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Paroles de la chanson Run Rabbit par

You best be bashed around the bush once or twice
Before you get to taste the finer life
My mother taught me, "Gotta just survive"
Put on a smile, just find a vice

Don't hate the girl
Just hate the crime

Oh! Forgive me, Lord
Oh! I'm a good girl
I'd never hurt a fly
But I've got walls to climb
Oh! Forgive me, Lord
Oh! A minor chord
You put me in this house
I had to claw right out

Run, rabbit, run, rabid
(Run, run, run, run, run, run, run)
Gift granted, you've gone rancid
(Rancid, rancid, rancid)
Run, rabbit, run, rabid
(Run, run, run, run, run, run, run)
Walls padded, drinking acid

I never knew another way of life
My baby brain collected all the strife
My father told me, "Gotta just survive"
You drink the poison, gotta pay the price

Oh! Forgive me, Lord
Oh! I'm a good girl
I'd never hurt a fly
But I've got walls to climb
Oh! Forgive me, Lord
Oh! A minor chord
You put me in this house
I had to claw right out

Run, rabbit, run, rabid
(Run, run, run, run, run, run, run)
Gift granted, you've gone rancid
(Rancid, rancid, rancid)
Run, rabbit, run rabid
(Run, run, run, run, run, run, run)
Walls padded, drinking acid

What does not kill you
Never repairs
What does not kill you
Gives you never-ending nightmares...

Oh! Forgive me, Lord
Oh! I'm a good girl
I'd never hurt a fly
But I've got walls to climb
Oh! Forgive me, Lord
Oh! A minor chord
You put me in this house
I had to claw right out

Run, rabbit, run, rabid
(Run, run, run, run, run, run, run)
Gift granted, you've gone rancid
(Rancid, rancid, rancid)
Run, rabbit, run rabid
(Run, run, run, run, run, run, run)
Walls padded, drinking acid

Que racontent les paroles de la chanson Run Rabbit de Mollie Elizabeth ?

Quand on apprend à courir avant de savoir marcher

Il y a des chansons qui sonnent comme une thérapie qui déraille — pas dans le mauvais sens du terme, plutôt comme un aveu arraché à vive voix, sans filtre et sans filet. "Run Rabbit" de Mollie Elizabeth est de celles-là. Dès les premières secondes, on sent qu'on entre dans quelque chose d'intime et d'abrasif à la fois, une histoire où l'enfance n'a jamais vraiment ressemblé à ce qu'elle aurait dû être.

La narratrice grandit dans une maison où la sagesse parentale se résume à tenir debout coûte que coûte. Le père dit de survivre. La mère dit de survivre. Et entre les deux, une petite fille dont le cerveau en formation — "my baby brain" — absorbe tout : les tensions, les non-dits, le poison qu'on avale parce qu'il le faut. Elle n'a jamais connu autre chose. C'est peut-être ça, le plus glaçant.

L'animal traqué qui montre les dents

Puis arrive le refrain, et avec lui cette image du lapin qui court — "run, rabbit, run" — qui vire peu à peu au cauchemar. Le lapin devient "rabid", enragé, gâté jusqu'à l'os comme un cadeau empoisonné resté trop longtemps à l'air libre. Les murs capitonnés, l'acide qu'on boit, les griffes qu'il faut sortir pour s'échapper d'une maison qui n'en était pas vraiment une : tout ça se superpose en couches, et l'image finale est celle d'une femme qui a survécu, oui, mais à quel prix.

Parce que c'est là que Mollie Elizabeth assène son coup de grâce. Elle prend cette maxime qu'on ressort à tout le monde — ce qui ne te tue pas te rend plus fort — et la retourne comme un gant : ce qui ne te tue pas te laisse avec des cauchemars qui n'en finissent pas. Pas de rédemption propre, pas de leçon bien emballée. Juste la vérité nue d'une fille qui prie pour être pardonnée d'une faute qu'elle n'a jamais commise, et qui a dû s'inventer une sortie là où personne ne lui en avait laissé une.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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