Paroles de la chanson San Francisco par
C'est une maison bleue
Adossée à la colline
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clé
On se retrouve ensemble
Après des années de route
Et l'on vient s'asseoir autour du repas
Tout le monde est là, à cinq heures du soir
Quand San Francisco s'embrume
Quand San Francisco s'allume
San Francisco, où êtes vous
Lizzard et Luc, Psylvia, attendez-moi
Nageant dans le brouillard
Enlacés, roulant dans l'herbe
On écoutera Tom à la guitare
Adossée à la colline
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clé
On se retrouve ensemble
Après des années de route
Et l'on vient s'asseoir autour du repas
Tout le monde est là, à cinq heures du soir
Quand San Francisco s'embrume
Quand San Francisco s'allume
San Francisco, où êtes vous
Lizzard et Luc, Psylvia, attendez-moi
Nageant dans le brouillard
Enlacés, roulant dans l'herbe
On écoutera Tom à la guitare
Phil à la kéna, jusqu'à la nuit noire
Un autre arrivera pour nous dire des nouvelles
D'un qui reviendra dans un an ou deux
Puisqu'il est heureux, on s'endormira
Quand San Francisco se lève
Quand San Francisco se lève
San Francisco ! où êtes vous
Lizzard et Luc, Psylvia, attendez-moi
C'est une maison bleue
Accrochée à ma mémoire
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clef
Peuplée de cheveux longs
De grands lits et de musique
Peuplée de lumière, et peuplée de fous
Elle sera dernière à rester debout
Si San Francisco s'effondre
Un autre arrivera pour nous dire des nouvelles
D'un qui reviendra dans un an ou deux
Puisqu'il est heureux, on s'endormira
Quand San Francisco se lève
Quand San Francisco se lève
San Francisco ! où êtes vous
Lizzard et Luc, Psylvia, attendez-moi
C'est une maison bleue
Accrochée à ma mémoire
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clef
Peuplée de cheveux longs
De grands lits et de musique
Peuplée de lumière, et peuplée de fous
Elle sera dernière à rester debout
Si San Francisco s'effondre
Si San Francisco s'effondre
San Francisco ! Où êtes vous
Lizzard et Luc, Psylvia, attendez-moi
San Francisco ! Où êtes vous
Lizzard et Luc, Psylvia, attendez-moi
Que racontent les paroles de la chanson San Francisco de Maxime Le Forestier ?
Quand San Francisco s'allume
Il y a des chansons qui ressemblent à des photographies. Pas des images figées, non — plutôt des polaroïds un peu flous, pris dans la lumière dorée d'un après-midi qui finit, avec cette qualité particulière qu'ont les souvenirs heureux d'être à la fois intacts et déjà lointains. "San Francisco" de Maxime Le Forestier est de celles-là.
La porte ouverte, cinq heures du soir
Tout commence par une maison. Bleue, accrochée à une colline brumeuse de Californie, et surtout — détail qui dit tout — sans clé. "Ceux qui vivent là ont jeté la clé." On arrive à pied, on entre, on s'assoit. Il y a Tom à la guitare, Phil à la kéna, des cheveux longs partout, de grands lits, de la lumière. Un inconnu passe la porte pour donner des nouvelles d'un ami parti loin, et comme il est heureux là-bas, ça suffit, on peut dormir tranquille. Le Forestier décrit une façon d'habiter le monde qui n'existe peut-être qu'à vingt ans, dans un lieu précis, à un moment précis — et qui, pour cette raison même, devient inoubliable.
La nostalgie à l'état pur
La magie du texte se joue dans un tout petit écart, presque imperceptible au premier écoute. Au dernier couplet, la maison n'est plus "adossée à la colline" — elle est "accrochée à ma mémoire". Un mot. Et soudain on comprend que tout ce qu'on vient de vivre avec lui appartient au passé. Le brouillard de San Francisco, les corps enlacés roulant dans l'herbe, les repas à cinq heures du soir — c'est fini, ou plutôt, c'est devenu autre chose : une image intérieure que rien ne pourra effacer.
Lizzard, Luc, Psylvia — ces prénoms lancés comme un appel dans le refrain ont quelque chose de poignant parce qu'ils sont vrais. Ce ne sont pas des personnages inventés pour faire joli, ce sont des gens réels que le chanteur interpelle à travers le temps, leur demandant d'attendre encore un peu. "San Francisco, où êtes-vous" — la question résonne longtemps après la dernière note, bien au-delà de la Californie.
Il y a des chansons qui ressemblent à des photographies. Pas des images figées, non — plutôt des polaroïds un peu flous, pris dans la lumière dorée d'un après-midi qui finit, avec cette qualité particulière qu'ont les souvenirs heureux d'être à la fois intacts et déjà lointains. "San Francisco" de Maxime Le Forestier est de celles-là.
La porte ouverte, cinq heures du soir
Tout commence par une maison. Bleue, accrochée à une colline brumeuse de Californie, et surtout — détail qui dit tout — sans clé. "Ceux qui vivent là ont jeté la clé." On arrive à pied, on entre, on s'assoit. Il y a Tom à la guitare, Phil à la kéna, des cheveux longs partout, de grands lits, de la lumière. Un inconnu passe la porte pour donner des nouvelles d'un ami parti loin, et comme il est heureux là-bas, ça suffit, on peut dormir tranquille. Le Forestier décrit une façon d'habiter le monde qui n'existe peut-être qu'à vingt ans, dans un lieu précis, à un moment précis — et qui, pour cette raison même, devient inoubliable.
La nostalgie à l'état pur
La magie du texte se joue dans un tout petit écart, presque imperceptible au premier écoute. Au dernier couplet, la maison n'est plus "adossée à la colline" — elle est "accrochée à ma mémoire". Un mot. Et soudain on comprend que tout ce qu'on vient de vivre avec lui appartient au passé. Le brouillard de San Francisco, les corps enlacés roulant dans l'herbe, les repas à cinq heures du soir — c'est fini, ou plutôt, c'est devenu autre chose : une image intérieure que rien ne pourra effacer.
Lizzard, Luc, Psylvia — ces prénoms lancés comme un appel dans le refrain ont quelque chose de poignant parce qu'ils sont vrais. Ce ne sont pas des personnages inventés pour faire joli, ce sont des gens réels que le chanteur interpelle à travers le temps, leur demandant d'attendre encore un peu. "San Francisco, où êtes-vous" — la question résonne longtemps après la dernière note, bien au-delà de la Californie.