Paroles de la chanson The Sickness In You & I par
Can't break, we're magnetised
Too late to kill the high
So tease me, don't satisfy, don't satisfy
The sickness in you and I
(Freak, freak, freak)
Smile with sharpened teeth, outlaws in our sleep
Trespass, feel the heat, heat
Whispers of deceit, oaths we cannot keep
Torch the words we preach
Move in the dark, we move in the dark, play me
(Freak, freak, freak)
I'm craving your touch, I'm craving your touch will save me
Too late to kill the high
So tease me, don't satisfy, don't satisfy
The sickness in you and I
(Freak, freak, freak)
Smile with sharpened teeth, outlaws in our sleep
Trespass, feel the heat, heat
Whispers of deceit, oaths we cannot keep
Torch the words we preach
Move in the dark, we move in the dark, play me
(Freak, freak, freak)
I'm craving your touch, I'm craving your touch will save me
(No)
Can't break, we're magnetised
Too late to kill the high
So tease me, don't satisfy, don't satisfy
The sickness in you and I
Constellations crash, sky has sold us out
Shadows standing trial, trial
Kiss inside unrest, silence cracks my chest
Haunted by your name
Move in the dark, we move in the dark, play me
(Freak, freak, freak)
I'm craving your touch, I'm craving your touch will save me
(No)
Can't break, we're magnetised
Too late to kill the high
So tease me, don't satisfy, don't satisfy
The sickness in you and I
Constellations crash, sky has sold us out
Shadows standing trial, trial
Kiss inside unrest, silence cracks my chest
Haunted by your name
Move in the dark, we move in the dark, play me
(Freak, freak, freak)
I'm craving your touch, I'm craving your touch will save me
(No)
Can't break, we're magnetised
Too late to kill the high
So tease me, don't satisfy, don't satisfy
The sickness in you and I
(Freak, freak, freak)
Give me something pure
Ooh, move in the dark, we move in the dark, play me
(Freak, freak, freak)
I'm craving your touch, I'm craving your touch will save me, no
(Un-un-un )
(Un-un-un )
Give me something pure (Uh)
(Freak) Don't satisfy
Too late to kill the high
So tease me, don't satisfy, don't satisfy
The sickness in you and I
(Freak, freak, freak)
Give me something pure
Ooh, move in the dark, we move in the dark, play me
(Freak, freak, freak)
I'm craving your touch, I'm craving your touch will save me, no
(Un-un-un )
(Un-un-un )
Give me something pure (Uh)
(Freak) Don't satisfy
(Freak)
Que racontent les paroles de la chanson The Sickness In You & I de Muse ?
Quand le désir ressemble à une fièvre
Il y a des chansons qui décrivent l'amour comme un refuge. Celle-ci n'est pas de celles-là. Dès les premières secondes, "The Sickness In You & I" installe quelque chose d'électrique et d'inconfortable, une atmosphère où la tendresse et le danger coexistent sans jamais se séparer. On est dans le noir, littéralement — "Move in the dark" revient comme un mantra — et pourtant on ne veut pas en sortir.
Deux corps qui ne savent plus s'arrêter
L'histoire que raconte le texte est simple dans sa structure, mais troublante dans ses détails. Deux personnes se retrouvent dans une relation qui les dépasse. Pas une relation toxique au sens clinique, plutôt une relation saturée, où l'intensité a pris le dessus sur tout le reste. On sent dès le départ que le narrateur en est conscient — "Too late to kill the high", c'est l'aveu de quelqu'un qui sait que le point de non-retour est derrière lui, et qui d'une certaine façon s'en accommode. Ce qui aurait dû s'arrêter a continué, et maintenant le sevrage est impossible.
Les images se succèdent comme des flashs nocturnes : un sourire aux dents tranchantes, des serments qu'on sait déjà brisés avant de les prononcer, des constellations qui s'effondrent au-dessus de deux silhouettes. Il y a quelque chose de cinématographique dans cette écriture — on pense à deux personnages qui se retrouvent en dehors du monde, "outlaws in our sleep" ("hors-la-loi dans notre sommeil"), comme si leur histoire se déroulait dans un espace parallèle où les règles ordinaires ne s'appliquent plus.
La maladie comme paradoxe ultime
Ce qui rend la chanson vraiment étrange et fascinante, c'est sa conclusion. Après avoir tout décrit — l'obsession, la tromperie, l'incapacité à dormir, la dépendance au toucher de l'autre — le texte lâche cette phrase : "I can't stop feeling pure". Pur. Dans toute cette fièvre, dans tout ce désordre, il y a une pureté que le narrateur ne peut pas nier. C'est là que Muse touche à quelque chose d'universellement humain : l'idée que les émotions les plus intenses, même les moins saines, ont quelque chose d'authentique qu'on ne trouve nulle part ailleurs. La maladie du titre n'est peut-être pas une condamnation. C'est peut-être juste le nom qu'on donne à ce qu'on ne comprend pas.
Il y a des chansons qui décrivent l'amour comme un refuge. Celle-ci n'est pas de celles-là. Dès les premières secondes, "The Sickness In You & I" installe quelque chose d'électrique et d'inconfortable, une atmosphère où la tendresse et le danger coexistent sans jamais se séparer. On est dans le noir, littéralement — "Move in the dark" revient comme un mantra — et pourtant on ne veut pas en sortir.
Deux corps qui ne savent plus s'arrêter
L'histoire que raconte le texte est simple dans sa structure, mais troublante dans ses détails. Deux personnes se retrouvent dans une relation qui les dépasse. Pas une relation toxique au sens clinique, plutôt une relation saturée, où l'intensité a pris le dessus sur tout le reste. On sent dès le départ que le narrateur en est conscient — "Too late to kill the high", c'est l'aveu de quelqu'un qui sait que le point de non-retour est derrière lui, et qui d'une certaine façon s'en accommode. Ce qui aurait dû s'arrêter a continué, et maintenant le sevrage est impossible.
Les images se succèdent comme des flashs nocturnes : un sourire aux dents tranchantes, des serments qu'on sait déjà brisés avant de les prononcer, des constellations qui s'effondrent au-dessus de deux silhouettes. Il y a quelque chose de cinématographique dans cette écriture — on pense à deux personnages qui se retrouvent en dehors du monde, "outlaws in our sleep" ("hors-la-loi dans notre sommeil"), comme si leur histoire se déroulait dans un espace parallèle où les règles ordinaires ne s'appliquent plus.
La maladie comme paradoxe ultime
Ce qui rend la chanson vraiment étrange et fascinante, c'est sa conclusion. Après avoir tout décrit — l'obsession, la tromperie, l'incapacité à dormir, la dépendance au toucher de l'autre — le texte lâche cette phrase : "I can't stop feeling pure". Pur. Dans toute cette fièvre, dans tout ce désordre, il y a une pureté que le narrateur ne peut pas nier. C'est là que Muse touche à quelque chose d'universellement humain : l'idée que les émotions les plus intenses, même les moins saines, ont quelque chose d'authentique qu'on ne trouve nulle part ailleurs. La maladie du titre n'est peut-être pas une condamnation. C'est peut-être juste le nom qu'on donne à ce qu'on ne comprend pas.