me this life's just a ferris wheel
'Cause when I get to the door
There's another gate, it's like I'm walking
Over bodies just to steal my fate
Drag my broken heart out of bed
You're talking but I haven't
Heard a word you said
The year's turned into one long day
I'd tell you but you wouldn't listen anyway
(Anything you get me to tomorrow?)
Can you get me to tomorrow?
Ah, what are you waiting for?
What's the endgame (What's the endgame)
Are you waiting for?
Ah, what are you waiting for?
What's the endgame (What's the endgame)
Are you waiting for?
Time's speeding up but I'm slowing down
Find another face to put on to try to turn it around
Dagger me again straight to the heart
What's another stab?
What's another dart?
No water left to fill my cup
Committed to the grind
'Cause I'm too scared to look up
Look up!
Are you waiting for?
Ah, what are you waiting for?
What's the endgame (What's the endgame)
Are you waiting for?
Time's speeding up but I'm slowing down
Find another face to put on to try to turn it around
Dagger me again straight to the heart
What's another stab?
What's another dart?
No water left to fill my cup
Committed to the grind
'Cause I'm too scared to look up
Look up!
(Anything you get me to tomorrow?)
Can you get me to tomorrow?
Ah, what are you waiting for?
What's the endgame (What's the endgame)
Are you waiting for?
Ah, what are you waiting for?
What's the endgame (What's the endgame)
Are you waiting for?
I'll, I'll be waiting
When you get there
So just get there
I'll, I'll be waiting
When you get there
So just get there
Ah, what are you waiting for?
Can you get me to tomorrow?
Ah, what are you waiting for?
What's the endgame (What's the endgame)
Are you waiting for?
Ah, what are you waiting for?
What's the endgame (What's the endgame)
Are you waiting for?
I'll, I'll be waiting
When you get there
So just get there
I'll, I'll be waiting
When you get there
So just get there
Ah, what are you waiting for?
What's the endgame (What's the endgame)
Are you waiting for?
Ah, what are you waiting for?
What's the endgame (What's the endgame)
Are you waiting for?
Are you waiting for?
Ah, what are you waiting for?
What's the endgame (What's the endgame)
Are you waiting for?
Que racontent les paroles de la chanson Endgame de Natalie Imbruglia ?
Tenir jusqu'au lendemain
Il y a des chansons qui sonnent comme un cri, et d'autres qui ressemblent davantage à quelqu'un qui parle tout bas dans le noir en espérant que quelqu'un réponde. "Endgame" appartient à la deuxième catégorie. Natalie Imbruglia y incarne une femme à bout, pas effondrée mais épuisée de tenir debout, et cette nuance change tout.
Dès les premières lignes, on est dans le mouvement — courir, mendier, voler — mais un mouvement qui ne mène nulle part. Il y a toujours une autre porte, une autre barrière. L'image est celle d'un labyrinthe sans sortie, et la grande roue qu'on lui refuse comme métaphore dit exactement ça : elle ne veut pas entendre que sa vie tourne en rond, même si elle le sait pertinemment. Ce refus est une forme de survie.
Le temps qui glisse
Ce qui est frappant dans le fil de la chanson, c'est la manière dont le temps se dérègle. Les jours se confondent, l'année devient une seule longue journée, et pendant ce temps le monde extérieur s'emballe. "Time's speeding up but I'm slowing down" — le temps s'accélère mais elle, elle s'enfonce. Elle essaie bien de "trouver un autre visage à mettre", de se composer une contenance, mais on sent que le masque tient de moins en moins bien.
Et puis il y a cette image sèche, presque clinique : plus d'eau pour remplir la tasse, les yeux rivés au sol, trop effrayée de lever la tête. C'est le portrait d'une personne qui a appris à ne plus attendre trop, à se concentrer sur le prochain pas plutôt que sur l'horizon.
Une main tendue dans le vide
Ce qui sauve "Endgame" de l'écrasement, c'est son refrain. "Can you get me to tomorrow?" — peux-tu m'emmener jusqu'à demain ? La question est minuscule, et c'est exactement pour ça qu'elle touche. Pas de grandes ambitions, juste demain. Et dans la dernière partie, quelque chose bascule imperceptiblement : "I'll be waiting when you get there" (je serai là quand tu arriveras). Soudain, c'est elle qui attend l'autre, elle qui tend la main. L'endgame reste une question sans réponse, mais dans ce retournement silencieux, Imbruglia glisse quelque chose qui ressemble, malgré tout, à de l'espoir.
Il y a des chansons qui sonnent comme un cri, et d'autres qui ressemblent davantage à quelqu'un qui parle tout bas dans le noir en espérant que quelqu'un réponde. "Endgame" appartient à la deuxième catégorie. Natalie Imbruglia y incarne une femme à bout, pas effondrée mais épuisée de tenir debout, et cette nuance change tout.
Dès les premières lignes, on est dans le mouvement — courir, mendier, voler — mais un mouvement qui ne mène nulle part. Il y a toujours une autre porte, une autre barrière. L'image est celle d'un labyrinthe sans sortie, et la grande roue qu'on lui refuse comme métaphore dit exactement ça : elle ne veut pas entendre que sa vie tourne en rond, même si elle le sait pertinemment. Ce refus est une forme de survie.
Le temps qui glisse
Ce qui est frappant dans le fil de la chanson, c'est la manière dont le temps se dérègle. Les jours se confondent, l'année devient une seule longue journée, et pendant ce temps le monde extérieur s'emballe. "Time's speeding up but I'm slowing down" — le temps s'accélère mais elle, elle s'enfonce. Elle essaie bien de "trouver un autre visage à mettre", de se composer une contenance, mais on sent que le masque tient de moins en moins bien.
Et puis il y a cette image sèche, presque clinique : plus d'eau pour remplir la tasse, les yeux rivés au sol, trop effrayée de lever la tête. C'est le portrait d'une personne qui a appris à ne plus attendre trop, à se concentrer sur le prochain pas plutôt que sur l'horizon.
Une main tendue dans le vide
Ce qui sauve "Endgame" de l'écrasement, c'est son refrain. "Can you get me to tomorrow?" — peux-tu m'emmener jusqu'à demain ? La question est minuscule, et c'est exactement pour ça qu'elle touche. Pas de grandes ambitions, juste demain. Et dans la dernière partie, quelque chose bascule imperceptiblement : "I'll be waiting when you get there" (je serai là quand tu arriveras). Soudain, c'est elle qui attend l'autre, elle qui tend la main. L'endgame reste une question sans réponse, mais dans ce retournement silencieux, Imbruglia glisse quelque chose qui ressemble, malgré tout, à de l'espoir.